Bulletin de réinformation proposé par Henri Dubost et Catherine Noailles
Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00.
Version texte
Éphéméride
Le 15 décembre 1613 naissait à Paris François VI, duc de La Rochefoucauld, et prince de Marcillac. Ce descendant de l’une des plus grandes familles de la noblesse française se mêla activement à toutes les intrigues de son époque. On le retrouve ainsi aux côtés de Gaston de France contre le cardinal de Richelieu. Pendant la Fronde, François prend le parti de la révolte nobiliaire contre le pouvoir royal. Mais c’est en tant qu’auteur des célèbres « Maximes » que La Rochefoucauld est passé à la postérité. Dans une langue d’un classicisme parfait, ce grand pessimiste, très inspiré de la doctrine de Port-Royal et de la réfutation janséniste du libre arbitre, fait une peinture féroce de la nature humaine et de sa vanité, donnant à voir une aristocratie française implacable et mesquine. D’aucuns considèrent que ces « Maximes » ont permis à la bourgeoisie ascendante de légitimer son ambition de se substituer à une noblesse « corrompue ». Ce qu’elle réalisera un siècle plus tard dans le chaos sanglant de la révolution. La « légende noire » de l’Ancien Régime, forgée par les républicains au cours du XIXème siècle, doit beaucoup à l’esprit des « Maximes »
Grands titres :
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Syrie : l’Etat islamique a bénéficié de l’aide militaire fournie par les Américains aux opposants au régime de Bachar el-Assad
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Divine surprise sur France 5 : « Quand la gauche collaborait »
Syrie : l’Etat islamique a bénéficié de l’aide militaire fournie par les Américains aux opposants au régime de Bachar el-Assad
Selon l’étude publiée hier par une ONG, l’aide militaire fournie par les Américains, et les Saoudiens, aux opposants au régime syrien a contribué à armer l’organisation Etat Islamique. Ce rapport de l’ONG Conflict Armament Research constitue l’étude la plus complète, et la plus précise à ce jour, sur la manière dont l’Etat islamique assurait son approvisionnement en armes. Une grande partie de ce matériel de guerre est naturellement constituée de pillages effectuées par l’EI dans les bases des armées irakienne et syrienne. C’est ainsi que, lors de la chute de Mossoul en juin 2014, de Palmyre en décembre 2016, ou encore lors de l’offensive ratée des forces loyalistes à Taqba en juin de la même année, les djihadistes avaient récupéré de nombreux équipements, des systèmes sol-air de défense ainsi que plusieurs dizaines de chars.
Mais le rapport de l’ONG dévoile également des aspects très inattendus…
Il prouve en effet que l’EI est parvenu à récupérer beaucoup d’armes fournies par les Etats-Unis (et l’Arabie saoudite) aux groupes armés anti-Bachar. Il révèle par ailleurs que des armes livrées aux opposants au régime syrien par les Américains avaient été achetées, par les Etats-Unis donc, en Russie, Bulgarie, Roumanie et Chine, et que les contrats signés incluaient tous une clause de non-réexportation. Il est donc pour le moins curieux que ces armes aient pu être livrées par les Américains à leurs protégés anti-Bachar, en sus naturellement de se retrouver entre les mains de l’Etat islamique…
Le rapport est néanmoins prudent sur l’intentionnalité de ce transfert
Selon Damien Spleeters, l’un des auteurs de l’étude, je cite : « Le rapport n’affirme pas qu’il y a collusion entre les rebelles [les opposants au gouvernement syrien] et l’Etat islamique, tout en n’excluant pas non plus cette hypothèse », fin de citation. Le rapport n’élucide donc pas les circonstances qui ont conduit à ce que les djihadistes prennent possession du matériel militaire livré par les Américains aux opposants au régime syrien. Mais M. Spleeters indique, je cite toujours : « C’est une chose sur laquelle nous espérons pouvoir enquêter à l’avenir », fin de citation
Divine surprise sur France 5 : « Quand la gauche collaborait »
Après une émission consacrée à « L’extrême droite dans la résistance », France 5 diffusait dimanche 10 décembre dernier un documentaire sur la place de la gauche et de l’extrême gauche dans la collaboration
Ces deux documentaires sont incontestablement une divine surprise. D’abord parce qu’ils constituent une entorse étonnante au cahier des charges fixé par le régime à l’audiovisuel public, vigilant propagandiste de la doxa dominante en matière d’histoire de la seconde guerre mondiale. On se prend à imaginer que d’autres remises en cause de la scénarisation officielle des heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire viennent un jour troubler la quiétude dominicale des Français devant leur petit écran. Mais ne rêvons pas trop.
Et ensuite ?
Eh bien parce que le coup est entre autres porté par un producteur, Michel Rotman, et deux historiens, Olivier Wievorka et Simon Epstein, tous trois juifs. Olivier Wievorka est le frère d’Annette Wievorka, grande thuriféraire de la Shoah devant l’Eternel. Quant à Simon Epstein, il est professeur-chercheur à l’université hébraïque de Jérusalem. On se souvient de la bronca qu’avaient suscité les propos d’un Eric Zemmour sur Pétain et les juifs. L’essayiste ayant soutenu que le régime de Vichy avait sauvé des juifs, Libé l’avait immédiatement livré à la vindicte populaire comme « pétainiste ». Pour stigmatiser à leur tour Rotman, Wievorka et Epstein, Laurent Joffrin va-t-il initier le #BalanceTonJuifPerfide ?
Mais la divine surprise s’arrête là…
En effet, rien de nouveau sous le soleil, dans ces documentaires. Tout ce qui y est dit se trouve déjà, parfois à la virgule près, dans les ouvrages de Jean-Claude Valla, « L’extrême droite dans la résistance » et « La gauche pétainiste », édités par Les Cahiers Libres d’Histoire au début des années 2000, et naturellement à aucun moment mentionnés dans les documentaires de France 5. Diffusé en catimini à une heure de petite écoute, ces deux documentaires ne suffiront évidemment pas à remettre à l’endroit la perception qu’ont les Français de leur passé récent. C’est en effet aux mensonges de l’histoire officielle que la gauche, omniprésente dans les médias, doit son extraordinaire rente de situation depuis l’après-guerre. Selon Joseph de Maistre, je cite : « L’histoire est une conspiration permanente contre la vérité. »
Brèves de France
Jean-Michel Blanquer : « L’école est testée par des groupes fondamentalistes »
Lors du « Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI », dimanche dernier, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a reconnu qu’il y avait, je cite, « un certain nombre de problèmes autour de la laïcité » dans les établissements scolaires. « Il est exact que nous sommes testés par des groupes fondamentalistes, a reconnu le ministre. Il y a des gens qui essayent de voir si le système résiste », fin de citation. À propos de professeurs radicalisés ou en voie de radicalisation, le ministre a répondu, je cite : « Ce type de phénomène peut exister. C’est encore extrêmement marginal. Mais nous allons être très attentifs », fin de citation. M. Blanquer a par ailleurs promis la création d’un « conseil des sages de la laïcité » (sic). Les musulmans immodérés en tremblent déjà. Nous ne saurions trop conseiller à M. le ministre la lecture du dernier livre de Christine Tasin, « L’islam à la conquête de l’école », éditions Résistance républicaine. Je crois savoir, cher Henri, que vous recevrez très prochainement Christine Tasin dans votre Libre Journal de l’Identité ?
Vous êtes bien informée, chère Catherine…
Rapport PIRLS : les contre-feux de l’Educ’Nat’
Nouvelle alerte sur l’effondrement du système éducatif français, avec la publication du rapport PIRLS. Réalisé en 2016 auprès d’un large échantillon d’écoliers de 10 ans dans 50 pays développés, ce document est accablant pour notre pays, qui décroche une calamiteuse 34ème place. La France est l’un des seuls pays où le niveau de lecture baisse. Les services de communication de M. Blanquer ont organisé un contre-feu médiatique immédiat : conférence de presse du Ministre et diffusion d’un plan com’ intitulé « maîtriser le français : une exigence pour tous ». Lors du lancement du Forum Ecole et nation, vendredi dernier, Marine Le Pen a dénoncé le vide structurel des mesures annoncées par le ministre.
La genèse de l’hystérie réchauffiste : la piste nazie
Notre confrère Breitbart News vient de publier une recension du livre de Rupert Darwall, Green Tyranny (« La tyrannie verte »). L’un des chapitres clé de ce livre est consacré à ce que l’auteur nomme « les premiers écologistes européens », à savoir les nationaux-socialistes (les « nazis », pour les intimes). Je cite M. Darwall : « L’hostilité profonde des nazis à l’égard du capitalisme et l’identification avec la politique de la nature les ont conduits à prôner des politiques “vertes” un demi-siècle avant n’importe quel autre parti ». Fin de citation. M. Darwall rapporte les propos suivants de l’ancien chancelier Hitler dans Mein Kampf, je cite : « Lorsque l’homme tente de se rebeller contre la logique de fer de la nature, il en arrive à la lutte contre les principes auxquels il doit sa propre existence en tant qu’homme. ». Fin de citation. Du Hulot dans le texte…
Brèves du monde
Tension croissante entre Washington et Téhéran
« Derrière moi se trouvent les débris récupérés du missile tiré par des combattants houthis du Yémen sur l’Arabie saoudite », a déclaré hier Nikki Haley, l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, depuis une base militaire américaine, affirmant détenir les preuves « irréfutables » qu’il avait été fabriqué en Iran. Pour quiconque a le souvenir du secrétaire d’État américain Colin Powell, agitant une petite fiole à la tribune de l’ONU en février 2003, comme preuve « irréfutable » des armes de destruction massive détenues par Saddam Hussein, les propos de Mme l’ambassadrice pourraient prêter à sourire. Rappelons qu’en mai dernier, le président Trump avait profité de son juteux voyage en Arabie saoudite (380 milliards de dollars de contrats) pour dénoncer l’Iran comme, je cite, « le principal pourvoyeur du terrorisme international », fin de citation. Les bédouins en rigolent encore.
Irak : trente-huit jihadistes exécutés hier
Il s’agit du plus grand nombre d’exécutions en Irak depuis celles de 42 djihadistes menées le 25 septembre dernier, dans la même prison. Lynn Maalouf, directrice de l’ONG Amnesty International pour le Moyen-Orient, a dénoncé ces exécutions, parlant, je cite, de « mépris flagrant de la vie humaine et de la dignité ». Selon Mme Maalouf, je cite toujours : « Les personnes ayant commis des attaques meurtrières contre la population civile doivent être jugées, mais les exécutions ne sont pas une réponse ». Fin de citation. Les bisounours, ça ose tout, aurait dit le regretté Audiard
Article 7 de l’Union européenne : le prix de la liberté pour la Pologne ?
Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a déclaré hier qu’il s’attendait au très prochain déclenchement contre son pays de la plus lourde procédure de sanctions possibles au sein de l’Union européenne. La Commission a plusieurs fois menacé la Pologne d’activer le fameux article 7 du traité de l’UE, en raison de ses réformes de la justice qui représentent, selon l’eurocratie, je cite : « une menace systémique à l’encontre de l’Etat de droit », fin de citation. Jamais utilisée, cet article 7 est parfois qualifiée d' »arme nucléaire » parmi les sanctions possibles contre un Etat membre, car elle peut déboucher à terme sur une suspension des droits de vote du pays au sein du Conseil de l’Union, l’instance regroupant les 28 membres.
Bonne nouvelle
Des sources généralement bien informées indiquent la prochaine création de « Bobards d’Or » outre-Atlantique. Piloté depuis la Maison Blanche, cette initiative aurait les mêmes buts que nos « Bobards d’Or » français : dénoncer l’arrogance et le sentiment de toute puissance de la caste journalistique. On imagine déjà Jean-Yves Le Gallou sur la scène du Broadway, en compagnie de The Donald, pour la cérémonie officielle…

