Bulletin de réinformation proposé par Henri Benoît et Jean Martin.
Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00
GRANDS TITRES
► Fête de la Courtoisie : le prix Grand Duc a été remis au meilleur bulletin de réinformation de l’année
Ce dimanche se déroulait Porte de Champerret à Paris la trentième édition de la fête de la Courtoisie. : une cinquantaine de patrons d’émissions ont tenu comptoir, pour échanger avec les auditeurs. Des centaines d’auteurs étaient présents pour dédicacer leurs ouvrages. Des milliers d’auditeurs étaient présents.
Trois événements ont ponctué cette riche journée
Deux causeries ont eu lieu. La première avec le professeur Deheuvels de l’Institut, pour faire le point sur « les nouveaux scandales de la santé et de l’environnement », comme l’extension de la vaccination obligatoire. La seconde avec Jean-Marie Le Pen, qui a ensuite dédicacé le tome 1 de ses mémoires, « Fils de la Nation ».
Mais le clou de la journée était évidemment la 4ème édition du prix Grand Duc du meilleur bulletin de réinformation de l’année !
Un jury composé de Dominique Paoli, Carl Hubert et Marc Rocher a décerné ce prix ex æquo à deux équipes : le bulletin du 22 mai dirigé par Philippe Brisebois et celui du 30 mai dirigé par Charles Sornac et Pierre Spacesi. Le jury a ainsi entendu récompenser le sérieux du travail de réinformation, l’usage d’un vocabulaire adapté et la qualité de la présentation. Les lauréats ont été chaleureusement applaudis.
Le jury a ensuite décerné trois prix spéciaux.
D’abord le prix de la meilleure voix féminine pour Erika Gauthier, bien connu de nos auditeurs pour sa douceur et son entrain. Ensuite le prix de l’investigation pour Henri Dubost : son bulletin du 1er juin posait de pertinentes questions sur les conditions abracadrabrantesques du sauvetage supposé d’un enfant par un clandestin malien. Enfin Gauthier de Saint-Wolf s’est vu décerner le prix du reportage du terrain pour sa couverture de la 9ème cérémonie des Bobards d’or. Bravo à eux !
► A la Malbaie au Québec, le sommet du G7 se solde par un échec
Le sommet du G7, a débuté dans la crispation. Avant son ouverture, le président américain avait d’abord plaidé, par tweet, pour la réintégration de la Russie, écartée du sommet depuis 2014 suite à l’annexion de la Crimée. Puis, il a taclé Justin Trudeau et Emmanuel Macron à propos de leurs critiques sur la politique commerciale extérieure américaine. En effet, le relèvement des droits de douane sur l’acier et l’aluminium par les Etats Unis, avait donné lieu à de nombreuses protestations, sur fond de guerre commerciale.
Mais, qu’avait dit en substance le président français ?
Il avait déclaré en amont du Sommet : « il est inapproprié d’utiliser la référence à la sécurité nationale pour prendre des mesures commerciales ».
Côté américain, on note une certaine volonté de limiter les prétentions de l’Union Européenne à se poser comme l’unique grand partenaire économique, oubliant l’émergence de nouvelles puissances comme l’Inde ou la Chine. Côté européen, la marge de négociations est relativement faible. L’Europe et notamment la France sont devenues dépendantes des technologies américaines en matière d’informatique et d’intelligence artificielle.
Et qu’en est-il du communiqué commun ?
Comme à son habitude, Donald Trump a créé la surprise en faisant volte-face lors de son voyage de retour. Exaspéré par les propos de Justin Trudeau, premier ministre canadien, qui a qualifié de « presque insultants » les droits de douane américains sur l’aluminium et l’acier, Donald Trump a fait valoir que les produits laitiers américains taxés à l’extérieur à 270 %, pénalisaient fortement l’agriculture américaine. America First ! Il n’y aura donc pas eu de communiqué commun, au grand désespoir d’Emmanuel Macron.
► La presse, vent debout contre la loi « anti fausses nouvelles »
Guillaume Roquette, directeur de la rédaction du Figaro Magazine a ouvert le feu en déclarant sur LCI – je cite : « La loi anti fake news est une vraie connerie ! ». D’autres médias, pourtant favorables au régime comme Le Monde, Le Figaro ou Le Point, s’inquiètent des dérives qui pourraient découler de cette loi. Ils critiquent notamment l’obligation faite aux médias de fournir leurs sources. Ils demeurent sceptiques sur l’applicabilité de la loi notamment en ce qui concerne les périodes électorales : un juge unique, nommé par le président du tribunal qui n’aura que 48 heures pour statuer sur la présumée « fausse nouvelle ». En aura-t-il les compétences et est-ce bien la mission d‘un juge que de dire si une nouvelle est « vraie » ou « fausse » ?
Et le CSA verra ses pouvoirs renforcés ?
En effet, il aura le droit de regard sur les médias dits « sous influence étrangère » comme RT France, implicitement dans la ligne de mire de l’administration Macron.
Seul le journal La Croix se réjouit du texte jugé « équilibré entre censure et liberté d’expression » Quant au quotidien Ouest France, il se réjouit – je cite- « d’un meilleur exercice de la démocratie ».
Enfin, ce qui est plus grave selon Jean-Yves Le Gallou, fondateur de Polémia et chroniqueur à TV Libertés, c’est la tentative de faire passer dans la loi, une disposition du règlement du CSA lui permettant de refuser à une radio l’autorisation d’émettre, au motif qu’elle manquerait au principe du pluralisme. Autant dire que si la loi était appliquée à la lettre, et toujours selon Jean-Yves Le Gallou, c’est France Inter, France Info et France Culture qu’il faudrait commencer par fermer !
BRÈVES DE FRANCE
Attentats du Bataclan : vers un scandale d’état ?
Dix-sept victimes ou familles de victimes se sont constituées en collectif pour demander des comptes à l’Etat en portant plainte pour « non-assistance à personne en péril ». En effet, huit soldats de l’opération Sentinelle, équipés de fusils d’assaut, ne sont pas intervenus sur ordre de leur hiérarchie, alors qu’ils étaient à portée des terroristes islamiques. Nul doute que le bilan aurait été moins lourd si ces militaires avaient pu intervenir. Une Commission d’enquête, présidée par George Fenech, avait déjà tenté de faire la lumière sur ce point, mais sans succès. Ce sera désormais à la justice de trancher.
Des policiers manifestent sous les fenêtres de la France Insoumise
Jeudi 7 juin, à l’appel du syndicat de policiers SGP-FO, une centaine de policiers s’est rassemblée devant le siège de la France Insoumise dans le Xe arrondissement, suite au soutien apporté par quatre députés du parti de Jean-Luc Mélenchon à Hadama Traoré. Il s’agit des députés Obono, Bernalicis, Corbière et Coquerel. En effet, Hamada Traoré, fondateur du mouvement « La révolution en marche » qui entend lutter contre les violences policières, a fait l’objet d’une plainte de la part du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb pour diffamation envers la police. La seule réaction de Jean-Luc Mélenchon a été de se plaindre du fait que le siège de son parti n’était pas protégé par les forces de l’ordre. Un comble !
► Un rappeur islamiste programmé en concert au Bataclan !
Le rappeur islamiste Médine se produira au Bataclan, le 19 et 20 octobre 2018. Il n’hésite pas à utiliser des formules chocs tels que « Crucifions les laïcards comme à Golgotha » pour faire passer ses idées.
Plusieurs personnalités à droite se sont élevées pour dénoncer cette provocation. D’autant que le concert aura lieu au Bataclan, où 90 personnes ont été tuées par des soldats d’Allah. Ainsi, Robert Ménard, Marine Le Pen, ou encore Valérie Boyer se sont indignés d’une telle provocation. Evidemment Marwan Muhammad (ex-directeur du CCIF) soutient Médine et traite les détracteurs de racistes. Pour nous rassurer, Médine se qualifie comme un cocktail mêlant Tariq Ramadan, Georges Brassens et Edwy Plenel : un cocktail pour le moins surprenant !
Et voici le chiffre du jour !
7.312 euros. C’est le montant de la subvention allouée au syndicat SUD par la mairie de Rennes pour l’année 2018.
Bien qu’en 2016, des militants d’extrême gauche, en opposition à la Loi El Khomri, aient saccagé la salle de la cité en la taguant et en détruisant l’enseigne du porche, la mairie a décidé de continuer à subventionner le syndicat SUD. D’où la colère des contribuables rennais à qui l’on demande de payer les frais de réparation, pour la coquette somme de 46.354 € et de financer un syndicat qui, rappelons-le, s’est fait remarquer en refusant de rendre hommage au colonel Arnaud Beltrame.
NOUVELLES DU MONDE
Les expulsions de clandestins en Italie :
Le député européen de la Ligue du Nord, Mario Borghezio a évoqué sur RTL le modus operandi pour renvoyer les clandestins dans leur pays d’origine. La tâche est compliquée et dense : il propose de commencer par expulser « les sans-papiers et en particulier ceux qui n’ont pas donné de bonnes garanties ». Honnête, il ne cache pas le coût important des expulsions qu’il estime à plusieurs millions d’euros, tout en faisant remarquer que précédemment « Personne n’a jamais dit aux italiens ce que coûte l’immigration ». Borghezio précise que renvoyer trois cents clandestins par jour serait un bon début.
Quant au Ministre de l’intérieur, Mattéo Salvini, chef de file de la Ligue, il entend profiter de la visite en Italie du secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg pour demander à l’organisation transatlantique de prêter main forte à la lutte contre l’immigration illégale.
La pression migratoire n’épargne pas l’Algérie
Selon le ministre de l’intérieur algérien, 27000 migrants auraient été reconduits à la frontière ces trois dernières années. « L’Algérie est loin d’être accueillante pour les réfugiés et les migrants » déclare Hassina Oussedik, directrice d’Amnesty International Algérie, en mettant en cause les méthodes de reconduites à la frontière, notamment le profilage ethnique et les conditions de détention dans le Sud Algérien. Du côté du gouvernement, le Ministre des Affaires Étrangères a mis en accusation des « réseaux criminels » responsables de l’arrivée massive de migrants en Algérie et, le Directeur de Cabinet de la Présidence accuse les migrants d’alimenter les trafics illicites, notamment de drogue. En somme, des problématiques peu différentes de celles rencontrées au Nord de la Méditerranée !
Allemagne : après le meurtre de Susanna, l’AFD demande la démission d’Angela Merkel.
C’est un meurtre particulièrement sordide qui a endeuillé l’Allemagne le 22 mai dernier : alors qu’elle rentrait chez elle, Susanna Feldman, 14 ans, de confession juive, a été victime d’une agression sexuelle à Wiesbaden, puis étranglée. Son supplice aurait duré toute la nuit. Après les faits, l’assassin Ali Bashar, dont la demande d’asile avait été rejetée en 2016, mais qui était toujours présent sur le territoire allemand, s’est enfui précipitamment avec sa famille vers la Turquie pour rejoindre l’Irak, le tout sous une fausse identité ! Arrêté en Irak par les forces kurdes, il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Ce drame relance la polémique à travers la classe politique allemande sur la politique d’immigration massive voulue par Angela Merkel. Le parti eurosceptique AFD (Alternative Für Deutschland ) qui est entré au Bundestag en septembre 2017, n’a pas hésité à demander publiquement la démission de la chancelière.
LA BONNE NOUVELLE DU JOUR EST ORNITHOLOGIQUE
Le mois de juin est celui du retour du martinet noir. Après avoir passé l’hiver en Afrique subéquatoriale, ces oiseaux remontent peu à peu vers l’Europe du Nord, jusqu’en Scandinavie. Leurs ailes rappellent la forme d’une faux et ils peuvent voler jusqu’à 200 km/h. Se nourrissant d’insectes volants, ils constituent un insecticide de premier choix et 100% écologique !

