Bulletin de réinformation proposé par Albert Lelièvre, Henri Benoît, Aymeric Lasserre et François René, avec la contribution de Charles Sornac, Louis de Charency et Carl Hubert.
Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00.
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GRANDS TITRES
Elections en Corse : les nationalistes largement en tête
Les Corses sont appelés aux urnes, les 3 et 10 décembre, pour élire les 63 élus de la future collectivité unique qui verra le jour le 1er janvier 2018.
Avec 45% des voix, la liste « Pè a Corsica » (Pour la Corse) frôle la victoire dès le premier tour.
Elle rassemble les autonomistes de Gilles Simeoni et les indépendantistes de Jean-Guy Talamoni, qui ont déjà la majorité relative dans l’assemblée sortante. Un raz-de-marée est donc attendu pour cette coalition nationaliste la semaine prochaine. Elle prendra le contrôle de la toute nouvelle collectivité corse et cherchera à négocier davantage d’autonomie.
Loin derrière, en deuxième position avec presque 15% des voix, arrive le centre-droit régionaliste.
Suivi par la liste Les Républicains, avec 13%, et La République en marche, à peine 11% des voix. Ces trois listes pourraient fusionner ensemble en vue du 2nd tour. Avec un peu moins de 7% des voix, la liste indépendantiste de Paul-Félix Benedetti, Core in Fronte, n’accède pas au second tour. Il en va de même de l’unique liste de gauche (6%) et du Front national (3 %).
Le taux d’abstention est élevé, à 48%.
Et il ne devrait guère évoluer dimanche prochain. Il semble que l’électorat corse tourne le dos aux partis nationaux pour privilégier l’identité corse.
Contribuables associés révèle les 10 associations les plus subventionnées par l’Etat
Les chiffres étaient passés inaperçus dans le lot de documents du projet de loi de finances pour 2018. En 2016 l’Etat aura versé aux associations 4,7 milliards d’euros de subventions. Et ce montant a doublé par rapport à 2015. Sur les près de 57 000 bénéficiaires, près de 900 associations reçoivent plus d’un million d’euros chacune.
C’est l’AFPA (l’association pour la formation professionnelle des adultes) qui reçoit le plus gros montant avec 154 millions d’euros.
Elle a pourtant été critiquée par la Cour des Comptes pour sa gestion.
Ensuite, quatre associations spécialisées dans l’hébergement social et l’accueil d’immigrants totalisent 217 millions d’euros : COLLIA (anciennement Association de formation des travailleurs africains et malgaches), AURORE, FRANCE TERRE D’ASILE et EMMAUS SOLIDARITE.
Ces associations immigrationnistes sont ainsi financées par l’Etat pour encourager l’immigration et aider les clandestins à faire des recours en justice contre l’Etat !
Le Fonds de financement du dialogue social reçoit quant à lui 33 millions d’euros. Il permettra à huit centrales syndicales de se partager un pactole de 100 millions d’euros grâce à la nouvelle taxe syndicale imposée aux entreprises.
Il faut ajouter à ces subventions de l’Etat les commandes publiques et les aides des autres collectivités territoriales.
La seule Mairie de Paris a distribué en 2015 quelques 310 millions d’euros aux associations (soit 140 € par habitant). En définitive, l’INSEE estime à 47 milliards d’euros la dépense publique totale dont bénéficient les associations.
La sous-traitance associative de missions de service public ne va pas sans poser quelques problèmes…
Le contrôle des dépenses par le Parlement est aléatoire et les entorses au principe de neutralité du service public sont fréquentes. Ainsi la Ligue de l’enseignement qui reçoit 27 millions d’euros n’a pas hésité en 2015 à appeler à faire barrage au Front national. Quant à France Terre d’Asile, son idéologie est clairement affichée de promouvoir l’asile sans limite.
Dans le but de mettre un terme au gaspillage public, Contribuables Associés suggère une réduction de 50 % des subventions et un contrôle renforcé.
La chasse aux sorcières non-russophobes continue aux Etats-Unis
Michael Flynn, l’éphémère conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, a plaidé coupable vendredi d’avoir menti au FBI. M. Flynn n’aurait pas dit la vérité dans le cadre de l’enquête sur une possible ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine et sur une collusion entre Moscou et l’équipe de campagne de Donald Trump.
Un « plaider coupable » qui ne signifie donc pas un aveu de collusion.
L’attention se porte aussi sur le fait que Donald Trump avait limogé, en mai dernier, le patron du FBI, James Comey. Lequel, dans une audition devant le Sénat, avait affirmé que Donald Trump lui avait demandé d’enterrer une enquête visant précisément Michael Flynn. Ce que nie le président américain.
Néanmoins, il n’est pas interdit de s’interroger sur la campagne antirusse qui sévit outre-Atlantique.
Serait-ce une tactique consistant à accuser de liens avec le Kremlin toute personne indésirable, dans le but probable de détourner l’attention des vrais problèmes ? C’est en tout cas ce qu’a déclaré à Sputniknews Glenn Greenwald, l’un des fondateurs du site The Intercept.
M. Greenwald est préoccupé de ce que tant de commentateurs se soient laissés hypnotiser par la rhétorique du supposé complot russe.
Et de préciser que cette situation peut en effet faire penser au maccarthysme qui voyait se répandre la pratique d’accusations pour trahison sans rechercher des preuves. Certains journalistes de l’oligarchie vont jusqu’à décrire Moscou et la Russie comme une menace grave et presque existentielle pour le Etats-Unis.
BRÈVES DE FRANCE
Vers le lycée unique : la mort annoncée des filières et le bac à la carte ?
Courant novembre, Jean-Michel Blanquer a lancé sa consultation nationale en vue d’un nouveau baccalauréat. Programmé pour 2021, le nouveau bac suppose de mettre en place de nouveaux programmes dès 2018 pour les secondes. La mise en place d’un bac à la carte comprendra une part de contrôle continu et un examen final faisant la part belle à l’interdisciplinarité, maître mot de la réforme. A terme c’est la transmission des savoirs par discipline qui est menacée. L’élève, toujours au centre du système éducatif comme l’avait voulu Claude Allegre, déterminera son propre parcours en fonction d’un projet personnel supposé exister.
Une réforme dans la droite ligne de celles des prédécesseurs du ministre.
La phrase du jour est du même Jean-Michel Blanquer
Sur France Inter, le 27 novembre dernier, le journaliste Nicolas DEMORAND recevait le ministre de l’Éducation Nationale Jean-Michel BLANQUER.
C’est un Demorand idéologue et revanchard sur la question des ABCD de l’égalité et de la théorie du genre qui charge le ministre à plusieurs reprises afin de savoir s’il aura le « courage » de reprendre ces éléments.
Réponse de notre ministre : « Non. Le courage c’est de ne pas aller dans le sens du journaliste qui vous demande d’aller dans le sens qu’il veut ».
Le parti des médias est ressorti KO ce jour là !
Christian Estrosi avoue qu’il n’a jamais été de droite
Le maire de Nice s’est confié au journal Le Parisien. Il proclame son soutien au maire de Paris, Anne Hidalgo, dans son projet de réduction de la circulation automobile dans la capitale. Mais il tient aussi à étaler son regret d’avoir voté, en 1988, en faveur d’une proposition de loi relative au rétablissement de la peine de mort. Il avoue avoir joué un rôle sans rapport avec ses convictions.
Christian Estrosi, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, n’en est pas à son premier renoncement pour faire les yeux doux à la gauche. En 1998, il avait engagé des négociations avec le Front national, à l’occasion des élections régionales. Tandis qu’en 2015, il appelait vivement au front dit républicain contre Marion Maréchal-Le Pen, pour la présidence de la région.
Thomas Joly condamné pour avoir publié sur son blog une photo en libre accès sur internet.
Deux mois de prison avec sursis et 2000 € d’amende c’est la peine prononcée par le Tribunal Correctionnel de Beauvais à l’encontre de Thomas Joly. Le secrétaire du Parti de la France était poursuivi par le Ministère public pour avoir publié les images de James Folley et d’Hervé Cornara, décapités par des islamistes, respectivement au Levant et en France. Malgré l’absence de victimes (aucune partie civile à l’audience), c’est le fait d’avoir exposé des images violentes susceptibles d’être vues par des mineurs, qui a été reproché à M. Joly.
Mais zéro poursuite pour l’image du cadavre du petit Aylan Kurdi, échoué sur une plage de Turquie et reprise en boucle par les médias de propagande pour faire accepter une immigration incontrôlée. Un poids, deux mesures ! Thomas Joly fera appel de sa condamnation.
Le film de la semaine, c’est « La Promesse »
Mercredi 29 novembre est sorti dans les salles françaises le film « La Promesse ». L’action se déroule à Constantinople, au moment du génocide arménien. Avec un budget de 90 millions de dollars, deux vedettes hollywoodiennes et une ancienne présentatrice de la météo sur Canal + à l’affiche, ce film a tout pour être un succès.
Mais on constate une promotion inexistante en France, et une distribution confidentielle : seulement 37 salles pour la 1ère semaine d’exploitation. Le film est surtout projeté dans les villes où une communauté arménienne est importante.
Faudrait-il voir dans ce bazardage des pressions de la Turquie qui refuse toujours de reconnaître le génocide des minorités de l’Empire ottoman en 1915 ? Ou des pressions d’un autre « lobby » qui veut éviter une concurrence victimaire ?
NOUVELLES DU MONDE
Un révérend écossais prie pour que le prince George devienne inverti
A l’exemple du mauvais sort jeté par Maléfique sur la princesse Aurore dans « La Belle au bois dormant », le révérend écossais Kevin Holdsworth prie pour que le jeune prince George soit homosexuel. Rappelons que le prince George est le tout jeune fils aîné du prince William et donc futur héritier du trône de Grande-Bretagne.
Lui-même homosexuel, le révérend Holdsworth y voit le moyen de favoriser l’acceptation du mariage entre personnes de même sexe par l’Église anglicane. Une hérésie qu’a déjà accepté l’Église épiscopale d’Écosse.
Le chiffre du jour, c’est 450
En 2016, plus de 450 personnes ont été victimes d’attaques à l’acide dans la capitale britannique – trois fois plus qu’en 2014. Ces attaques ont lieu principalement dans l’est de Londres. Les arrondissements les plus touchés par les agressions à l’acide sont Newham, Barking & Dagenham et Tower Hamlets.
Tower Hamlet et Newham abritent une population musulmane très importante : environ un tiers des habitants. Il s’agit notamment d’une immigration bangladaise. Or, au Bangladesh, pays musulman à 89 %, le vitriolage est monnaie courante. Ainsi en venant en Angleterre ils ont importé cette pratique barbare.
Rappelons que les Rohingyas, qui font pleurer le Pape François, sont justement une population musulmane originaire du Bangladesh.
Le Notre Père évolue
« Ne nous soumets pas à la tentation ». Cette sixième demande du Notre Père en langue française datait de 1966, fin du concile Vatican II. Elle résultait d’un compromis œcuménique et fut ensuite très controversée. La nouvelle traduction francophone a été validée par le Vatican dès 2013. Les catholiques français l’ont prononcée pour la première fois hier, premier dimanche de l’Avent et ouverture de la nouvelle année liturgique. Désormais, « Ne nous laisse pas entrer en tentation » est plus en harmonie avec l’épître de Saint Jacques JE CITE « Que personne ne dise : “Ma tentation vient de Dieu.” Dieu en effet ne peut être tenté de faire le mal, et Lui-même ne tente personne. ».
LA BONNE NOUVELLE DU JOUR EST MUSICALE
Noël se vit en musique ! On nous signale que l’ensemble Velut Umbra donnera un concert de Noëls anciens à l’église sainte Elisabeth de Hongrie (à Paris, Métro Temple). Ce sera samedi prochain 9 décembre à 20h30. Vous pourrez entendre un large choix de pièces, allant du Moyen-Âge à la période baroque, sur instruments d’époque (flûtes, vielle, viole, orgue et voix). Le tout présenté de manière pédagogique, non sans humour. L’entrée est libre, mais pas forcément la sortie !
Merci de nous avoir écoutés. Nous vous donnons rendez-vous demain à 7h15 pour un nouveau bulletin de réinformation sur Radio Courtoisie. La vie est belle !

