Bulletin de réinformation proposé par Carl Hubert et Charles Sornac avec la contribution de Fabrice Pelo.
Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00.
GRANDS TITRES
► La fronde monte contre le pacte de l’ONU sur les migrations
Les 10 et 11 décembre prochain, les États membres des Nations unies seront invités à signer à Marrakech un « Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières ». Cette convention internationale a été élaborée sous l’égide de l’ONU, en parallèle d’un autre pacte en cours d’élaboration, qui portera quant à lui sur les réfugiés. Selon l’ONU, le pacte vise, à « faire face aux défis qui sont associés aux migrations d’aujourd’hui, et [à] renforcer la contribution des migrants et des migrations dans le développement durable ».
Que signifie concrètement ce charabia ?
Hormis le droit d’asile, régi par la convention de Genève sur les réfugiés, les migrations internationales ne sont aujourd’hui en tant que telles pas réglementées par les conventions internationales. Elles relèvent donc du pouvoir souverain des États. L’objectif de l’ONU est de commencer à encadrer l’action des États en vue d’organiser une gestion coordonnée des mouvements de personnes au niveau mondial.
Le pacte comporte 23 objectifs, formulés en termes assez généraux et qui peuvent paraître équilibrés…
D’un côté, par exemple, le pacte affirme que les immigrants contribuent à la prospérité mondiale et devraient être davantage protégés dans les pays d’immigration. D’un autre côté, « en même temps », le pacte indique que la lutte contre les filières de passeurs devrait être accentuée et que les États devraient mieux collaborer pour organiser le retour dans leur pays des émigrés.
Pour rassurer les peuples, les partisans du pacte font valoir qu’il ne sera pas juridiquement contraignant…
Sauf qu’en signant le pacte, les États s’engageront politiquement auprès des autres signataires à agir de manière conforme aux objectifs du texte, sous le contrôle de l’ONU et de la Cour internationale de justice de La Haye, voire des juges nationaux. On ne peut exclure qu’un juge écarte un jour une législation restrictive contre l’immigration au motif qu’elle est contraire au pacte mondial sur les migrations.
Pour sauvegarder leur souveraineté, plusieurs États ont déclaré qu’ils ne signeraient pas le texte.
C’est notamment le cas des Etats-Unis, mais aussi de la Pologne, de la Hongrie, de l’Autriche ou encore de la Bulgarie. Le vice-chancelier autrichien, Heinz-Christian Strache, a expliqué qu’il ne devait pas y avoir de droit de l’Homme à la migration. Une position prudente à l’heure ou certains parlent de « réfugiés climatiques » que les États développés auraient l’obligation morale d’accueillir.
► L’Etat et la multinationale Facebook s’entendent pour accroître la censure d’Internet
A l’occasion du Forum sur la gouvernance de l’Internet, lundi 12 novembre, Emmanuel Macron a annoncé la création d’un groupe de travail avec Facebook, afin de lutter contre les discours haineux sur les réseaux sociaux.
En dévoilant ce projet, le président de la République n’a pas fait mystère sur les motivations politiques de cette décision.
« Aujourd’hui, Internet est beaucoup mieux utilisé par les extrêmes, les régimes totalitaires ou la propagande terroriste que par nos démocraties. C’est une réalité contre laquelle nous devons lutter » a expliqué le président.
Emmanuel Macron s’est appuyé sur le récent rapport de Laeticia Avia, ce député LREM, d’origine togolaise, s’était fait connaître pour avoir mordu un chauffeur de taxi. Le souhait d’une normalisation idéologique des réseaux sociaux s’inscrit dans la volonté de réprimer la montée des populismes européens.
Quels moyens seront mis en place par l’Etat français et Facebook pour ce projet ?
Ce groupe de travail sera mis à l’essai pour six mois, au début de l’année 2019. On y trouvera pour moitié des salariés de Facebook et pour moitié des fonctionnaires français. Ces derniers seront notamment issus de l’autorité chargée de réguler les communications électroniques ou encore de notre cher CSA qui réclame depuis longtemps d’avoir autorité sur les contenus en ligne.
Durant cette expérience, les représentants de l’Etat français seront formés aux outils et aux méthodes des salariés de Facebook chargés de traquer les mauvaises idées.
Devant ce projet, on ne peut être qu’inquiet pour la liberté d’expression.
Les contenus « haineux » sont connus par les juristes pour être difficiles à caractériser légalement. Ce flou laisserait une marge de manœuvre totalement subjective aux régulateurs de contenus.
Si Facebook a déjà été pris à censurer des utilisateurs conservateurs, l’Élysée n’est pas en reste, puisque l’exécutif souhaite désormais définir lui-même les limites de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux.
► L’ancien patron du renseignement intérieur allemand écarté pour avoir dénoncé une manipulation
En septembre dernier, Hans-Georg Maaßen a commis l’impensable. Celui qui était alors président du service fédéral de la protection de la Constitution – l’équivalent allemand de la DGSI – a dit la vérité ! Et même dénoncé la désinformation des médias. A la suite du meurtre fin août d’un Allemand par des demandeurs d’asile à Chemnitz, des manifestations populaires spontanées protestaient contre la politique migratoire d’Angela Merkel. Pour tenter d’étouffer cette contestation, les médias ont relayé une obscure vidéo censée illustrer une chasse à l’immigré par ces manifestants.
Maaßen a déclaré au journal Bild qu’il n’en était rien !
Comme il l’a confirmé depuis, la vidéo, qui avait été mise en ligne par un groupuscule antifasciste local, ne représentait en rien une chasse à l’immigré, événement qui n’avait pas eu lieu à Chemniz selon ses informations. Il n’en a pas fallu davantage pour qu’il soit évincé de son poste, pour avoir dénoncé cette désinformation.
Les sociaux-démocrates avaient en effet demandé sa tête et même la chancelière lui a donné tort, considérant sans doute que la tentative de manipulation médiatique lui profitait.
Alors qu’il avait dans un premier temps été question de déplacer ce haut-fonctionnaire de 56 ans sur un poste de secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, ce ministre l’a finalement mis en préretraite d’office – un régime qui correspond en France à la seconde section des officiers généraux. Le système politico-médiatique redoute désormais que l’ancien patron du renseignement intérieur allemand n’entre en politique, dans le parti dont il est membre, à savoir la CDU, voire chez les populistes de l’AFD, qui ont déjà fait savoir qu’ils l’accueilleraient bien volontiers !
BRÈVES DE FRANCE
► La phrase du jour est de Charles de Meyer
« La censure érigée en principe organisateur du débat d’idées marque toujours le crépuscule d’un pouvoir ».
En vue du quatrième Forum de la Dissidence, le samedi 17 novembre, Charles de Meyer revient sur son combat contre la censure. Ce militant chevronné observe l’état critique où se trouve le système qui hésite entre tendre la main aux dissidents pour sauver les apparences de démocratie ou bien accentuer la répression quitte à perdre sa légitimité ?
Le président de SOS Chrétiens d’Orient voit dans l’intensification de la censure, un « aveu de panique » et la fin du pouvoir en place. Il ne tient qu’aux dissidents persévérants de profiter de l’occasion. Il leur demande du courage, mais surtout une rectitude doctrinale qui ne peut souffrir d’imprécision.
Le forum de la dissidence aura lieu ce samedi à partir de 14 heurs au New Cap Event Center, 3 quai de Grenelle à Paris XVe.
Plus d’information sur le site polemia.com.
► Les banlieues de l’immigration en proie au racket mafieux
Corbeil-Essonnes fait partie de ces villes de banlieues où sévissent des bandes. L’ouverture d’une supérette début novembre dans un coin sensible de la ville avait fait le bonheur des habitants du quartier. Pourtant, plusieurs commerçants font régulièrement état des pressions et menaces subies de la part des « caïds » du quartier. Ainsi, le gérant de cette nouvelle supérette témoigne avoir reçu une visite consistant à lui demander 30.000 euros en échange de son installation. Refusant de s’exécuter, le commerçant a ensuite subi des vols à l’étalage de la part d’une bande de racailles rapidement mobilisée. Comme le résume un autre commerçant du coin, qui n’est même pas le plus dangereux de la ville, à Corbeil les commerçants reçoivent « la visite des caïds avant celle des élus ».
► Le supposé projet d’attentat de « l’ultra-droite » toujours aussi flou
Le 6 novembre, un groupe qualifié d’« ultra-droite » a été interpellé pour avoir préparé une « opération coup de poing » contre Emmanuel Macron.
Derrière cette bande, on trouve un retraité sexagénaire de l’Isère, connu pour crier sa colère contre le pouvoir en place, sur un groupe Facebook dit « patriote ». Il avait, depuis quelques mois, quitté celui-ci, agacé par l’absence de mobilisation chez ses contacts. Dans un dernier message, ce monsieur expliquait chercher « des vrais patriotes », prêts à se « donner pour ce pays ».
Devant cette organisation publique et sans discrétion, la DGSI affirme qu’une action était imminente et qu’elle aurait pu toucher au bout, à l’occasion de l’itinérance mémorielle d’Emmanuel Macron, d’où cette arrestation. Il restera à convaincre les juges de la réalité de cette intention supposée homicide.
► La tombe du maréchal Pétain vandalisée pour le 11 novembre
Alors que la polémique sur la reconnaissance des actions du maréchal Pétain durant la Grande Guerre faisait rage, on apprend que sa tombe a été vandalisée dans la nuit du 10 au 11 novembre. Située à l’Île-d’Yeu où Philippe Pétain a trouvé la mort le 23 juillet 1951, la sépulture du maréchal fait régulièrement l’objet de dégradations. Cette fois, c’est la croix qui a été brisée et l’inscription « pour mon père » recouvrait la stèle. Un méfait qui a pu être inspiré par la campagne de haine relayée par les médias de propagande contre le vainqueur de Verdun.
NOUVELLES DU MONDE
► Le président Macron veut faire entrer plus d’Algériens en France
Selon un site d’information algérien, Emmanuel Macron a annoncé, à l’occasion d’une visite d’usine à Charleville-Mézières, que la France allait faciliter la délivrance de visas pour les ressortissants algériens. Cette facilitation doit concerner notamment les journalistes, les hommes d’affaires et les écrivains, selon les déclarations du président.
► En Autriche, le modèle d’union des droites fait ses preuves
Depuis décembre dernier, l’Autriche est gouvernée par une coalition entre le parti populaire (conservateur) et le parti de la liberté (populiste). Malgré l’ire des médias de l’oligarchie, ce gouvernement mène tranquillement la politique convenue. On notera par exemple que l’Autriche a expulsé 40 imams radicaux, augmente les expulsions de clandestins, a interdit aux demandeurs d’asile d’occuper des postes d’apprentis et ne signera pas le pacte de l’ONU sur les migrations. Sur le plan économique, la politique menée est d’inspiration libérale : autorisation de travailler 12 heures par jour dans les situations d’urgence, cure d’amaigrissement de l’administration, déficit public nul ! Le gouvernement bénéficie ainsi d’un taux d’approbation supérieur à 50% dans l’opinion autrichienne.
► Le Royaume-Uni aurait refusé d’accorder l’asile à Asia Bibi pour des raisons d’ordre public
Selon une association chrétienne pakistanaise britannique, les autorités du Royaume-Uni ne se sont pas déclarées prêtes à lui octroyer le droit d’asile. Rappelons que cette jeune femme chrétienne croupissait encore récemment dans une geôle pakistanaise en attente d’une mise à mort pour blasphème avant d’être acquittée après plusieurs années. Dans cette affaire, Asia Bibi était accusée d’avoir rendu impur un récipient d’eau dans lequel souhaitaient boire des femmes musulmanes. Le Royaume-Uni, qui possède une communauté pakistanaise minoritaire mais manifestement influente et menaçante, craint un risque de trouble à l’ordre public.
►La bonne nouvelle du jour
Le peuplement de l’Amérique remonte dans le temps grâce à des recherches ADN
De nouvelles découvertes génétiques redéfinissent l’histoire des Amériques.
Par l’archéologie, on sait, via des traces indirectes, que l’homme était présent en Amérique du Nord, il y a plus de 20.000 ans. Mais sans savoir précisément qui les a laissées.
Des scientifiques ont étudié l’ADN de diverses momies, notamment celle d’un enfant, qu’ils ont appelé Anzick, ayant vécu il y a 12.600 ans dans le Nevada. Cette étude a révélé que le peuple de cet enfant était originaire de Sibérie et est à l’origine du peuplement de l’Amérique du Nord puis du Sud.
Cependant, les scientifiques estiment que ce peuple asiatique n’était probablement pas le premier : il aurait notamment « grand-remplacé » un autre peuple à l’origine mystérieuse qui occupait déjà l’Amérique du Sud. Nous attendons les prochaines découvertes !