Bulletin de réinformation proposé par Joséphine Rivière et Jean Bernard avec la contribution d’Anne-Sophie Gauthier
Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h
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(Extraits)
Grands sujets
Attentat de Marseille : la novlangue impuissante à dissimuler l’impéritie ministérielle et administrative
Le prix Pravda est décerné au Figaro pour un article publié le 2 octobre par Arthur Berdah, et qui titrait « Un homme abattu à Marseille après avoir attaqué des passants au couteau ». Cet article fait référence à la tuerie perpétrée à Marseille par un islamiste. Notons qu’après une mise à jour, l’article a été rebaptisé « L’auteur de l’attaque de Marseille avait été arrêté à Lyon », ce qui n’est guère mieux. Voici donc un bel exemple de nolvangue car « l’homme abattu » est, en fait un assassin et de surcroît un clandestin tunisien multirécidiviste laissé en liberté, qui n’a pas « attaqué des passants au couteau », mais bel et bien assassiné deux étudiantes, âgées de 20 ans.
Le chef du service central de lutte antiterroriste au parquet de Paris accuse
Sur le plateau de Cnews, Alain Marsaud, chef du service central de lutte antiterroriste au parquet de Paris proclame, je cite : « Qu’un véritable scandale politique est actuellement en sourdine ».
Il poursuit : « des ministres de la Justice et des ministres de l’Intérieur devraient répondre devant la Cour de Justice de la République […] d’avoir mis en danger nos concitoyens […] Ces gens là nous mettent en danger ».
Pour ce magistrat, la véritable raison de la non expulsion des clandestins résulte de la sanction des idéologies cosmopolites et néolibérales dont les classes politique et journalistique sont totalement imprégnées.
Depuis hier le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb vers qui se porte toutes les accusations du chef de service central de lutte antiterroriste tente par l’intermédiaire de l’enquête administrative de faire porter sa responsabilité sur les services.
Référendum en Catalogne, l’Union européenne hypocrite selon le président serbe
Le président serbe Aleksandar Vucic pose cette légitime question, je cite : « Comment se fait il que, dans le cas de la Catalogne, le référendum d’indépendance ne soit pas validé par Bruxelles, mais qu’à ses yeux la sécession du Kosovo, pourtant organisée sans référendum, le soit ?».
Le Kosovo, berceau et coeur historique du royaume de Serbie avait été reconnu indépendant par l’Union européenne, en 2008, alors qu’il n’avait fait l’objet d’aucun référendum.
« C’est le meilleur exemple du deux poids deux mesures et de l’hypocrisie dans le domaine de la politique internationale », ajoute le président serbe Aleksandar Vucic.
Le Kosovo, un précédent inédit dans les relations internationales
Les pays où des mouvements séparatistes agissent comme l’Espagne n’ont pas reconnu cette indépendance du Kosovo. La Grèce, la Tunisie, la Roumanie également.
C’est la position adoptée depuis toujours par la Russie, notamment parce qu’elle révèle l’ambivalence de la position occidentale dans le dossier de Crimée. « Nos partenaires occidentaux ont créé le précédent du Kosovo de leurs propres mains », déclarait, je cite : « Vladimir Poutine devant le Parlement russe, en 2014.
Vladimir Poutine avait alors souligné que la situation au Kosovo et en Crimée était « exactement la même », mais que la diplomatie occidentale, dans sa grande majorité, avait choisi de traiter les deux cas de manière différente et incohérente.
Brèves françaises
Concentration des médias de propagande : M6 rachète 100 % du capital de RTL Group
Le CSA a donné son feu vert pour le rachat par M6 de RTL Group pour un montant de 200 millions d’euros. M6 acquiert ainsi les radios RTL, RTL2 et FUN Radio, leur régie publicitaire IP France ainsi que leurs activités Internet RTL Net et RTL Spécial Marketing. Rappelons que le groupe luxembourgeois RTL Group est l’actionnaire principal de M6, à hauteur de 48 %.
L’objectif de ce rachat ? Doubler le résultat de RTL. C’est ce qu’a annoncé le patron de M6, Nicolas de Tavernost, qui veut fusionner le monde de la radio, de la télévision et du numérique, contrairement au groupe de Télecom Altice qui rachète, lui aussi des médias de masse.
Ce phénomène de concentration du secteur, guidé par un aspect purement économique, inquiète les journalistes, qui savent que leur travail devra être avant tout rentable et donc conforme au politiquement correct.
Découverte scientifique : Des chercheurs ont mis au point un premier traitement de contraception masculine
C’est en réalisant des recherches sur la leucémie que des chercheurs français ont mis au point un traitement visant à inhiber transitoirement la fertilité masculine. A l’origine, les scientifiques cherchaient à comprendre si l’absence de certaines protéines avait un impact sur la formation des cellules cancéreuses. Or, ils ont découvert que les souris qui ne portaient pas le gène permettant la synthèse des protéines JAM C et GRASP 55 étaient stériles. Aussi, ils ont réussi à mettre au point un premier traitement visant à bloquer transitoirement le bon développement des spermatozoïdes chez les souris. Bien que ce traitement n’en soit qu’à un stade expérimental, les perspectives d’application à l’homme sont bien réelles. Ce qui ravira les firmes pharmaceutiques pour qui la contraception masculine constitue un enjeu pécuniaire de taille.
Discrimination : Philippe Gildas met les pieds dans le plat
L’animateur Philippe Gildas a dénoncé dimanche au micro de RTL des pratiques discriminatoires de la direction de France Télévisions, désormais dirigée par Delphine Ernotte, envers les hommes blancs de cinquante ans ou plus.
La dénonciation de ces pratiques, évidentes depuis l’éviction de David Pujadas, d’ailleurs monnaie courante dans le milieu professionnel, aurait pu être bien venue si Philippe Gildas n’avait choisi de discréditer lui même son propos.
Sombrant dans le pathos, l’animateur a ainsi cru bon d’évoquer, la larme à l’œil, les émissions d’antan « destinées aux femmes ».
De quoi conforter les accusations de misogynie, alors que le problème évoqué était, lui, bien réel.
Rachat de Whirpool à Amiens : une illustration de la désindustrialisation française
La multinationale américaine d’électroménager Whirlpool fermera bien son entrepôt d’Amiens, le 1er juin 2018, pour s’installer en Pologne. C’est l’entreprise WN qui le rachètera pour 1 € symbolique. Le cœur de métier de cette PME est tout autre, puisqu’elle est spécialisée dans la fabrication de boîtes aux lettres et de coffres forts. Le repreneur picard promet de créer 277 emplois. Rappelons que l’usine Whirpool employait 300 salariés en CDI, 250 intérimaires et faisait vivre 100 salariés du sous traitant Prima. Soit un total de 650 emplois directs et indirects. Le député de la France Insoumise, François Ruffin a interpellé E. Macron sur le fait que les intérimaires ne bénéficieraient pas de ces nouvelles embauches. Ce à quoi notre président a répondu : « Je n’ai pas envie de faire capoter le plan social et le projet actuel ». Deux poids, deux mesures dans cette affaire, qu’E. Macron instrumentalise à son avantage, mais qui masque en réalité, une profonde désindustrialisation de la France.
Hydre de la suppression des allocations familiales aux familles les plus riches refait surface
Le ministre de l’Economie, Bruno Lemaire, se dit ouvert à la possibilité de supprimer les allocations familiales aux ménages les plus fortunés en concertation avec le ministre de la Santé Agnès Buzyn.
Prudent, il indique : « Il faut consulter, il faut écouter », mais aussi « donner de la cohérence, de la perspective pour que les Français s’y retrouvent ».
La fin de l’universalité des allocations familiales toucherait alors le ministre, père de quatre enfants dont le petit dernier est né en 2011.
Brève internationale
Fin de partie pour l’imam radicalisé de Bruxelles
Les jeux sont faits pour Abdelhadi Sewif, imam de la grande mosquée de Bruxelles. Selon le secrétaire d’Etat à l’asile et à la migration belge, Théo Francken, le prédicateur islamique devrait prochainement plier bagage, son permis de séjour lui ayant été retiré.
Soupçonné de radicalisation, le prédicateur islamique ne sera pas le seul visé par cette vaste opération judiciaire et politique. La Belgique souhaite en effet remettre à plat les relations entre sa communauté musulmane et certaines puissances étrangères comme l’Arabie saoudite. Les flux financiers devraient notamment faire l’objet de contrôles plus rigoureux.
Le chiffre du jour : 2 milliards d’euros
La France tente en effet de reprendre des parts de marché en Côte d’Ivoire qui sont devenues dérisoire face aux chinois. En prêtant 2 milliards d’euros à ce pays, Jean Yves Le Drian espère que les Ivoiriens penseront plus à la France qu’à la Chine pour leurs dépenses d’infrastructures.
Selon des sources Otan, Jim Mattis, le patron du Pentagone et Jens Stoltenberg, le Secrétaire général de l’Otan, ont bien failli laisser leurs peaux lors de leur dernière visite à Kaboul, il y a six jours.
Les Talibans leur ont réservé un petit comité d’accueil : 53 roquettes RPG, 12 roquettes Katiousha et 29 obus de mortier se sont abattus sur l’avion de Stoltenberg et sur un quartier forteresse abritant les résidences devant accueillir les deux chefs militaires.
Lors de la riposte aérienne massive afghano américaine, les médias atlantistes évoquent timidement une bavure ayant causé la mort de civils.
En dépit du blackout médiatique entourant ce théâtre d’opérations de la plus longue guerre jamais entreprise par les Etats Unis et leurs alliés, l’incident démontre une fois de plus l’échec de toute stratégie de sortie de crise dans ce pays, surnommé à juste titre le « cimetière des empires ».
La phrase du jour nous vient du ministre israélien de la Défense
« Depuis la seconde guerre mondiale, je ne me souviens pas d’une guerre aussi sanglante et brutale. Malgré tout, Assad en sort victorieux. Je vois qu’il y a une longue queue internationale à sa porte, y compris les pays occidentaux, des sunnites modérés. Soudainement, tout le monde souhaite se rapprocher de lui ».
La bonne nouvelle du jour nous vient du château de Vaux-le-Vicomte
Ascanio de Voguë possesseur des lieux propose un festival au château jusqu’au 5 novembre : « Le cinéma, plus qu’un art, est un art complet qui réunit et met en synergie les talents par ailleurs si complémentaires ».
Une exposition d’affiches de films nous plonge d’emblée dans l’univers du château comme lieu de tournage. Du Masque de fer à Jean de La Fontaine, l’endroit offre un cadre idéal à l’Histoire.
Création de Nicolas Fouquet chef d’œuvre du XVIIe siècle, le château est exceptionnel par son histoire.