Bulletin de réinformation présenté par Carl Hubert et Charles Sornac avec la contribution de Fabrice Pelo
Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h
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GRANDS TITRES
Mort d’un immortel
En avril 2015, certaines œuvres de Jean d’Ormesson faisaient l’objet d’une édition dans La Pléiade, la plus prestigieuse des collections littéraires. L’écrivain s’est éteint hier à la suite d’une crise cardiaque. Il avait 92 ans.
Auteur prolifique, il était une véritable figure littéraire française
Son roman le plus connu demeure La Gloire de l’empire. Il narre les pérégrinations d’un empereur imaginaire. Paru en 1971, il reçoit dès sa sortie le grand prix de l’Académie française. Jean d’Ormesson fut lui-même reçu à l’Académie française en 1974. Il concluait ainsi son discours de réception : « il y a quelque chose de plus fort que la mort : c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants et la transmission, à ceux qui ne sont pas encore, du nom, de la gloire, de la puissance et de l’allégresse de ceux qui ne sont plus ».
Jean d’Ormesson était également un homme féru de politique
Issu d’une famille d’ambassadeurs et de conseillers d’État, il occupa la tête du Figaro de 1974 à 1977. De sensibilité gaulliste, il fut néanmoins proche de François Mitterrand.
Dans le film Les Saveurs du palais, il joua même le rôle de l’ancien président socialiste.
Habitué de Radio Courtoisie, il apporta son soutien à Nicolas Sarkozy en 2012, et fut très critique du quinquennat de François Hollande. Son goût littéraire surpassait les clivages politiques, et Jean d’Ormesson confiait sans ambages son admiration pour la plume de Robert Brasillach.
On a cependant critiqué sa tiédeur politique et une plume inspirée mais ampoulée.
Quoi qu’il en soit, un hommage unanime lui a été rendu hier par la classe politique. Le président de la République a salué en lui le « meilleur de l’esprit français ». Marine Le Pen et François Fillon ont rappelé que Jean d’Ormesson fut aussi un défenseur des chrétiens d’Orient.
Le Conseil d’État valide des marchés publics inspirés de la « clause Molière »
Cette mesure consiste à inscrire dans les contrats d’appels d’offre de marchés publics une clause imposant la compréhension du français par les travailleurs afin qu’ils soient au fait des normes de sécurité. Ce faisant, la « clause Molière » veut dissuader le recours massif et dangereux à de la main d’œuvre étrangère peu qualifiée sur les chantiers publics. Son but affiché est aussi de soutenir l’emploi local. Portée par des responsables politiques de droite, elle a d’abord été formulée par l’adjoint au maire d’Angoulême, Vincent You.
Le Conseil d’État a rendu une décision relativement favorable ce lundi.
Le gouvernement étant opposé à ces mesures, jugées par une partie de la gauche discriminatoires et xénophobes, plusieurs recours ont été déposés contre différentes clauses. Lundi, c’est un recours contre une clause obligeant l’entreprise à payer un interprète dans le cadre d’un marché public de la région Pays de la Loire qui a été rejeté. L’interprète a pour mission d’énoncer les droits des travailleurs et de traduire les règles de sécurité. Le Conseil d’Etat estime que la clause ne porte pas atteinte à la libre concurrence, pour autant que le coût occasionné ne soit pas excessif.
Sur ce sujet très politique, la juridiction suprême tient néanmoins à préciser qu’elle n’entérine pas une vraie « clause Molière », défendue notamment par Laurent Wauquiez.
Le Conseil d’État dit bien distinguer la « clause d’interprétariat » de la « clause Molière ». Selon l’analyse, la seconde consiste à faire de la maîtrise du français un critère d’embauche, pour raison de sécurité, tandis que la première impose seulement la présence d’un interprète, distinct donc de la personne du travailleur. Vincent You estime cependant que la décision du Conseil d’État correspond à ce qu’il cherchait à établir au départ.
Le gouvernement veut créer une taxe sur les étudiants
La nouvelle est passée inaperçue, dans le silence complice des médias de l’oligarchie et de l’UNEF. Le projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants, déposé au Parlement il y a deux semaines, prévoit la création d’une nouvelle taxe !
Il s’agit de faire contribuer les étudiants à des dépenses dont il sont censés bénéficier.
Dès la rentrée 2018, les étudiants devront s’acquitter d’une « contribution » d’un montant de 60 € en premier cycle, 120 € en deuxième cycle et 150 € en troisième cycle. Alors que jusqu’à présent les étudiants ne payaient que 21 € au titre de la médecine préventive et du Fonds de Solidarité et de Développement des Initiatives Etudiantes.
Soit une augmentation de plus de 600%, comme s’en indigne l’UNI, la droite étudiante.
D’autant plus que, dans la vaste concertation qui a précédé ce projet de loi, il n’a jamais été officiellement question de cette taxe. Il semble cependant que l’UNEF ait été secrètement consultée. Comme quoi, ce gouvernement n’est décidément pas de droite, puisqu’il ne traite qu’avec les organisations de gauche.
Les étudiants doivent cependant bénéficier de contreparties ?
La cotisation annuelle à la sécurité sociale étudiante, d’un montant de 217 €, sera par ailleurs supprimée : les étudiants seront gratuitement rattachés à la sécurité sociale de droit commun. En revanche, les dépenses que financera la nouvelle contribution sont bien floues. Le ministère de l’enseignement supérieur indique que la contribution servira à « favoriser l’accompagnement social, sanitaire, culturel et sportif des élèves et étudiants et à conforter les actions de préventions et d’éducation à la santé ».
L’UNI dénonce la création d’une nouvelle usine à gaz administrative pour collecter cette taxe dont les fonds transiteront par les CROUS.
Pire encore, une partie des fonds seront cogérés par les associations étudiantes représentés au conseil d’administration des établissements, notamment l’UNEF. Une nouvelle pompe à fric en vue pour les associations de la mouvance gauchiste et pour le Planning familial. Le gouvernement semble donc essayer d’acheter la paix sociale.
BRÈVES DE FRANCE
Nous apprenons la mort cette nuit de Johnny Hallyday
Le chanteur populaire français avait 74 ans.
La phrase du jour est de Gilles Simeoni
« Si une constitution ne reconnaît pas un peuple, c’est à la constitution de changer, pas au peuple de disparaître ». C’est ce qu’a déclaré Gilles Simeoni à Europe 1 ce lundi. Le président sortant du conseil exécutif de Corse est le chef de file de la liste nationaliste corse Pe a Corsica, qui devrait rafler la majorité absolue des sièges du nouveau conseil territorial dimanche prochain. Il espère bien obtenir la reconnaissance officielle du peuple corse. Un peuple dont il a une conception relativement ouverte puisque sa mère, d’origine juive alsacienne et polonaise, n’est pas une Corse de souche.
Des armes de guerre découvertes à Garenne-Colombes
Dans la nuit de samedi à dimanche, une cache d’armes de guerre a été découverte dans un garage situé à la Garenne-Colombes, dans les Hauts-de-Seine. C’est le propriétaire des lieux, lassé de ne pas être payé par ses locataires, qui s’est rendu sur place et est tombé sur les armes. Il s’agit d’un véritable arsenal constitué notamment d’un fusil Kalachnikov, un fusil AR15 et un pistolet-mitrailleur de type Mac 11, auxquels il faut ajouter des munitions, quatre gilets pare-balles et divers papiers d’identité. La police judiciaire devra déterminer si ces armes sont liées au banditisme ou à d’éventuels projets terroristes – ou aux deux à la fois.
Le livre du jour est empreint de culture générale
La célèbre collection « pour les nuls », à la couverture jaune et noire, publie cette semaine un nouvel ouvrage de culture générale, à l’attention des étudiants préparant des concours de l’administration, des écoles de commerce ou encore des instituts d’études politiques. Souvent décriée car jugée discriminante, la culture générale n’en demeure pas moins une discipline essentielle de formation de l’esprit, mêlant connaissances philosophiques et artistiques, et goût de la réflexion.
La préface de cet ouvrage rappelle ainsi le propos du général De Gaulle : « la véritable école du commandement est la culture générale ». Ces Fiches de révision de culture générale pour les nuls, rédigées par Jean-Baptiste Juillard, traitent ainsi plusieurs thèmes – l’amour, la démocratie, la religion – dont la connaissance minimale constitue une exigence tant civique qu’intellectuelle et morale.
NOUVELLES DU MONDE
L’AFD renouvelle sa direction
Deux mois après son succès électoral, le parti de droite Alternative für Deutschland a renouvelé son bureau fédéral. L’occasion de consolider la ligne politique nationale-conservatrice qui a fait son succès. Jörg Meuthen a été renouvelé dans sa fonction de porte-parole – c’est-à-dire en réalité de chef du parti. Alexander Gauland a été promu à la même fonction. Alice Weidel, qui avait emmené la campagne législatives à ses côtés, fait son entrée dans le bureau. Il a enfin été pris acte du départ de Frauke Petry. Dotée d’une direction stabilisée, l’AFD veut désormais travailler à la relève de demain.
Les États-Unis se dégagent des négociations du pacte international sur les migrations
« Nos décisions sur la politique migratoire doivent toujours être prises par les Américains et les Américains seuls ». C’est ce qu’a martelé Nikki Haley, l’ambassadrice américaine à l’ONU, suite à l’annonce du retrait des États-Unis du Pacte mondial sur les réfugiés et « migrants ».
Ce texte en cours de rédaction a été annoncé en septembre 2016, par les membres de l’Assemblée générale de l’ONU. Son objectif est d’améliorer la gestion internationale des migrants et des réfugiés. C’est-à-dire favoriser et accélérer l’invasion migratoire de l’Europe, sous l’égide mondialiste de l’ONU.
Par cet acte de liberté, Donald Trump rappelle que les obligations internationales ne sont pas une fatalité. Pour y échapper, il suffit de volonté politique.
Le chiffre du jour c’est 1,8%
Selon l’Organisation internationale pour les migrations, depuis le début de l’année, environ 164 000 immigrants clandestins ont investi l’Europe par la voie maritime. Les trois quarts sont arrivés en Italie. En revanche 3033 clandestins auraient péri en mer. Cela porte le taux de décès à 1,8%. Ce pourcentage relativement faible explique que le risque de décès ne dissuade pas les candidats à l’entrée illégale en Europe.
Google veut normaliser idéologiquement sa plateforme Youtube
Google veut embaucher 10 000 personnes. Cette armée numérique serait employée à renforcer la censure de la plateforme Youtube, qui sert à diffuser des vidéos. Il s’agirait de supprimer les « contenus extrémistes ». On devine que les vidéos islamistes ne seront pas les seules concernées et que la dissidence anti-mondialiste sera évidemment visée. Les organisations et les personnes censurées auront toujours la possibilité de se tourner vers la plateforme russe Rutube.
Des médias américains en Russie devront rendre des comptes
C’est la réaction de la Russie aux ennuis de RT aux Etats-Unis. Neuf médias américains présents en Russie, comme « Voice of America », devront s’enregistrer auprès des autorités russes comme « agents étrangers ». C’est l’application d’une loi récente qui vise à mieux contrôler les politiques d’influence voire d’ingérence de puissances étrangères. Les médias en question devront être transparents sur leur financement et leurs activités.
LA BONNE NOUVELLE DU JOUR EST FESTIVE !
En ce 6 décembre, nous fêtons la Saint-Nicolas.
Né en 250 en Asie Mineure, dès sa naissance, Nicolas fut l’auteur de nombreux miracles et mena une vie emprunte de sainteté, jusqu’à être élu archevêque de Myre.
Plus tard, au XIème siècle, un croisé lorrain rapporta une relique du corps du saint. Saint-Nicolas devint rapidement le saint patron de la Lorraine et son culte se répandit en Europe et particulièrement en Allemagne.
On le connaît surtout comme héros d’une vieille légende champenoise. Alors qu’il passait dans une auberge, Saint-Nicolas se vit servir de la chair d’enfants. Mais il sut par prescience ce qu’il avait dans son assiette et il se dirigea alors vers le tonneau où gisaient, salés, les corps des enfants. Il suffit à Saint-Nicolas de faire le signe de croix pour ressusciter les trois enfants.
Aujourd’hui transformé en Père Noël par une célèbre marque de soda, Saint-Nicolas reste le patron des écoliers et des petits garçons.
Merci de nous avoir écoutés. Nous vous donnons rendez-vous demain à 7h15 pour un nouveau bulletin de réinformation sur Radio Courtoisie. Que le Soleil brille dans vos cœurs !