Bulletin de réinformation présenté par Henri Dubost et Catherine Noailles
Il sera rediffusé à l’antenne à 11h45 et 21h00
Version texte
(Extraits)
Ephéméride
Le 22 septembre 1984, le président François Mitterrand et le chancelier Helmut Kohl sont allés se recueillir de conserve devant un catafalque placé à l’entrée de l’ossuaire de Douaumont, lors d’une cérémonie à la mémoire des morts de la Première Guerre mondiale. Sans que le protocole ne l’ait prévu, François Mitterrand saisit de sa main gauche la main droite du chancelier (un instant surpris), qui se tient à côté de lui pour écouter La Marseillaise, juste après l’hymne allemand. Chagriné par la différence de prestance entre le chancelier et lui même, Mitterrand a demandé à Frédéric de La Mure, l’auteur du célébrissime cliché de face pris lors de cette cérémonie, de retoucher la photo. Refus respectueux du photographe. Le même jour, François Mitterrand faisait déposer une gerbe de roses rouges sur la tombe du Maréchal Pétain, à l’Île d’Yeu, au grand dam des associations juives. Il récidivera le 15 juin 86 pour le 70e anniversaire de la bataille de Verdun, puis chaque 11 novembre entre 87 et 92.
Grands sujets
L’affaire des Rohingyas : un « iceberg de désinformation »
Dans un article publié en ligne le 16 septembre dernier, le site de réinformation Minurne s’interroge sur l’occultation par les médias de l’oligarchie d’un certain nombre d’éléments concernant l’affaire des Rohingyas
Pourquoi donc les Birmans s’en sont ils soudainement pris à ce petit peuple, immigré du Bangladesh, qu’ils toléraient depuis plus de deux cents ans ? Les Rohingyas y pratiquaient jusqu’à récemment un islam plutôt nonchalant, et cohabitaient très pacifiquement avec les bouddhistes. Et pourquoi donc les Rohingyas se sont ils tout à coup radicalisés ? Deux questions que les médias de l’oligarchie évitent soigneusement de poser.
Dès 2010, les Rohingyas sont travaillés par des missionnaires islamistes venus du Pakistan
Mais courant 2016, la situation prend un tour autrement plus dramatique. L’Etat islamique comprend en effet qu’en perdant la guerre en Syrie Irak, il perdait aussi les ressources pétrolières qui le finançaient, avec la complicité de la Turquie. Il a vu dans les champs pétroliers et gaziers, découverts en Birmanie dans l’Etat d’Arakan où vivent les Rohingyas, le moyen de se refaire une santé financière. Comment se les approprier ? En poussant les Rohingyas à réclamer au gouvernement birman la transformation de l’Etat d’Arakan en province islamique autonome. D’où l’explosion des assassinats de Birmans et des attaques meurtrières contre les forces de police. La réaction des autorités birmanes a été à la mesure de ces exactions.
Mais ces champs pétroliers et gaziers intéressent aussi la finance internationale ?
C’est en effet là qu’on retrouve un certain George Soros. Le « philanthrope » (sic) entend récupérer les Rohingyas à son profit. Avec le soutien de l’Arabie saoudite, Soros finance des achats d’armes pour les terroristes. Il lance, en 2017 le thème du « génocide du peuple Rohingya », amplement relayé par les médias de l’oligarchie. A ce propos, Aung San Suu Kyi a dénoncé, je cite : un « iceberg de désinformation ». But du milliardaire : une condamnation « internationale » du gouvernement birman sous l’égide de l’ONU et l’intervention militaire d’une coalition occidentale sur le modèle de ce qui a été fait en Irak, Syrie et Libye.
Démission de Florian Philippot : où va le Front National ?
Depuis la défaite de Marine Le Pen à la présidentielle et la douche froide des législatives, Florian Philippot était, semble t il devenu l’homme à abattre
Tous les observateurs politiques en ont convenu : l’annonce récurrente pendant la campagne présidentielle d’une sortie de l’euro en cas de victoire du Front National a joué un rôle d’épouvantail électoral. Sous l’influence de Florian Philippot, Marine Le Pen a cru bon axer sa campagne sur cette question, éminemment anxiogène pour une large majorité de l’opinion publique. Sur former fond, Philippot a sans doute raison : l’euro est la monnaie, je cite de :« L’austérité et des banques ». Mais on ne dessille pas par un coup de baguette magique une opinion droguée par vingt années de propagande européiste. Il aurait fallu faire preuve de pédagogie. C’était manifestement trop demander au vice président démissionnaire, qui s’est littéralement arc bouté sur la question de l’euro.
Il y a aussi la question du mouvement des « patriotes »
Manifestement un prétexte. Objectivement, ce mouvement n’est qu’une coquille vide, regroupant au grand maximum une vingtaine d’adhérents. Pas de quoi fouetter un Philippot. Mais certains se sont plus à y voir un casus belli, qu’ils ont fait mousser à l’envi. Dans un tweet saignant, Louis Alliot qualifie Philippot d’« extrémiste sectaire, arrogant, vaniteux, privilégié à grosse tête ». Fin de citation. On y sent, un énorme arriéré de rancune recuite pendant des années. Ce qui est dit en creux dans ce tweet, c’est que certains sont ravis d’avoir trouvé l’occasion de se débarrasser de Philippot. C’est ce fumeux mouvement des « Patriotes » qui a été mis en avant par la direction du Front pour conduire l’intéressé vers la sortie.
Qui semble être le gagnant de cette épreuve de force interne ?
Incontestablement, c’est Nicolas Bay. Le secrétaire général du mouvement fait pour l’instant un sans faute. C’est lui qui a encouragé Marion Maréchal Le Pen à quitter la vie politique. Et c’est lui qui fut le premier à ouvrir le feu sur Florian Philippot. Une stratégie payante puisque voilà Nicolas Bay débarrassé de ses deux principaux rivaux pour une éventuelle prise en main du parti. Une prise en main pour laquelle il pourra compter sur ses alliés de la mouvance identitaire, ainsi que sur les réseaux mégrétistes qu’il a su habilement installer dans les fédérations départementales. L’ancien mégrétiste, qui avait en son temps qualifié Marine Le Pen de « vide sidéral intellectuel » (sic), pourrait peut être se sentir pousser des ailes, au point de vouloir être un jour calife à la place de la calife.
Brèves françaises
Une tribune de onze généraux dénonce la restriction de la liberté d’expression des militaires
Dans cette tribune publiée le 17 septembre, ces généraux revendiquent leur droit à l’expression et leur rôle de lanceurs d’alerte, alors que leur liberté de parole est aujourd’hui menacée. L’un des signataires, le général Antoine Martinez, dénonce par ailleurs la frilosité, pour le moins, des médias nationaux, qui ont refusé de publier cette tribune. C’est le site de réinformation Boulevard Voltaire qui l’a accepté en exclusivité. D’autres médias et sites de la Réinfosphère ont également relayé cette tribune, qui reprend pour l’essentiel les propos tenus vendredi dernier par le général Martinez dans le cadre de votre Libre Journal de l’Identité, cher Henri. Ce Libre Journal est en libre podcast jusqu’à dimanche prochain sur le site de Radio Courtoisie. Rendons hommage à ces militaires en citant leur nom : Général Martinez donc, général Gromaire, général Renault, général Letty, général Coustou, général Schaeffer, général Neveu, général Dubois, général Houdet, général Quélénnec, général Piquemal.
« Hiérarchie inattendue dans la France Insoumise »
Interrogeant la députée France Insoumise Danièle Obono au sujet de son récent voyage à La Réunion, en compagnie de Jean Luc Mélenchon, le journaliste Pascal Praud de CNews s’étonne qu’elle ait voyagé en classe économique pendant que Mélenchon se prélassait quant à lui en classe affaire. « Et alors, où est le problème ?» lui répond, faussement naïve, Obono. Praud lui rétorque que « le diable est dans les détails » et parle de « hiérarchie dans la France Insoumise ». « Quel est l’enjeu politique de votre question ?» s’agace alors Obono, finalement sauvée par un autre invité du plateau, qui fait charitablement remarquer qu’il y a peut être, je cite : « Une question d’âge ». Il est vrai que papie Méluche ne se fait plus tout jeune tout jeune…
Carte scolaire : le spleen de Libération
Michel Becquembois, rédacteur en chef adjoint du tabloïde des bobos parisiens, est décidément bien amer. Dans un récent article, intitulé « A mes amis qui trichent avec la carte scolaire », il écrit, je cite : « Les principes et convictions de gauche explosent quand l’enfant entre en sixième. Contourner la carte devient la préoccupation de la rentrée ». Becquembois constate également, je cite encore : « Que ce sport de l’évitement est pratiqué en premier lieu par les personnels de l’Education nationale eux mêmes, qui en connaissent toutes les ficelles ». Et puis cet aveu de taille, parlant de lui même et de ses lecteurs : « Nous sommes globalement blancs, favorisés, progressistes, tolérants, et votons à gauche ». Ajoutant : « La mixité scolaire, ça va bien à la maternelle et à la primaire. Mais au collège, fini de rigoler, on retrouve ses semblables ».
Terrorisme : complaisance du pouvoir envers l’extrême gauche
Un violent incendie, revendiqué par des militants anticapitalistes sur leur site Indymedia, a ravagé dans la nuit de mercredi 20 à jeudi 21 septembre des locaux techniques de la caserne de gendarmerie de Grenoble. Cet acte criminel s’inscrit, je cite : « Dans une vague d’attaques de solidarité avec les personnes qui passent en procès ces jours ci ». Allusion à l’incendie d’une voiture de police en mai 2016 à Paris lors des manifestations contre la loi Travail. Le ministère de l’Intérieur s’est contenté de faire part, je cite : « De sa consternation ». Le 30 mai dernier, des militants anticapitalistes avaient déjà revendiqué, en toute impunité, l’incendie de 11 véhicules sur un parking d’Enedis, à Grenoble.
Brève internationale
Les Américains vont ils devoir déboulonner les statues d’Abraham Lincoln ?
Ainsi parlait Abraham Lincoln, l’un des pères fondateurs de la nation américaine, dans un discours prononcé le 14 août 1862, quelques semaines après qu’il eut proclamé l’abolition de l’esclavage sur le territoire américain, je cite : « Il y a une telle différence physique entre blancs et noirs qu’elle interdit aux deux races d’être un jour sur le même pied d’égalité, socialement et politiquement. Dans la mesure où les deux races ne peuvent vivre ainsi, il doit y avoir, tant qu’elles resteront ensemble, une position inférieure et une position supérieure. Je désire, tout autant qu’un autre, que la race blanche occupe la position supérieure (…) Cette différence physique est un grand handicap, aussi bien pour vous, les noirs, que pour nous. Je pense que votre race souffre énormément en vivant parmi nous, tandis que la nôtre souffre de votre présence. En un mot, nous souffrons tous. Cela constitue une raison suffisante pour que nous nous séparions. Il est préférable, pour nous tous, que nous soyons séparés ». Fin de citation. Des propos nauséabonds qui font d’Abraham Lincoln le premier théoricien de l’Apartheid.
Le chiffre du jour c’est 20.000 milliards
Ce n’est pas le nombre de sabords du capitaine Haddock, c’est le montant en dollars de la dette des Etats Unis, tel que vient de l’annoncer le gouvernement fédéral américain. Un phénomène qui semble s’emballer, puisque d’octobre 2016 à juillet 2017, la dette de la première puissance de la planète s’est accrue de 566 milliards de dollars, soit plus que le PIB de l’Argentine !
La bonne nouvelle du jour
Le parti eurosceptique et patriote Alternative für Deutschland (AfD) pourrait dépasser le SPD, le parti socialiste allemand lors des élections législatives allemandes qui auront lieu dimanche prochain. Les derniers sondages donnent en effet le SPD entre 18 et 20 %, en baisse continuelle, et l’AfD entre 16 et 18 %, en hausse depuis plusieurs semaines.