Marie-Thérèse Hablot reçoit :
- Marie Christine Lasnier, historienne de l’art
Thème : « Les Quatre Saisons de Nicolas Poussin (1594-1665). L’Automne »
On m’en voudrait d’oublier l’exclamation de Corot devant L’Automne : « voilà la
nature ! »
(Pierre Rosenberg, Séance publique annuelle des cinq Académies, 2006)La suite des grands paysages « héroïques » va précisément conduire Poussin à un
approfondissement spirituel, où la réflexion sur la destinée de l’homme s’élargit
jusqu’à la compréhension de l’universel, où la tension stoïcienne des années
quarante fait place à l’apaisement des dernières toiles.
(Jacques Thuillier, Le paysage dans la peinture française du 17 ème siècle, Cahiers de
l’AIEF/1977/29/pp. 45-64)Ce cycle de quatre « histoires » bibliques comporte aussi, en filigrane, une
thématique païenne. Dans cette méditation syncrétiste, la nature demeure en fin de
compte le principal personnage.
(Alain Mérot, Poussin et la notion de nature, in Le Fablier. Revue des Amis de Jean
de La Fontaine, n°16, 2005)Nec morti esse locum {Il n’y a pas de lieu dans la mort}
(Virgile, Les Géorgiques, traduction de Frédéric Boyer, in Le souci de la terre, 2019,
Gallimard)
Références :

L’Automne ou La grappe de la Terre promise, 1660-1664, Louvre

Poussin, L’Automne, détail, 1660-1664, Louvre

Les ruines du Château-Gaillard, Les Andelys

Désert du Néguev, oasis

Corot, La promenade du Poussin, 1826, Louvre

Poussin, Diane et Endymion, vers 1630, Detroit

Poussin, Paysage par temps calme, 1651, Los Angeles, Getty Museum

Poussin, L’Orage, 1651, Rouen, musée Beaux-Arts

