Bulletin de réinformation proposé par Henri Dubost et Catherine Noailles
Rediffusion à l’antenne à 11h45 et 21h00.
Éphéméride
Ce 1er juin, nous commémorons la naissance de la dynastie capétienne. En mai 987, Louis V, roi des Francs, meurt sans descendance. Il est l’ultime monarque d’Europe à appartenir à la dynastie carolingienne. Quelques semaines plus tard, l’évêque Adalbert de Reims réunit à Senlis les barons du royaume. Le 1er juin 987 (ou peut-être le 3 selon certaines sources), par acclamation, l’assemblée de Senlis proclame Hugues Capet roi des Francs. « Le duc Hugues fut porté au trône et reconnu roi par les Gaulois, les Bretons, les Normands, les Aquitains, les Goths, les Catalans et les Gascons. » note Richer de Reims, chroniqueur de l’époque. Le 3 juillet suivant, Hugues est sacré roi des Francs, vraisemblablement à Reims. Dès son vivant, Hugues (rex coronatus, roi couronné), associe son fils Robert le Pieu (rex designatus, roi désigné) à l’exercice du pouvoir. Robert succède à son père à la mort de ce dernier, en 996. En 1793, dans la basilique de Saint Denis, les tombeaux de Hugues et de Robert seront les premiers à être profanés par les révolutionnaires.
GRAND TITRE
L’affaire Mamoudou : vraisemblablement une nouvelle affaire Théo…
Mardi dernier, notre équipe de réinformateurs a analysé l’invraisemblable mayonnaise médiatique qu’a suscitée l’exploit de Mamoudou Gassama, ce clandestin malien de 23 ans qui a escaladé la façade d’un immeuble du XVIIIe arrondissement de Paris pour porter secours à un enfant.
Revenons sur cette affaire à la lumière des questions qu’a posé à son sujet André Bercoff, éditorialiste à Sud Radio, lors d’une émission de Cnews, mercredi dernier. Après avoir regretté l’absence totale d’enquête préalable à cet emballement médiatique, Bercoff pose une première question : cet enfant de trois ans et demi est censé avoir escaladé la rambarde du balcon du 5ème étage, puis être tombé. Sachant que sur une distance de chute qu’on peut évaluer à quelque trois mètres, la vitesse acquise dépasse déjà les 30 km par heure, comment l’enfant, à supposer qu’il ait réussi avec ses petites mains à agripper la rambarde du quatrième étage au cours de sa chute, a-t-il pu mobiliser l’énergie nécessaire pour annuler une telle vitesse et pour rester accrocher dans le vide pendant plusieurs minutes à la seule force de ses bras ? Assurément, si Mamoudou est le héros du jour, ce petit garçon en est un autre, dont l’histoire retiendra la force physique proprement herculéenne. Evidemment, Bercoff n’a pas apporté à sa démonstration les précisions physiques que nous y avons ajoutées.
La deuxième question ?
Elle est plus banale mais tout aussi intrigante. Comment se fait-il que le voisin que l’on voit sur une vidéo tentant de sauver le gamin depuis son balcon, un homme barbu, assez trapu et de type méditerranéen, ne soit pas du tout le même que celui qui est peu après interrogé, es-qualité, par Cnews : imberbe, plutôt fluet, et de type caucasien ?
Des questions qui ont valu à Bercoff une volée de bois vert…
A peine a-t-il commencé à parler, que Pascal Praud, qui dirige l’émission, s’emporte : « Je ne comprends toujours pas ce que vous voulez dire ! ». Praud l’interrompt peu après sur le même ton scandalisé : « Vous voulez dire quoi ? Que c’est un montage ? ». Quant à Alain Jakubowicz, totalement dans son rôle, il évoque avec un sourire entendu la… « théorie du complot ». « Ça, c’est la déformation du bon avocat de la Licra », rétorque Bercoff, à la limite de l’indicible.
Mais il est une question que n’ont posé ni Bercoff ni les autres…
Cette question, beaucoup d’internautes l’ont posée, mais aucun journaliste du système ne la posera face à une caméra : que fait en France ce Malien, jeune et en pleine forme physique, alors que le Mali est en guerre et que, depuis 2013, 22 soldats français – un officier, neuf sous-officiers et 12 hommes du rang – se sont fait trouer la peau dans le cadre de l’opération Barkhane, pour que lui et les siens puissent vivre en paix dans leur pays ?
BRÈVES DE FRANCE
La déclaration-choc du jour est de Gérard Collomb
« Les migrants font un peu de benchmarking pour regarder les législations à travers l’Europe qui sont – on va dire, les plus « fragiles » a déclaré mercredi le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb lors de la présentation du projet de loi Asile et immigration au Sénat. Ajoutant, je cite toujours : « Telle nationalité de migrants (que je ne citerai pas) se dirige plutôt vers tel pays, non pas parce qu’elle est plus francophile, mais tout simplement parce que là, c’est plus facile ! Et donc qu’il vaut mieux aller là, plutôt que de se faire rejeter assez vite dans un autre pays. Les gens comparent un peu et se disent qu’il vaut mieux aller dans tel ou tel pays ». Fin de citation. La fonction de ce type de déclarations est de séduire le bon peuple. Mais en bon macronien, Collomb laisse toujours le dernier mot à la majorité gauche-LREM, immigrationniste, de l’Assemblée nationale. Moralité : séduire le bon peuple pour mieux le tromper. Leur avantage est néanmoins de libérer encore un peu plus la parole antisystème.
Bernard-Henri Lévy n’a pas goûté l’humour de nos amies les Brigandes
« Il vomit sur les nations, il maudit leurs traditions, BHL. Partout, c’est la guerre qu’il aime, BHL. Sur la montagne de Sion, il rêve de mondialisation, BHL. Mais les Lévites n’ont d’autres terre qu’une place au cimetière, dans un suaire ». Ces paroles, extraites de l’une des chansons du dernier CD des Brigandes, « Errant et fugitif », n’ont pas eu l’heur de plaire à Bernard-Henri Lévy, qui s’est sans doute reconnu sous l’acronyme BHL. YouTube vient d’informer le groupe des chanteuses identitaires que sur « réclamation d’ordre juridique » (je cite), la plateforme a bloqué la diffusion de leur clip « BHL » dans de nombreux pays, dont la France. Fort heureusement, des internautes avaient anticiper cette censure, et le clip est donc encore visible, pour la plus grande joie des nombreux admirateurs des Brigandes.
Le Parquet de Paris s’intéresse aux comptes de campagne présidentielle de 2017 de Mélenchon
En ligne de mire des magistrats, des dépenses facturées par deux entités, L’Ère du peuple et Mediascop. L’Ère du peuple a facturé à la campagne de Mélenchon un montant de 440 000 euros, alors qu’elle est en fait une association loi 1901 sans activité commerciale. Ses bureaux étaient comme par hasard situés à la même adresse que l’association de financement électorale du candidat. Quant à la société Mediascop, elle est soupçonnée de surfacturation pour un montant de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Elle est dirigée par Sophia Chikirou, qui était, mais c’est un hasard, la responsable de la communication du candidat Mélenchon. Commentant l’enquête du parquet, Mélenchon parle, je cite, d’un « coup monté » pour « entacher mon honneur ». Rappelons que lorsque la presse avait révélé la coquette plus-value réalisée par le lider maximo lors de la revente de sa permanence parlementaire de Massy en 2010, celui-ci avait déjà parlé de son « honneur entaché ».
D’ici l’an prochain, une quarantaine d’individus condamnés pour terrorisme devraient sortir des prisons françaises.
Dans notre bulletin d’il y a quatre semaines, nous vous avons parlé du problème des « revenants », ces musulmans partis faire le djihad en Syrie et Irak, et de retour sur le territoire national, constituant autant de bombes à retardement mettant en danger des centaines voire des milliers de vies françaises. Le procureur François Molins vient d’évoquer le problème des « sortants », ces musulmans condamnés pour terrorisme, qui auront d’ici peu purgé leur peine, et qui seront donc libérés. Soit 25 personnes en 2018, 17 en 2019, et 22 en 2020, et 47 chaque année de 2021 à 2023. Une réalité effrayante face à laquelle les autorités de la République semblent être totalement démunie. Le procureur Molins a ainsi évoqué sans convaincre une « surveillance accrue ».
BRÈVES DU MONDE
Frappe de l’Epée : démonstration de force de l’Otan autour de l’enclave russe de Kaliningrad
Du 3 au 15 juin prochains aura lieu l’un des plus importants exercices interalliés réalisés par l’OTAN aux portes de la Russie. Cet exercice baptisé « Sabre Strike » (Frappe de l’Epée) mobilisera 18 000 soldats et plus de 5 000 véhicules militaires, – dont une cinquantaine de chars lourds Abrams – appartenant à 19 pays de l’Organisation. Il se déroulera autour de Kaliningrad, une enclave russe située au milieu de l’Union européenne, entre la Pologne et la Lituanie. Une ville d’un million d’habitants qui abrite la plus importante flotte de la Baltique, de nombreux aérodromes militaires avec des chasseurs emportant des missiles de croisière X55 et X101, et des systèmes de lancement de missiles stratégiques « Iskander-M ». Pour de nombreux experts, l’opération Sabre Strike comporte donc des risques démesurés. Une nouvelle fois, c’est clairement l’OTAN qui joue les va-t-en guerre, multipliant les manœuvres militaires à hauts risques sur les frontières russes.
Acier et aluminium : comme prévu, Trump a mis sa menace à exécution
Les Etats-Unis ont donc décidé de ne pas prolonger l’exemption temporaire accordée à l’Union européenne jusqu’à hier minuit et vont mettre en place des taxes de 25% sur l’acier et de 10% sur l’aluminium. Ces mêmes taxes vont également frapper le Mexique et le Canada. Emmanuel Macron comme la chancelière allemande Angela Merkel ont dénoncé une décision « illégale » (sic). M. Macron a pour sa part fustigé ce qu’il appelle le « nationalisme économique », ajoutant dans une belle envolée lyrique, je cite toujours : « Le nationalisme économique, c’est la guerre ». La Commission européenne a quant à elle affirmé, je cite, que des « contre-mesures » allaient être annoncées « dans les prochaines heures ». Des menaces qui n’ont pas impressionné le secrétaire au commerce de Donald Trump, Wilbur Ross, lequel a minimisé les risques de représailles de la part des pays visés, estimant que les importations venant de l’Union européenne représentaient, je cite, « peu de chose » (moins de 3 milliards de dollars) par rapport au déficit commercial américain qui a dépassé les 500 milliards de dollars en 2016. Ottawa a été un des premiers partenaires à riposter concrètement en annonçant des taxes sur 12,8 milliards de dollars US de produits américains.
ANNONCE
Notre bulletin de mercredi dernier vous a informé de la condamnation, avec effet immédiat, le vendredi 25 mai dernier de Tommy Robinson, à 13 mois de prison ferme pour, je cite, « atteinte à l’ordre public ». Motif : à l’extérieur du bâtiment qui abrite le tribunal de Leeds où se tenait un procès d’un gang de prédateurs sexuels pakistanais, le journaliste indépendant avait démarré une vidéo en direct pour sa page Facebook. Silence quasi-total des médias européens au sujet de cette terrifiante atteinte à la liberté d’expression. Sur les réseaux sociaux, la vidéo dans laquelle Tommy Robinson commente sa condamnation tourne en boucle, où elle y est abondamment commentée. En France, Valeurs Actuelles est le seul média grand public à parler de l’affaire. Notre confrère dénonce, je cite, « une décision orwellienne » de la justice britannique. Ce vendredi matin, la pétition de soutien à Tommy Robinson, mise en ligne samedi dernier, approche les 560 000 signataires. A l’appel de Renaud Camus et Karim Ouchikh, fondateurs du Conseil national de la Résistance Européenne, une grande manifestation de soutien au fondateur de l’English Defence League est prévue le lundi 4 juin prochain à 18h30, avenue Winston Churchill, métro Champ-Elysées-Clemenceau, devant la statue de Winston Churchill.