Bulletin de réinformation proposé par Henri Dubost et Catherine Noailles.
Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00.
ÉPHÉMÉRIDE
Le 6 avril 1652, l’explorateur et commerçant néerlandais Jan van Riebeeck débarque au Cap de Bonne-Espérance, dans la baie dite de la Montagne de la Table, et y fonde, pour le compte de la Compagnie hollandaise des Indes orientales, le premier établissement commercial du Cap. Entre 1657 et 1667, plusieurs expéditions furent organisées pour reconnaître l’intérieur des terres sud-africaines. En 1688, deux cents huguenots français rejoignent les 800 colons néerlandais déjà présents au Cap. Ce n’est qu’en 1770, soit 118 ans après la fondation du Cap, que sont relatés les premiers contacts entre populations noires, les bantous, et fermiers d’origine franco-néerlandaise, les boers, à plus de 900 km à l’est de la cité mère. Les afrikaner considèrent Jan van Riebeeck comme le père de la nation sud-africaine.
GRANDS TITRES
► SNCF : la dette s’invite dans les négociations entre syndicats et gouvernement
Après une première grève de deux jours, mardi et mercredi, les syndicats de cheminots ont repris hier le chemin des négociations
Abordée lors des premiers débats à l’Assemblée nationale sur la réforme ferroviaire, la question de la dette de la SNCF était au centre des préoccupations jeudi. La dette colossale de la société nationale – nous l’évoquions dans notre bulletin d’hier – atteint 55 milliards d’euros et coûte un milliard d’euros par an à l’entreprise… Dans la matinée de jeudi, le Premier ministre Édouard Philippe s’est dit « ouvert » à la reprise d’une partie de la dette de la SNCF par l’État, mais avec, je cite, des « contreparties ». « Je ne veux pas prendre un engagement alors même qu’à ce stade, rien n’a changé dans le fonctionnement de la SNCF », a précisé le Premier ministre.
Des propos qui ont ulcéré Philippe Martinez, numéro de la CGT
« C’est proprement scandaleux » s’est emporté Philippe Martinez, qui a parlé de « chantage gouvernemental », et qui a répondu au Premier ministre par un autre chantage : « Acceptez ce qu’on vous propose, et on parlera de la dette après ». Plus modéré, Laurent Berger de la CFDT a estimé, je cite, qu’ « il n’y a pas d’autre solution que la reprise de la dette par l’État, parce que ce n’est pas la dette des cheminots, ni celle des usagers ». Quant à Jean-Claude Mailly de FO, il a reconnu devant l’Association des journalistes sociaux que la dette est, je cite, « une des questions clé » de l’avenir de la SNCF, ajoutant néanmoins, qu’« il n’est pas acceptable de laisser entendre que les problèmes de la SNCF sont liés au statut des cheminots ». Fin de citation. Un dialogue de sourds dont les usagers feront de nouveau les frais dans les jours et les semaines qui viennent. Les contribuables sont avertis : la solution du problème passera vraisemblablement par un accroissement de la fiscalité, en parallèle à une nouvelle dégradation des services publics
► Bande de Gaza : fermeté du gouvernement israélien, alors que de nouvelles manifestations auront lieu ce vendredi
La journée du 30 mars dernier a été la plus sanglante depuis la guerre de 2014 entre Israël et le mouvement islamiste Hamas, qui dirige la bande de Gaza d’une main de fer.
Israël a prévenu hier que les consignes de tirs données il y a une semaine, alors que 18 Palestiniens avaient été tués par balle, resteraient les mêmes pour aujourd’hui vendredi. Les Palestiniens de Gaza se préparent à cette nouvelle protestation pour réclamer à la fois le retour des réfugiés qui avaient fui leurs terres lors de la création de l’Etat d’Israël en 1948, et la fin du blocus de Gaza par Israël.
Le ministre de la défense, l’ultra sioniste Avigdor Lieberman, s’est montré particulièrement menaçant
« S’il y a des provocations, il y aura une réaction des plus dures comme la semaine dernière. Nous n’avons pas l’intention de changer les consignes de tirs, nous restons sur la même ligne », a-t-il prévenu, ajoutant : « Nous n’avons pas affaire à une manifestation mais à une opération terroriste ». M. Lieberman a par ailleurs qualifié, je cite, de « cinquième colonne (…) et de mercenaires » les dirigeants de B’Tselem, une ONG de gauche qui a appelé les soldats israéliens à ne pas tirer sur les Palestiniens non armés.
De leur côté, les responsables du Hamas reconnaissent une « erreur d’organisation »
« Nous n’aurions pas dû laisser les gens s’approcher de la frontière israélienne vendredi dernier », a affirmé Asaad Abou Sharkh, porte-parole et membre du comité d’organisation de la « Marche du retour ». Ajoutant : « Nous ne nous attendions pas à ce que les Israéliens tirent pour tuer ». Fin de citation. Le Hamas a annoncé qu’il verserait une indemnité de 3.000 dollars aux familles de manifestants tués et 500 dollars à ceux grièvement blessés. Parmi les prochaines périodes à hauts risques : le transfert prévu à la mi-mai de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.
BRÈVES DE FRANCE
50 ans après Mai 68, la gauche et l’extrême gauche restent fidèles à leurs tropismes délétères
« Frappez vite, frappez fort, un bon flic est un flic mort ». Tel est l’un des tags très en vogue actuellement sur les murs de l’université Paris 8. Le Premier ministre Edouard Philippe s’est dit, je cite « choqué, surtout après la semaine que la France vient de passer ». Allusion, naturellement, à la mort en service commandé du colonel Beltrame. Le Premier ministre a tenu à souligner, je cite, la « très forte mainmise des partis d’extrême-gauche et d’extrême-droite sur le mouvement étudiant actuel », insinuant que ces tags nauséabonds pourraient être l’œuvre de mouvements nationalistes. Autre slogan très tendance sur les murs des facs en grève : « La littérature est morte, vive le smartphone ». Sans commentaire.
Nouveau camp d’infiltrés à Paris
Rappelons que « infiltrés » est le nom que le Premier ministre Benjamin Netanyahu et une grande partie de la classe politique israélienne avec lui, donnent aux clandestins. C’est le nom que nous leur donnerons dans cette brève. C’est un véritable bidonville qui a vu le jour aux portes de Paris. Environ 1.500 « infiltrés » vivent dans un camp improvisé près de la Villette. « Il n’y a pas de policiers ici, c’est bien », témoigne sur Europe 1 un infiltré éthiopien. Depuis le mois de novembre, sous le boulevard périphérique, ce sont des dizaines de tentes qui sont alignées au pied d’un immeuble de bureaux. Selon un « bénévole » (sic) de Médecins du monde, une association d’aide aux infiltrés, l’un des problèmes posés par ce camp est avant tout le manque d’hygiène, je cite : « C’est très sale, les ordures s’amassent rapidement. 1.500 personnes qui vivent de distribution alimentaire, ça créé énormément de déchets. L’endroit est propice à la propagation des maladies », fin de citation. Paris doit par ailleurs faire face depuis plusieurs mois à une invasion de rats. A quand la peste ?
Jean-Vincent Placé : sous le donneur de leçons, un harceleur raciste…
La presse n’a pu passer sous silence le comportement, abondamment commenté sur les réseaux sociaux, de l’ancien sénateur écolo dans un bar du 6ème arrondissement parisien. Après avoir importuné et insulté deux jeunes femmes, Placé a traité le vigile de « sale bougnoule », ajoutant : « On n’est pas au Maghreb ici. Je vais t’envoyer à Ouagadougou dès le premier vol ». Placé a été ensuite embarqué par des policiers de la BAC, qu’il a traités d’« enfoirés » et de « tocards », motivant la plainte d’un des fonctionnaires de police. Dans le véhicule de la BAC, Placé s’est alors plaint d’un coup de poing au visage reçu de la part d’un client, je cite, « d’extrême droite ». Un coup de poing imaginaire comme le constateront les policiers. Rappelons qu’en 2012, Placé alors sénateur avait souhaité déposer une énième proposition de loi sur les injures racistes, soulignant, je cite « qu’on ne peut plus accepter ça » !
« Invasion migratoire » : l’expression demeure interdite par le régime
Sur signalement de la Licra, le parquet de Paris a requis mercredi 5.000 euros d’amende avec sursis contre Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La France, jugé pour provocation à la haine ou à la discrimination, pour avoir, dans un tweet de janvier 2017, évoqué, je cite, une « invasion migratoire ». Le procureur a dénoncé, je cite : « une thèse complotiste et raciste née dans les tréfonds de l’extrême droite française au début de la décennie précédente, la thèse du « grand remplacement » de Renaud Camus », fin de citation. Partie civile, la Licra a notamment demandé 5.000 euros de dommages et intérêts. Délibéré le 6 juin.
Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb prend acte du démantèlement de régions entières sous le poids des flux de demandeurs d’asile
Lors de son audition inaugurale au débat sur le projet de loi asile-immigration, mardi dernier à l’Assemblée nationale, Gérard Collomb a mis en garde ceux qui critiquent la trop grande fermeté de ce texte. Le ministre a souligné, je cite, que « certaines régions françaises sont en train de se déconstruire parce qu’elles sont submergées par des flux de demandeurs d’asile », ajoutant, je cite toujours : « Peut-on penser que nous pourrions construire chaque année une ville de taille moyenne pour accueillir ces réfugiés ? Si on a des populations totalement marginalisées, alors il ne faudra pas s’étonner que se passent demain dans notre pays un certain nombre de dérives. », fin de citation.
NOUVELLES DU MONDE
Chute de Lula, idole de la gauche mondiale
Lula, président de la république brésilienne de 2003 à 2010, « père du peuple », figure de la lutte ouvrière, condamné en janvier dernier à plus de douze ans de détention pour corruption, n’échappera pas à la prison. Par six voix contre cinq, les juges de la cour suprême lui ont en effet refusé l’habeas corpus – le droit de ne pas être emprisonné tant que tous les recours judiciaires n’ont pas été épuisés. Longtemps repoussée, son incarcération devrait avoir lieu vers le milieu de la semaine prochaine. Le président déchu avait su séduire une partie de la petite bourgeoisie brésilienne dont la vie s’était améliorée lors de son premier mandat. Mais, celle-ci s’en est éloigné au moment du scandale dit des « mensualités ». Lula et son « Parti des travailleurs » sont alors devenus les symboles de la corruption qui ravage le pays.
Les Etats-Unis, la Chine et la Russie sont les trois premières puissances de la planète. Et la France est quatrième !
En tout cas selon un classement utilisant l’« indice de puissance globale », agrégeant plusieurs paramètres, économiques, démographiques, militaires, culturels, territoriaux, etc., un indice mis au point par la revue Conflits, une revue française de géopolitique dirigée depuis sa fondation en 2014 par Pascal Gauchon. Notre confrère Présent a fait de cette incontestable bonne nouvelle la une de son édition d’hier. Deux bémols néanmoins : outre que cet indice est pour l’instant purement franco-français, ses concepteurs ne cachent pas la précarité de notre quatrième place…
LA BONNE NOUVELLE DU JOUR
Ce samedi, 7 avril 2018, à partir de 10 heures, l’Iliade (Institut pour la longue mémoire Européenne) tiendra son colloque annuel à la maison de la chimie, 28, rue Saint-Dominique, Paris VIIe, sur le thème : « Fiers d’être Européens ! »

