Bulletin de réinformation proposé par Henri Dubost et Catherine Noailles.
Il sera rediffusé à l’antenne à 11h45 et à 21h00.
Version texte
Éphéméride
Le 19 janvier 1945, l’écrivain et poète français Robert Brasillach était condamné à mort. Un an plus tôt, jour pour jour, étaient créées les cours martiales et tribunaux d’exception qui marquèrent le début de l’épuration de l’après-guerre, une épuration sur laquelle les communistes eurent la haute-main. Selon Robert Aron, historien français d’origine juive, l’épuration, tant légale que sauvage se solda par quelque 40.000 exécutions en quelques mois. Le « parti des fusillés » – dixit la doxa officielle – fut avant tout celui des fusilleurs. Comme l’ont montré Jean-Pierre Besse et Thomas Pouty dans leur livre Répression et exécutions pendant l’Occupation (1940-1944), le nombre d’exécutions auxquelles les Allemands ont procédé pendant les quatre années d’occupation n’excède pas 4.000. Un chiffre également très inférieur aux 60.000 victimes françaises des bombardements anglo-américains de 40 à 45
Grands titres :
- Etats généraux de la bioéthique : en route vers le « meilleur des mondes »…
- Elections présidentielles russes : Vladimir Poutine dans un fauteuil
Etats généraux de la bioéthique : en route vers le « meilleur des mondes »…
Les premières lois de bioéthique datent de 1994. Une première révision avait eu lieu en 2004, puis une deuxième en 2011. Les Etats généraux de la bioéthique se sont ouverts hier à l’assemblée nationale
C’est dorénavant avec une périodicité de sept années que le pouvoir entend refonder les lois de bioéthique à la lumière de la maîtrise grandissante des sciences et des techniques. Pilotés par le Comité consultatif national d’éthique, ces débats, qui dureront jusqu’à l’été, doivent nourrir la prochaine loi bioéthique attendue au Parlement à l’automne
« Quel monde voulons-nous pour demain ? » s’interrogent les doctes participants à ces travaux…
Une première question serait de savoir qui est ce « nous ». Il existe manifestement des forces d’une redoutable puissance dont l’ambition n’est autre que d’instaurer un constructivisme universel : substituer au récit de l’humanité naturelle celui d’une humanité artéfactuelle, fruit des avancées exponentielles des sciences et des techniques. Ces perspectives faustiennes sont devant nous, à échéance d’une génération. Les enjeux idéologiques et financiers sont tels qu’on ne voit pas comment une loi nationale serait en mesure d’encadrer quoi que ce soit…
Mais comment refuser ces avancées techniques s’il s’agit de guérir des maladies ou de pallier des infirmités ?
Un sourd retrouvant l’audition grâce à un implant cochléaire, un membre bionique permettant à un handicapé de remarcher normalement, quel grincheux s’en plaindrait ? Mais qui ne remarque que derrière ces « produits d’appel » se profile la volonté de substituer à l’homme naturel l’homme artéfactuel, croisement non humain – inhumain – d’ingénierie génétique et de machines dotées d’intelligence artificielle ? Pour nos apprentis sorciers, matérialistes et athées, tout en effet est constructible : sexe, race, apparence et capacités physiques, intelligence, dons artistiques, trouble amoureux, jusqu’au plus intime de notre personnalité. Et naturellement, pour eux-mêmes, ils désirent le meilleur et le plus performant. Pour Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, je cite : « Le monde s’est installé dans l’eugénisme, avec ses théoriciens, ses praticiens, ses légistes et ses avocats ». Fin de citation. N’oublions pas en effet que les zélés promoteurs de ce cybermonde (les Raymond Kurzweill, Martine Rothblatt, Noah Harari, et autres Itzik Yahav) sont par ailleurs ceux-là même qui nous assurent que l’humanité se porterait mieux si elle diminuait de 95%. Pour les élites messianiques en effet, à quoi servent des masses d’êtres humains faillibles et coûteux, dès lors que robots et cyborgs peuvent avantageusement les remplacer ?
Elections présidentielles russes : Vladimir Poutine dans un fauteuil
Le premier tour des élections présidentielles en Russie aura lieu le 18 mars prochain
Près de 80% des électeurs russes ont l’intention d’aller voter. Avec à peine un demi pourcent, le chiffre annoncé des votes blancs est exceptionnellement faible. Vladimir Poutine l’emporterait avec plus de 80% des suffrages dès le premier tour, recueillant ainsi le vote de près de 65% des Russes. Une légitimité dont aucun dirigeant occidental ne peut se prévaloir. Rappelons ainsi qu’en France, au second tour des présidentielles 2007, seuls 43% des inscrits ont voté Sarkozy ; 39% pour Hollande en 2012 ; 38% pour Macron en 2017, dont près des deux-tiers pour faire barrage à la « bête immonde »…
Les deux principaux concurrents de Poutine sont loin derrière
Pavel Groudinine, patron du Parti communiste de la Fédération de Russie, le suit en effet avec 7,6% des intentions de votes. Quant à Vladimir Jirinovski du Parti libéral-démocrate de Russie, il est sous la barre des 5% d’intentions de vote…
Des précisions sur le « dissident » Alexeï Navalny ?
Rappelons qu’en juillet 2013, Navalny était condamné à cinq ans de camp avec sursis pour détournement de fonds d’une société forestière. Les États-Unis et l’Union européenne avaient alors dénoncé, je cite, « un procès politique ». En juin 2017, s’appuyant sur cette condamnation, la commission électorale a invalidé la candidature de Navalny aux futures présidentielles de 2018. En octobre 2011, la publication par un haker de la correspondance électronique de Navalny avait montré que Da ! le mouvement politique qu’il a créé en 2006, a été financé par la fondation américaine National Endowment for Democracy. Les autorités russes ont soupçonné une tentative des services américains pour promouvoir une « révolution de couleur » en Russie, sur le modèle des mouvements « spontanés » (guillemets de rigueur…) qui ont secoué la Géorgie, l’Ukraine, le Kirghizistan et la Biélorussie, dans les années 2003-2006. Dans le cadre de sa campagne pour l’élection à la mairie de Moscou en 2013, Alexeï Navalny a obtenu des financements étrangers émanant de plus de 300 personnes physiques et entités juridiques étrangères issus de 46 pays dont les Etats-Unis, la Finlande, la Grande-Bretagne, la Suisse et le Canada. Pour l’économiste et journaliste américain Paul Craig Roberts, je cite : « la Russie a toutes les raisons d’avoir des doutes sur l’opposition politique réunie autour d’Alexeï Navalny, une opposition en fait financée par les Etats-Unis. », fin de citation. Adulé par la presse occidentale, Navalny est totalement discrédité en Russie : même s’il avait pu se présenter en 2018, il aurait recueilli moins de 2% des suffrages selon les derniers sondages. Pas de quoi fouetter un « dissident »…
Brèves de France
Notre Dame des Landes : une situation de tous les dangers pour le pouvoir
Le gouvernement a donné jusqu’au printemps aux opposants au projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes pour évacuer le bocage nantais, promettant, je cite, la « fin de la zone de non-droit ». Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a même déclaré que les routes d’accès seront libérées, je cite, « d’ici la fin de la semaine prochaine ». 500 gendarmes mobiles sont déjà sur la zone. Un nombre qui pourrait rapidement monter à 2000 hommes selon certaines sources. Les Compagnies républicaines de sécurité seront également de la fête. Quatre unités sont déjà positionnées à Nantes, dans l’attente d’opérations de guérilla urbaine comme savent en mener les « black blocks ». Pour un responsable de la gendarmerie, les zadistes iront, je cite, « chercher la faute, car l’objectif, c’est la bataille médiatique, et ils voudront en découdre avec des moyens lourds, entre autres des cocktails Molotov », fin de citation. Rappelons qu’en février 2014, black blocks, antifas et autres altermondialistes, nervis d’extrême gauche régulièrement employés par le pouvoir par « casser du natio », avaient dévasté le centre de Nantes. En toute impunité, puisque les quelques individus interpellés avaient rapidement été relâchés.
Vitesse limitée à 80 km/h : la Ligue des conducteurs dénonce les contre-vérités du pouvoir
Dans un article publié sur son site, la Ligue des conducteurs dissèque les raisons avancées par le Premier ministre pour justifier la baisse de la vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire. Pour la Ligue, l’argument selon lequel l’expérimentation d’une baisse de la vitesse s’est traduite par une baisse de la mortalité, ne tient pas la route. Selon la ligue, je cite : « Sur les trois tronçons expérimentés à 80 km/h, et durant une période de 18 mois, entre juillet 2015 et décembre 2016, le nombre de victimes d’accidents est plus important que sur les trois périodes de 18 mois précédentes et limitées à 90 km/h. », fin de citation. Depuis son lancement dès l’annonce des projets du gouvernement, la pétition mise en ligne par la Ligue, toujours active, a recueilli plus de 600.000 signatures. Pour la Ligue, je cite encore, « Certes, une manche est perdue. Mais aujourd’hui, nous devons continuer à nous battre », fin de citation.
Blocage des prisons : vers de nouvelles actions des personnels pénitentiaires
« On joue notre vie pour 1 500 euros », explique Martial Delabroye, représentant FO au centre pénitentiaire de Réau (Seine-et-Marne).
La phrase politiquement incorrecte de la semaine
Nous la devons à Marine Le Pen. En marge de ses vœux à la presse, lundi dernier, la présidente du Front nationale a déclaré, je cite : « le harcèlement de rue est en immense majorité le fait de ressortissants de l’immigration [qui] importent une culture de non-respect des femmes ». Fin de citation.
Brèves du monde
Selon George Soros, « le nationalisme est maintenant l’idéologie dominante dans le monde »
Dans un entretien donné le 15 janvier dernier au Financial Times, George Soros se déclare prêt à se battre contre, je cite, cette « idéologie dominante dans le monde [qu’est] maintenant le nationalisme ». « Je me sens plus que jamais prêt à me battre et à défendre ce qui est juste (sic) » y affirme le milliardaire américano-israélo-hongrois. Son arme de guerre, les Open Society Foundations (OSF) disséminées un peu partout dans le monde, et notamment en Europe. Rappelons qu’en 2015, Vladimir Poutine a chassé l’OSF de Russie, accusant Soros, je cite, de « mettre en danger le système constitutionnel et la sécurité nationale » du pays. Pour le dirigeant hongrois Viktor Orban, c’est Soros qui se trouve directement derrière les plans de l’UE d’ouvrir les frontières de l’Union à des millions de clandestins du Moyen-Orient et d’Afrique.
L’idéologie de la repentance émascule les mâles allemands
Les Allemands guériront-ils un jour de leur passé nazi ? Rien n’est moins sûr. Plus de 70 ans après la fin de la guerre, les jeunes Allemands en paient encore le prix fort. Outre-Rhin, les tactiques de séduction des jeunes hommes à l’égard des jeunes femmes se résument en effet à… rien, comme l’a révélé une enquête d’un psychosociologue allemand, Wolfgang Schmidbauer, lequel explique, je cite : « le nazisme a discrédité la notion traditionnelle allemande de la masculinité : un père fort, un frère héroïque, un combattant pour la cause allemande. Tout au long de la période d’après-guerre, alors que les femmes étaient considérées comme des victimes innocentes du régime nazi, les hommes étaient accusés d’être les auteurs de ces violences. La masculinité s’est confondue avec la dictature. », fin de citation. Conséquence : le nombre de célibataires explose. Ils étaient 12 millions en 1991, ils seront 19 millions en 2035. En 2015, l’institut allemand des statistiques annonçait ainsi que nos voisins ne seraient plus que 70 millions en 2060, contre 82 millions aujourd’hui. C’est sans doute compter sans le Grand Remplacement, à l’œuvre en Allemagne comme il l’est en France et dans l’ensemble des pays européens, à l’exception des pays de l’est.
Annonce du jour
L’Action Française organise une marche aux flambeaux demain 20 janvier en souvenir du martyr du roi Louis XVI. Rendez-vous en l’église Saint-Roch, 284, rue Saint-Honoré, Paris 1er, à 16 heures.

