Bulletin de réinformation proposé par Carl Hubert et Charles Sornac
Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h
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(Extraits)
Grands sujets
Le gouvernement et les éditeurs promeuvent l’écriture dite inclusive
Roland Barthes déclarait naguère la langue fasciste. Ses héritiers l’accusent aujourd’hui d’être sexiste. Quel crime commet donc la langue française ? Celui de distinguer le genre masculin et le genre féminin.
En réponse à ce que les associations féministes décrivent comme l’ultime refuge du patriarcat, il faudrait développer une écriture dite inclusive
Ainsi ne faudrait il plus écrire « les Français » pour désigner les hommes et femmes de notre pays, mais « les Français.es » (pour inclure expressément les Françaises). C’est l’usage du point médian qui doit permettre de faire place à l’égalité des genres dans la langue. Cette écriture inclusive va au delà de la féminisation des fonctions, que l’Académie a entérinée depuis de longues années, en veillant au respect des règles de langue. En 1935, « avocate » et « factrice » entraient dans son dictionnaire.
Les féministes s’en prennent surtout au genre masculin, qui linguistiquement est le genre non marqué, permettant de désigner l’universel
Bien évidemment, les droits de l’homme ne sont pas ceux des mâles. La langue française possède deux genres uniquement, il n’existe pas de neutre. Aussi, il a fallu attribuer à un genre la capacité de désigner des noms au delà de la différence des sexes. Le combat pour l’écriture inclusive repose surtout sur une incompréhension de la langue française. Comme le rappelaient Claude Lévi Strauss et Georges Dumézil dans une tribune, en 1984, la bipartition des genres suit un nécessaire principe de classification, qui ne reflète qu’accessoirement la différence des sexes. Une barbe ne renvoie pas au sexe féminin, pas plus qu’un tabouret au sexe masculin.
Certains éditeurs s’enorgueillissent de contribuer à cette nouvelle mode
Les éditions Hatier ont en effet publié un manuel scolaire entièrement en écriture inclusive. On se demande ce qu’en pense le nouveau ministre de l’Education. Le philosophe Raphaël Enthoven a quant à lui souligné la dimension presque totalitaire de cette entreprise qui vise à modifier la langue pour modifier les consciences, je le cite : « L’écriture inclusive est une réécriture qui appauvrit le langage comme la novlangue dans 1984 ».
Référendum d’indépendance contesté au Kurdistan irakien
C’est lundi 25 septembre que les Kurdes d’Irak ont été appelés par les autorités de la région autonome du Kurdistan, à participer au référendum pour l’indépendance.
Plus de 3 millions de votants se sont déplacés pour ce scrutin joué d’avance, qui fait suite à un siècle de revendications
Il faut remonter en 1923, lorsque le traité de Lausanne renonce à la création d’un Etat kurde. On trouve des Kurdes dans 4 pays, dont 2 reconnaissent un Kurdistan : c’est une province d’Iran et une région autonome irakienne.
L’initiative du référendum n’a pas plu à l’Irak, ni à la Turquie, ni à la Syrie où se trouvent aussi des Kurdes. Ces derniers craignent des référendums similaires au sein de leurs frontières.
Il faut dire que depuis l’entrée en guerre des Kurdes contre l’Etat islamique, ils n’ont pas oublié quels étaient leurs intérêts
Les peshmergas, les soldats du Kurdistan irakien, réclament aujourd’hui la ville de Kirkouk, ville pétrolière que le gouvernement irakien ne compte pas leur laisser. On redoute à ce sujet un conflit à venir entre ces deux autorités.
En Syrie, les combattants kurdes sont soutenus dans leur effort de guerre par les Etats Unis. Ils sont bien décidés à libérer le Nord du pays avant les armées de Bachar el Assad et, ainsi, étendre leur influence territoriale, au grand dam de la Turquie.
Mais dans cette région, on trouve de nombreux Chrétiens qui ont des raisons de s’inquiéter de l’arrivée des Kurdes
Les Kurdes visent avant tout à obtenir un territoire pour y exercer leur pouvoir. Célébrés pour leur courage guerrier, on entend peu parler des exactions des Kurdes contre les Chrétiens : humiliations, désarmement, déportations de populations et même des assassinats.
En 1915, les Kurdes ont participé aux côtés des Turcs au génocide arménien. Un avertissement pour les Chrétiens du Nord Est de la Syrie.
La datation d’homo naledi interroge les origines de l’homme
Homo naledi est une espèce disparue d’homininés. Elle a été découverte il y a deux ans par l’équipe de Lee Rogers Berger dans les grottes de « Rising Star », en Afrique du Sud. Une seconde découverte de fossiles a été faite en mai dernier, confirmant la première.
L’originalité d’homo naledi est qu’il présente des traits le rapprochant à la fois des stralopitheques et des premiers représentants du genre humain
Il est petite taille (1m50) et doté d’un faible volume crânien. Mais ses caractéristiques morphologiques le rapprochent d’espèces plus récentes. Il était d’ailleurs clairement bipède. Les paléontologues étaient d’ailleurs en désaccord sur l’importance de cette trouvaille : le Français Yves Coppens n’y voyait rien d’autre qu’un australopithèque.
La récente datation des fossiles confirme pourtant qu’il s’agit d’une espèce humaine ?
Au vu de ses caractéristiques physiques, les scientifiques ont d’abord pensé que homo naledi était âgé de plus d’un million d’années. Patatras, il aurait en réalité vécu entre 236 000 et 335 000 ans avant nos jours. Une période contemporaine de l’apparition de l’homme anatomiquement moderne.
Cette datation rend plus vraisemblable l’hypothèse selon laquelle les fossiles retrouvés ont été enterrés dans la grotte
C’est ce que pensent les inventeurs d’homo naledi, qui y voient la preuve d’une pratique funéraire. Plus largement, l’existence de cette espèce prouve que le genre homo était d’une grande diversité à cette époque. Elle conduit aussi à se demander si cet homo naledi ne serait pas un ancêtre ou un proche cousin de l’homme. Dans son ouvrage Préhistoire du Piéton, Yvette Deloison affirmait ainsi que l’homme ne descendait pas de l’australopithèque, mais d’un petit primate bipède.
Brèves françaises
Le libre journal des sciences et des techniques s’élève contre l’extension de l’obligation vaccinale
Le libre journal des sciences et des techniques est une émission de Radio Courtoisie dirigée par Paul Deheuvels. Vendredi dernier, le 22 septembre, ce libre journal était consacré à l’obligation vaccinale. Paul Deheuvels et ses deux invités ont évalué le projet du gouvernement de contraindre les parents à faire injecter pas moins de 11 vaccins aux enfants avant leurs deux ans. En résumé, une telle couverture vaccinale n’est pas dans l’intérêt des enfants, compte tenu d’une balance déséquilibrée entre les bénéfices et les risques. En effet, contrairement à un mythe entretenu par le groupe de pression pharmaceutique, les vaccins sont peu efficaces. En revanche, leurs effets secondaires, bien que soigneusement occultés, sont fréquents et peuvent être graves. Une émission que vous pouvez retrouver sur le site de la radio.
Ajoutons que le projet du gouvernement ne répond pas du tout à un objectif de santé publique, mais tire les conséquences d’une décision du Conseil d’Etat
Le 8 février dernier, le Conseil d’Etat a enjoint le gouvernement à mettre à disposition du public des vaccins ne contenant que les vaccins obligatoires, à l’exclusion d’autres vaccins facultatifs. Mais plutôt que de demander à l’industrie pharmaceutique de revoir son offre vaccinale, le gouvernement préfère étendre l’obligation vaccinale pour que les mêmes vaccins multiples puissent continuer à être injectés !
Brèves internationales
Frauke Petry quitte l’AFD
Frauke Petry était la co présidente du parti populiste allemand Alternative für Deutschland. Elle vient d’être élue députée au Bundestag, grâce au succès de son parti : rappelons que l’AFD, avec près de 13 % des voix, a fait son entrée au Bundestag. Mais ce succès n’a pas l’heur de lui plaire. Tenante d’une ligne, certes, patriote, mais de dédiabolisation, Mme Petry a vertement critiqué la ligne identitaire prise par son parti. L’avant veille du vote, elle a même ouvertement fait part de ses doutes sur l’AFD, au risque de démobiliser des électeurs. Sitôt élue, elle a annoncé lundi qu’elle ne siègerait pas avec l’AFD au Parlement et a démissionné du parti hier. Un geste qui fait écho à la démission de Florian Philippot, lui aussi hostile à une ligne identitaire. On notera que, dimanche soir, Marine Le Pen a chaleureusement félicité Frauke Petry… pour un succès auquel elle ne doit pas grand chose !
L’Allemagne carbure toujours au charbon
Dans la lutte contre la pollution de l’air et les gaz à effet de serre, l’Allemagne est montrée comme l’exemple en Europe.
D’ici à 2022, les centrales nucléaires seront toutes fermées, pour leur préférer les énergies renouvelables. Mais il n’en va pas de même pour les centrales à charbon qui produisaient, en 2016, 40 % de l’électricité du pays.
Si 37 de ces centrales ont été fermées, 12 autres plus puissantes ont été mises en fonctionnement depuis 2011. Ainsi, lorsque ni le soleil, ni le vent ne seront au rendez vous, l’Allemagne ne sera pas en manque de gaz à effet de serre.
La Commission européenne met fin à la procédure de déficit excessif de la Grèce
La Commission européenne a annoncé ce lundi la clôture de la procédure de déficit excessif ouverte depuis 2009 contre la Grèce. Cette procédure vise à mettre en surveillance et sanctionner les pays ne respectant pas les critères financiers de l’UE. Le déficit budgétaire de la Grèce est passé sous les 3 % du PIB et son déficit structurel se réduit. Cela s’est fait au prix de lourdes réformes pour la population grecque. Les retraites ont notamment été abaissées à 11 reprises depuis 2010. Près de la moitié des jeunes sont au chômage, et les salaires réels diminuent de 3 % par an. Si la Grèce a donc réussi à redresser la barre après des années de laxisme budgétaire, le prix à payer a été considérable pour le peuple grec.
Viktor Orban dénonce le plan Soros contre l’identité chrétienne de l’Europe
Lors de son discours de rentrée, le Premier ministre conservateur de la Hongrie, très critiqué par les instances européennes, a vanté l’identité chrétienne de l’Europe contre le libéralisme occidental. Devant une assemblée d’intellectuels chrétiens, il a évoqué le risque d’un suicide spirituel des pays centre européens, s’ils venaient à se diluer dans un libéralisme atlantiste. Il faisait ainsi allusion au « plan Soros », du nom du milliardaire américano hongrois, qui a pour objectif de transformer les pays européens par l’apport de l’immigration. Lors d’un discours devant le Parlement, Viktor Orban a ainsi critiqué la gestion de la crise migratoire. Rappelant le chiffre de l’OTAN selon lequel 60 millions d’Africains prendraient la route de l’Europe d’ici 2020, il a appelé à la fermeté des pays européens. S’ils veulent survivre, ceux ci doivent refuser les quotas migratoires, et demander à l’Union européenne de respecter les choix démocratiques du peuple.
Le chiffre du jour est 138 €
C’est le montant de l’augmentation de l’allocation de garde d’enfant pour les familles les plus pauvres. Annoncée par la ministre de la Santé, la mesure vise à aider les familles monoparentales. Parmi les trois millions d’enfants vivant sous le seuil de pauvreté, beaucoup sont élevés dans des familles monoparentales. Cette décision est dans la continuité de la politique de Hollande : renforcer les aides aux familles pauvres mais pas aux familles des classes moyennes et supérieures.
La phrase du jour est de Bruno Mégret
Pour l’ancien n°2 du Front National : « Le vrai problème du FN, c’est que Marine Le Pen a hérité d’un parti dont elle ne partage pas les idées ». Il a récusé la comparaison faite par certains entre le départ de Philippot et la crise de 1998, qui vit la création du MNR. Sans soutien de la base militante, le fondateur des Patriotes a peu d’avenir, tandis que le FN s’est enlisé dans un discours économique de gauche.
La bonne nouvelle du jour est éditoriale
Le nouveau numéro d’Eléments est en kiosque ! Son dossier est consacré à l’autre « grand remplacement », c’est à dire au remplacement des travailleurs par des robots et à l’ubérisation de l’économie. Vous trouverez également les habituelles chroniques.