Bulletin de réinformation proposé par Henri Benoît et Sara Bernier avec la participation d’Aymeric Lasserre
Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00.
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GRANDS TITRES
Le Parti les Démocrates de Suède consolide sa progression aux élections législatives.
Hier dimanche 9 septembre, 7,5 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour le renouvellement du parlement suédois. L’inquiétude des grands partis était à son comble, face à la montée de « Démocrates pour la Suède », le parti de Jimmie Akesson fortement opposé à l’immigration de masse. En effet, 450 000 migrants ont été accueillis en Suède en trois ans, mais la violence et les agressions sexuelles ont augmenté dans de telles proportions que le premier Ministre, issu du parti social-démocrate a même envisagé de faire appel à l’armée pour lutter contre le crime organisé.
Mais ce parti qualifié d’extrême-droite ne fait-il pas déjà partie du paysage politique suédois ?
En effet, il détenait déjà 49 sièges parmi les 349 députés élus en 2014, soit 12,86 % des électeurs. Contrairement au mode de scrutin français, 310 députés sur 349 sont élus à la proportionnelle.
Ni le bloc « rouge et vert » du Parti Social Démocrate de Staefan Löfven, auquel appartient le premier Ministre sortant, ni le bloc modéré des conservateurs de Ulf Kristersson, n’obtiennent la majorité au Riksdag.
Et quels sont donc les résultats définitifs ?
Le Parti Social Démocrate a enregistré son plus mauvais score depuis plus d’un siècle avec 28,4 % des voix. Il est suivi de peu par les conservateurs qui emportent 19,8 % des voix. Quant au parti qualifié d’extrême-droite, les Démocrates de Suède, il arrive en troisième position avec 17,6 % des voix. Toutefois, l’écart entre ces deux derniers partis n’est que de 30 000 voix, alors que l’on ne connaît pas encore le résultat du vote des 200 000 suédois résidant à l’étranger. Ira-t-on vers un UMPS à la suédoise ou vers une union des droites ? L’avenir nous le dira bientôt. Et Marine Le Pen a twitté hier soir : « Encore une mauvaise soirée pour l’Union Européenne ! ».
L’accusation d’espionnage russe relance la stratégie spatiale de défense
Lors d’un déplacement au CNES à Toulouse, la ministre des Armées Florence Parly, a dénoncé un acte d’espionnage russe. Mais les faits remontent à plus d’un an. A cette époque, le satellite franco-italien Athena-Fidus, se serait fait approcher par un satellite russe Louch Olympe.
Mais, cela est-il nouveau ?
Non, ce type d’espionnage existe depuis longtemps et les tentatives de destruction de satellites au moyen de tirs laser ont déjà occasionné des milliers de débris spatiaux qui constituent un véritable danger pour les stations spatiales orbitales comme l’ISS.
Aujourd’hui, la France, puissance spatiale, souhaite concurrencer les Etats-Unis, la Chine et l’URSS, qui multiplient leurs efforts pour protéger leurs satellites, neutraliser ceux de leurs adversaires, voire être capable de les détruire en orbite. La France dispose déjà de satellites utilisés pour les communications militaires.
Afin de mettre en place une véritable stratégie spatiale de défense, la loi de programmation militaire pour la période 2019-2025 prévoit un budget de 3,6 milliards d’Euros pour financer le renouvellement des satellites d’observation et la modernisation du radar de surveillance GRAVES. Mais ce coût élevé incite l’administration Macron à pousser l’Union Européenne à investir pour la mise en place d’un système de surveillance commun par satellites.
Le procès en assises des activistes impliqués dans le meurtre de Clément Méric tourne au procès politique
Cinq ans après l’affaire Clément Méric, le militant antifa décédé suite à un violent affrontement avec une bande de skinheads, le procès en justice s’est ouvert le 4 septembre dernier. Sur le banc des accusés, Esteban Morillo, Samuel Dufour et Alexandre Eyraud, mis en examen pour l’assassinat du jeune Clément.
Seulement voilà, au lieu d’y voir un affrontement entre deux bandes se situant aux extrêmes de l’échiquier politique, les médias relèvent surtout que c’est l’idéologie politiquement incorrecte des trois skinheads, qui serait donc à l’origine du meurtre.
Mais qu’en est-il de la matérialité des faits ?
Un vigile et un vendeur, témoins de la scène, affirment pourtant que ce fut au contraire du côté de Clément Méric que l’agressivité s’est déclenchée.
Ce biais dans le traitement médiatique de l’affaire nous révèle que le procès est d’abord et avant tout politique. La famille de Clément Méric a d’ailleurs, clairement montré ses intentions en affirmant que pour elle, le but du procès, n’était pas de déterminer la nature de la mort de Clément (assassinat ou accident), mais de prouver que le « fascisme » des skinheads était la cause directe du décès, faisant fi des violences dont les milices anti-fascistes sont capables lorsqu’il s’agit de combattre la fameuse « droite nauséabonde ».
BRÈVES DE FRANCE
En écho à l’initiative de Macron, Eric Tegner tente de lancer l’Union des Droites
Erik Tégner, 25 ans et candidat à la présidence des Jeunes Républicains, le mouvement de jeunesse du parti LR, vient de lancer sa campagne sur une péniche accostée sur les quais de Seine, près de Notre-Dame-de-Paris. Parmi les présents lors de cette soirée, Nicolas Dupont-Aignan, Paul-Marie Coûteaux ou encore Jean-Frédéric Poisson, mêlés à une foule de jeunes sympathisants dont le tiers « n’était rattaché à aucun parti », a précisé l’équipe de campagne. La réunion de toutes ces personnalités de droite, venue soutenir le jeune Erik, est-elle le prélude à leur union tant espérée, mais jamais réalisée ? Seul l’avenir nous le dira, mais une chose est à souligner : aucune personnalité des Républicains n’a daigné faire le déplacement à cette soirée de lancement.
ParcoursSup : la guerre des chiffres ?
La ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal a annoncé jeudi sur BFMTV que seulement 3000 bacheliers se trouvaient sans affectation, chiffre qui parait dérisoire comparé aux 812 000 candidats qui se sont enregistrés sur la plateforme Parcoursup au printemps dernier. Or, selon le journal Marianne qui s’est livré à un décompte méticuleux à partir du site officiel, la réalité est tout autre puisqu’il estime à 40 % la proportion des candidats pour lesquels Parcoursup n’a pas donné satisfaction. Parmi ceux-ci, ceux qui ont accepté une proposition en la mettant en attente de la satisfaction d’un autre vœu, les lycéens et étudiants en quête de réorientation et ceux qui ont décidé purement et simplement de quitter la plateforme sans explication. Le nombre de ces derniers avoisine 180 000. Une situation peu satisfaisante et de nature à rendre la rentrée universitaire sous tension.
Marion Maréchal fait sa rentrée
L’ISSEP, l’Institut des Sciences Sociales, Économiques et Politiques, inauguré en juin par Marion Maréchal-Le Pen, verra ses soixante premiers étudiants assister à leurs cours de Magistère dès le 15 septembre prochain, date de la rentrée universitaire. Son projet pédagogique lui tient d’ailleurs très à cœur, et l’ex-députée n’envisage pas pour le moment de revenir en politique. Et ce, malgré l’accueil pas toujours très courtois d’une certaine partie de la population, en témoigne la présence de tags sur les murs de son école : je cite : « On a pissé sur ton école Marion. Signé un Français, un vrai ». Faut-il croire pour autant à son retrait total de la vie politique ? Marion Maréchal a récemment fait parler d’elle en déclarant vendredi dernier au journal Le Parisien qu’Emmanuel Macron était « une anomalie dans l’histoire » et une « incroyable machine marketing ».
Selon le président du CRCM Bretagne, l’islam de France n’existe pas
Lors du congrès de Versailles, en juillet dernier, Emmanuel Macron souhaitait qu’un rapport soit fait pour réorganiser l’islam en France. En d’autres mots le rendre compatible avec les lois de la République. Un désir étonnant de la part du président alors que tous les médias acquis à sa cause ne cessent de répéter que l’islam n’est pas un problème, que c’est une religion de paix, d’amour et de partage…
Cependant le président du Conseil Régional du Culte Musulman (le CRCM) de Bretagne, Mohamed-Iqbal Zaidouni, tire Macron de son rêve et explique : « Les musulmans sont capables de s’organiser. Mais l’Islam, c’est l’Islam. Il n’y a pas d’Islam de France ou d’autre pays. Est-ce que l’on parle du catholicisme de France ? » Et pour répondre à M. Zaidouni, si l’on ne parle pas de catholicisme de France c’est tout simplement parce que le catholicisme est une religion et que l’islam est en plus un système politique à vocation conquérante.
Et le chiffre du jour, c’est quatre cents pour cent.
C’est l’augmentation du nombre de dégradations observées sur les radars depuis la mise en place de la limitation de vitesse à 80 km/h. Depuis le début de l’année, plus de 400 radars ont été vandalisés, par tags, empaquetage ou tirs au fusil, soit quatre fois plus que l’an dernier sur la même période tandis que les infractions pour excès de vitesse ont été multipliées par deux.
NOUVELLES DU MONDE
Chemnitz : les démentis à la supposée « chasse à l’homme » se multiplient
L’expression de « chasse-à-l’homme » employée par la chancelière Merkel suite aux manifestations de Chemnitz, a suscité une vague de protestation en Allemagne. Ainsi, le chef du renseignement intérieur allemand en personne, Hans Georg Massen a exprimé de « sérieux doutes » dans une interview au magazine Bild, contredisant ainsi frontalement la chancelière. Puis le premier ministre de Saxe, Mickaël Kretschmer de la CDU a déclaré – je cite- : « il ne faut pas mettre au pilori ceux qui descendent dans la rue… Ce ne sont pas des extrémistes de droite ».
Rappelons à nos auditeurs, que cette manifestation rendait en hommage aux victimes des demandeurs d’asile, suite au meurtre d’un allemand de 35 ans, poignardé par un ressortissant irakien. Le premier ministre tchèque, Andrej Babis, a apporté son soutien aux manifestants en déclarant : « il s’agit d’un combat pour préserver notre civilisation européenne et notre culture. Nous ne voulons pas vivre en Afrique ou au Moyen Orient ».
Sommet tripartite à Téhéran : la reprise d’Idleb par les forces syriennes semble imminente.
Rohani pour l’Iran, Poutine pour la Russie et Erdogan pour la Turquie se sont rencontrés vendredi dernier à Téhéran afin de coordonner leurs diplomaties dans le conflit Syrien.
La ville d’Idleb, aux mains des rebelles islamistes depuis 2015, est en passe d’être reconquise par l’armée régulière syrienne, appuyée par la Russie. Cette ville, au Nord-Ouest de la Syrie abritent quelques 3 millions d’âmes dont 1,3 millions de réfugiés que la Turquie voisine, seul des trois pays à avoir une frontière commune avec la Syrie, redoute de voir débarquer sur son sol.
La Turquie d’Erdogan, qui a longtemps soutenu les rebelles en Syrie, aurait préféré un « cessez le feu » avant d’adopter une position plus favorable à Bachar el-Assad, sous la pression irano-russe. L’offensive militaire imminente, pour la reprise d’Idleb a suscité une mise en garde des Américains, prêts à prétexter une attaque chimique éventuelle pour intervenir militairement. Quant à la communauté internationale, elle redoute une catastrophe humanitaire de grande envergure.
La bonne nouvelle du jour est écologique
Depuis le 1er septembre, les insecticides contenant des néonicotinoïdes sont interdits en application de la oi de 2016 sur la biodiversité. Ils sont en effet impliqués dans la disparition des abeilles pollinisatrices. Mais dans l’attente de techniques de remplacement allant de la rotation des cultures à l’application de méthodes non chimiques, des dérogations sont encore possibles jusqu’en 2020.

