Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « Naples à Paris. Peinture à Naples au XVIIᵉ siècle. Le Luth du prince (6/6) »
Tandis que le triomphalisme de l’Église romaine se traduisit esthétiquement dans les espaces infinis, lumineux et spectaculaires de l’optimisme baroque {au XVIIᵉ siècle}, les tendances religieuses napolitaines encouragèrent la représentation des aspects les plus douloureux de la condition humaine.
(Stefano Causa, Luca Giordano, Paris Musées, 2019, p.173)
Gesualdo perpétue l’usage de la polyphonie pure ; il l’enrichit seulement d’accidents (chromatismes, dissonances) qui altèrent l’harmonie sans modifier l’essence de son contrepoint. Gesualdo demeure en fait attaché à la conception renaissante d’un genre précieux et raffiné, cultivant un art « de chambre » éminemment aristocratique, voire réservé, qui connaît avec lui à la fois son apogée et son crépuscule {…} L’œuvre de Gesualdo, pétrie d’académisme tout autant que de modernité, aura nourri l’avant-garde du XXᵉ siècle plus encore que celle de son temps.
(Denis Morrier, Les Arts Florissants, Gesualdo, Madrigali Libri Quinto & Sesto, Livret 2023)
Références :

G. Recco, Nature morte avec poissons et animaux marins, La larme de la tortue (détail), 1671, Capodimonte
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