Bulletin de réinformation proposé par Philippe Brisebois et Alix Lachouette.
Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00.
GRANDS SUJETS
► La liste des invités du gala annuel du CRIF a été publiée par Faits & Documents
Nous avions déjà annoncé qu’Emmanuel Macron était l’invité d’honneur de cet événement organisé par le CRIF, ou Conseil représentatif des institutions juives de France. Comme tous les ans, Faits & Documents est le seul média à publier en intégralité la liste tenue secrète des invités de ce 33ème dîner, un raout qui s’est tenu le mois dernier au Carrousel du Louvre. Bien que Emmanuel HOOG, PDG de l’AFP, Gilles PÉLISSON, PDG de TF1 ou encore Delphine ERNOTTE, PDG de France Télévisions, y aient diné, aucun autre média n’a publié la liste du gratin mondain présent. Ni l’affiliation assumée à une nation étrangère, ni le caractère strictement communautaire et confessionnel du CRIF ne semblent poser problème aux thuriféraires de la « République indivisible et laïque ».
Le président de la République fait presque pale figure dans cette liste.
Monsieur LARCHER, président LR du Sénat et Monsieur DE RUGY, président LREM de l’Assemblée nationale l’accompagnaient. On pouvait aussi y trouver les ministres de l’Intérieur, de la Justice, de l’Économie et des Finances, de la Culture, de l’Éducation nationale et bien d’autres encore. Ainsi que les ambassadeurs de pas moins de 26 pays.
S’y trouvaient également de grands patrons comme les PDG de la SNCF ou groupe Orange, des maires aussi bien socialistes comme Anne HIDALGO que républicains comme François BAROIN, mais aussi des préfets, des procureurs, des conseillers diplomatiques de l’Elysée, le président de l’École polytechnique, le Grand Maître du Grand Orient de France, ou encore Jean-Michel HAYAT, président du tribunal de grande instance de Paris.
Le président Macron y a fait un discours sur le statut particulier des Juifs en France.
JE CITE quelques phrases de sa conclusion : « La République n’existe pas sans les juifs de France. […] Il y a ce pacte séculaire entre la République et les juifs, qui est ce pacte pour l’universel. […] Ce n’est pas seulement la République qui protège et continuera à protéger votre dignité, c’est aussi vous, qui forgez la sienne. »
► Nouveaux épisodes de violences dans les universités
C’est ce qu’a révélé un communiqué de la présidence de l’Université Paris I diffusé hier par courriel à tous les étudiants. D’après le communiqué, JE CITE « un agent de l’université en service au centre Pierre Mendès France a reçu sur la tête le contenu d’une bouteille de vinaigre placée intentionnellement au-dessus d’une porte située sur une voie d’accès réservée au personnel. Il a été immédiatement pris en charge par les pompiers et conduit aux urgences ophtalmique. Sa cornée est attaquée par l’acide et il est actuellement en observation à l’hôpital. » FIN DE CITATION. L’université a également ajouté qu’une plainte avait été déposée. Par ailleurs, le député La République En Marche du XIIIe arrondissement, M. Buon Tan a également été victime d’une agression alors qu’il venait à la rencontre des étudiants. Il s’est vu jeter du jus de tomate, du sucre et du papier toilette au visage avant de se faire dérober sa tablette professionnelle a-t-il révélé dans un communiqué. Selon son assistant parlementaire, ils auraient également été menacés par des individus masqués, et des injures racistes lui auraient été adressées.
Mais ce n’est pas un événement isolé
En effet, ce nouvel épisode de violence dans l’université parisienne vient s’ajouter aux agressions dont ont été victimes plusieurs étudiants opposés aux blocages la semaine dernière. Certains d’entre eux avaient été expulsés manu-militari des Assemblée Générales convoquées par les bloqueurs, assurant effectivement qu’aucune voix dissonante ne se ferait entendre, puis les bloqueurs avaient fait stopper les élections étudiantes en dérobant les urnes et enfin des étudiants de droite avaient été agressés par des membres identifiés de la mouvance dite antifasciste parisienne lors d’un tractage devant Tolbiac. Nous assistons donc à une escalade de la violence qui accompagne la radicalisation des bloqueurs, caractérisée notamment par la découverte de cocktails Molotov dans l’établissement dimanche dernier.
Que font l’Université et les pouvoirs publics ?
Pendant ce temps, l’administration laisse la situation s’enliser et refuse d’intervenir. De son côté, la justice a été saisie mais a refusé de demander l’expulsion des occupants, et la gauche institutionnelle déclare que les violences sont l’apanage de militants JE CITE « d’extrême-droite ». On peut donc se demander jusqu’où va dégénérer la situation dans ce bastion symbolique de l’extrême-gauche estudiantine, et ce pendant d’autres universités en région parisienne, notamment à Paris 8, à Nanterre et à Paris 3, et ailleurs en France, notamment à Lille et Montpellier, s’engagent la même voie.
BRÈVES DE FRANCE
L’amendement demandant l’expulsion des étrangers condamnés pour crimes ou délits graves a été rejeté par les députés.
Un amendement de Valérie Boyer, soutenu par le Front National, réclamait que des condamnés pour terrorisme de nationalité étrangère soient expulsés. L’amendement n’a pas été voté par les députés LR et En Marche, il a donc été rejeté. La très large majorité des Français (88%) sont pourtant favorables à l’expulsion systématique des étrangers condamnés à des peines de de prison pour crimes et délits graves selon un Sondage de l’IFOP de mars 2017. Pour Marine Le Pen, interrogée dans l’émission Questions Politiques, c’est bien la preuve que JE CITE « le gouvernement n’est pas sérieux dans la lutte contre le terrorisme. »
Les phrases du jour nous viennent du procès de Nicolas Dupont-Aignan…
Lors du procès de Nicolas Dupont-Aignan suite à un tweet dénonçant le Grand Remplacement après la publication des statistiques migratoires de 2016, le procureur et la LICRA se sont illustrés par des sorties témoignant des véritables enjeux de ce procès. Tout d’abord, la LICRA a déclaré JE CITE « Monsieur Dupont-Aignan n’est pas raciste, ce n’est pas le sujet. Le problème n’est pas ce que dit Monsieur Dupont-Aignan mais la façon dont il le dit. Peu importe s’il dit la vérité, ce n’est pas une défense valable ! » FIN DE CITATION. Puis, lors de son réquisitoire, le procureur a ajouté JE CITE « Il faut interpréter le tweet en se mettant au niveau, à la portée du Français et de l’électeur moyen. 48% des Français sont racistes, j’en suis désolé. M. Dupont-Aignan parle d’invasion barbare et veut faire une France d’hommes blancs catholiques. » FIN DE CITATION. Ces déclarations, qui se suffisent à elles-mêmes, mettent clairement en évidence la teneur hautement politique et idéologique de ce procès.
Le chiffre du jour est 48 milliards…
Vendredi 6 avril, Jean-Louis Borloo a présenté lors des Journées nationales France urbaine de Dijon, son « Plan de bataille » pour les banlieues. L’ancien ministre délégué à la ville de Jacques Chirac avait en effet été missionné en novembre 2017 par M. Macron pour participer à l’élaboration d’un grand plan de rénovation urbaine de ces territoires sinistrés. Il préconise ainsi l’attribution aux banlieues de 48 milliard d’euro supplémentaire ! L’ancien ministre a par ailleurs affirmé que le système actuel était « épuisé, éparpillé et sans stratégie ». Une remarque surprenante quand on connaît le bilan minable du plan de 40 milliard qu’il avait déjà mis en place de 2003 à 2012. Quoi qu’il en soit, ce projet extrêmement coûteux, qualifié humblement par son porte-parole de « dernière chance », a reçu le soutien de certaines associations qui se sont montrées soulagées à l’instar de Ville et banlieue. Selon les auteurs du rapport, la ville « doit également faire face à de nouveaux phénomènes de repli communautaire et confessionnel qui transcendent la vie de nos territoires, se manifestent dans de nombreuses villes européennes, mais prennent, dans certains de nos quartiers populaires, une dimension préoccupante ». Il serait en effet grand tant de se réveiller.
L’expulsion des occupants de la zone d’aménagement différé de Notre-Dame-des-Landes est en bonne voie
En début d’année le gouvernement avait annulé le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes qui était en suspens depuis des dizaines d’années. Suite à cette décision, le premier ministre français avait déclaré vouloir mettre fin à cette zone de non droit. L’opération, lancée ce lundi, mobilisera 2500 gendarmes mobiles sur plusieurs jours et vise à libérer une bonne partie de la centaine d’habitations illégales de la zone. La préfète de la région a déclaré à la suite de cette première journée d’opérations que l’objectif était presque atteint. Espérons qu’une telle diligence sera montrée pour évacuer les facultés françaises occupées illégalement par des activistes au profil politique curieusement assez semblable à celui des opposants eux aussi illégaux de Notre-Dame-des-Landes.
Le nombre de facultés bloquées augmente encore
Comme nous l’évoquions précédemment, le nombre de campus occupés par des activistes augmente de jour en jour. On dénombre à présent 4 établissements entièrement bloqués, et plus d’une dizaine partiellement bloqués. Les revendications des occupants sont nombreuses et éparses. On y retrouve en majorité l’opposition à la réforme contre l’université, validée depuis plusieurs mois par le Sénat et l’Assemblée Nationale, mais aussi le rejet de la loi asile et immigration. Plus étonnant encore, dans certains cas, à Nanterre notamment, les bloqueurs militent pour le soutien aux occupants illégaux de Notre Dame des Landes et même au peuple kurde. Il peut paraître difficile de juger pertinents et légitimes ces blocages qui interdisent à des dizaines de milliers d’étudiants l’accès à leurs cours pour de telles réclamations. La présidence de Nanterre, en région parisienne en a donc appelé aux forces de l’ordre et les CRS ont pénétré vers 15 h ce lundi dans le bâtiment des sciences sociales où une assemblée générale improvisée réunissait entre 200 et 300 étudiants. Les médias paraissent néanmoins plus prompts à dénoncer les quelques tentatives d’expulsion des militants qui occupent dans l’illégalité les facultés que l’action des bloqueurs eux-mêmes.
NOUVELLES DU MONDE
Un projet pour faire rentrer les immigrés dans leur pays d’origine voit le jour en Allemagne
Le ministre Allemand du développement Gerd Müller, a annoncé un programme de retour au pays pour les immigrés clandestins d’Allemagne. En effet celui-ci prévoit un budget de 500 millions d’euros à cette fin. Ce programme comprend la dispense d’une formation professionnelle pour le clandestin ainsi qu’une création d’emplois dans son pays d’origine. En échange de cela ce dernier devra s’engager à retourner dans son pays d’origine. Pour le ministre il s’agit d’un projet de retour durable, il explique JE CITE : « Nous n’allons pas mettre un billet dans chaque poche ». Le projet prévoit en tout de faire rentrer entre 20 000 et 30 000 clandestins par ans dans leur pays d’origine.
Israël accusée d’avoir bombardé une base aérienne syrienne
Depuis ce samedi, les médias et politiques occidentaux blâment à tour de bras le gouvernement syrien pour une prétendue attaque chimique sur le fief islamique de la Ghouta. Le régime syrien a à son tour subi des pertes ce lundi, dans une zone beaucoup plus éloignée des combats, puisque l’aéroport de Tiyas, dans la province centrale de Homs, a été frappé par plusieurs missiles téléguidés. La Russie et la Syrie ont dénoncé une attaque d’Israël, qui verrait d’un mauvais œil l’installation de forces iraniennes dans cette zone. Alors que M. Trump a annoncé le retrait à venir des troupes américaines du conflit syrien, cette attaque serait donc une démonstration de force des israéliens contre le gouvernement syrien et l’Iran visant à les éloigner du Golan. La présumée attaque chimique du gouvernement syrien prenant le devant de la scène à point nommé le gouvernement israélien n’a pas eu à se justifier pour l’instant.
Le ministre britannique du Logement accuse l’immigration d’avoir provoqué l’explosion du prix de l’immobilier au Royaume-Uni
D’après le Sunday Times, Dominic Raab aurait déclaré que l’immigration a provoqué ces 25 dernières années une augmentation des prix du logement d’environ 20% au Royaume-Uni. Il a également ajouté que les contrôle au frontière de l’après Brexit devaient prendre en compte la demande de logement bon-marché. Il a en outre affirmé au Sunday Times qu’il écrivait en ce moment même au Comité consultatif sur la migration (MAC) afin de lui demander la production d’un rapport sur les effets de l’immigration sur le marché du logement au Royaume-Uni. Les déclarations de cette personnalité montante de la droite britannique s’inscrivent dans un contexte de réforme de la politique du gouvernement vis-à-vis de l’immigration.
Theresa May a par ailleurs annoncé une série de mesures axées sur l’offre pour stimuler la construction de logements. Ce à quoi le ministre à réagit : « Vous ne pouvez pas retirer le logement du débat sur l’immigration. Si nous atteignions l’objectif du gouvernement de réduire l’immigration à des dizaines de milliers chaque année, cela aurait une incidence importante sur le nombre de logement que nous devons construire chaque année. »
Vaste opération policière en Allemagne contre un mouvement radical
À travers toute l’Allemagne une opération policière de grande ampleur a été menée contre un groupuscule d’extrême droite. Les logements d’une dizaine de personnes accusées de créer une organisation terroriste d’extrême droite ont été investis et fouillés, sans résultat pour l’instant, aucun des membres présumés n’ayant même été arrêté. Selon la Deutsche Welle, radio internationale allemande, les personnes ciblées auraient été susceptibles d’être capables de violence. Alors que l’Allemagne subit au contraire de nombreux attentats islamistes et est une cible privilégiée de nombreux groupes djihadistes, sa police garde un sens des priorités discutable.

