Bulletin de réinformation proposé par Joséphine Rivière, Jean Bernard, Louis Bélissard avec la participation de Robert Scott et Anne-Sophie Gautier.
Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00
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GRANDS SUJETS
Clôture des comptes bancaires du FN : pour la Banque de France, la Société Générale a respecté la procédure légale
Pour la Banque de France, la Société Générale n’a pas clôturé les comptes du FN pour des motifs politiques et a bien respecté la loi. La Société Générale avait justifié la clôture des comptes comme répondant à des considérations bancaires. Explication trop vague pour le FN qui avait alors dénoncé une « Fatwa bancaire » et avait saisi la Banque de France.
Dans le cadre de la procédure du droit au compte, la Banque de France a imposé au Crédit du Nord, filiale de la Société Générale, d’ouvrir un compte au nom du FN
Si cette procédure du droit au compte, garantie le droit de détenir un compte bancaire, son fonctionnement reste très limité. En effet, le FN ne dispose pas de chéquier. Les décaissements devront se faire uniquement par virement et ce pour mieux tracer les flux. En outre, les dons par cartes bancaires en ligne ne seront plus permis. Ces services bancaires rudimentaires entravent le bon fonctionnement du parti politique, qui représentait quand même près de 11 millions de voix aux dernières élections.
Si rien n’est illégal là dedans, le Crédit Du Nord très zélé, respecte la procédure de droit au compte à la lettre.
Oui rappelons que cette procédure est censée s’appliquer aux citoyens ayant fait l’objet d’un fichage Banque de France pour le non remboursement d’un crédit par exemple. Ce qui n’est pas le cas du Front National.
Marine Le Pen semble indiquer implicitement qu’elle et le FN sont soupçonnés d’infraction à la réglementation relative au blanchiment ou à la fraude fiscale.
Il est vrai que les banques sont soumises à une réglementation draconienne concernant le blanchiment des capitaux et la fraude fiscale. Elles ont l’obligation de remonter le moindre doute à Tracfin, cette cellule financière qui dépend de Bercy. Autre point délicat, dans le cas d’une suspicion de blanchiment, les banques ne doivent indiquer sous aucun prétexte, le motif de la clôture du compte. Cette piste pourrait bien expliquer la justification pour le moins évasive de la Société Générale.
Massacres de Maïdan : dans un silence assourdissant, un reportage italien remet sérieusement en cause la thèse officielle
Dès le début des événements ukrainiens, les médias n’ont eu de cesse de discréditer le président ukrainien pour son refus d’intégrer davantage l’Ukraine à l’Union européenne, ce qui revenait à faire le jeu de la Russie. Officiellement, le président Viktor Ianoukovitch est accusé d’être à l’origine des massacres qui eurent lieu à Kiev, sur la place Maïdan, les 18, 19 et 20 février 2014. Une centaine de civils manifestants avaient été tués par balle. Ianoukovitch était cité dans les médias occidentaux comme le principal responsable, celui qui avait ordonné à ses forces de sécurité d’ouvrir le feu sur des civils innocents.
Le souvenir des révolutions colorées, qui n’avaient rien de spontanées, aurait pourtant dû inciter à plus de prudence et de retenue…
On serait en effet en droit d’attendre des médias une information impartiale, mais on sait aussi que la désinformation est une arme de guerre redoutable. L’Irak l’a appris à ses dépens en 2003. Quatre ans après les débuts de la Crise en Ukraine, alors que le conflit s’éternise à l’Est du pays, rare sont les médias qui en tirent les leçons. Une chaîne de la télévision italienne cependant, Canale 5, a eu le courage de diffuser, le 20 novembre dernier, un reportage de Gian Micalessin, reporter de guerre expérimenté, réputé pour son indépendance. Celui-ci prend le contre-pied du récit habituellement déversé dans les médias officiels. L’émission donne la parole à des tireurs qui ont tué des manifestants ce jour-là et qui affirment avoir ouvert le feu à la demande de l’opposition pro-Union européenne pour semer le chaos. D’après ces témoignages, les tireurs d’élite seraient géorgiens placé sous les ordres de Saakashvili, qui venait de quitter la présidence de Géorgie.
Ces révélations ont-elles suscité une remise en question du récit officiel ?
Le tollé médiatique que ces révélations graves auraient dû naturellement produire se fait toujours attendre plus d’une semaine après la diffusion du reportage. En France, les médias dominants sont restés silencieux. L’information est occultée. Pas un mot, pas un article, n’a filtré dans la presse. Aucune interrogation, aucune remise en question. Cela en dit long sur la prétendue liberté d’opinion des journalistes. Cela en dit long sur la qualité de l’information fournie par un système médiatique qui fait pourtant profession de traquer les « fake news ».
Brèves de France
Le revenu universel expérimenté dans huit départements.
Huit présidents de départements socialistes expérimenteront le revenu universel dans leurs départements respectifs. Les présidents de région concernés soulignent en effet les coûts induits par le RSA sur le budget des départements ainsi que la persistance d’un taux de pauvreté élevé. Le revenu de base était une des propositions phares de Benoît Hamon. Il est notamment en cours d’expérimentation en Finlande.
Selon l’Insee, les Français serait parmi les plus riches d’Europe.
C’est difficile à croire, et pourtant : selon l’Insee, les Français figurerait parmi les peuples les plus riches d’Europe, peu après le Luxembourg et l’Autriche. Ce classement est exprimé en parité de pouvoir d’achat et tient compte, notamment, du généreux système d’aides sociales français. Il pointe du doigt également la prévalence du travail pauvre en Allemagne qui connaît un taux de pauvreté de 17 % contre 14 % pour la France.
ISF : pour le Sénat, le gouvernement doit revoir sa copie.
Le projet de réforme de l’ISF n’a pas su convaincre le Sénat. Celui-ci a en effet rejeté le projet de réforme d’Emmanuel Macron. L’un des sénateurs les Républicains, Albéric de Montgolfier, a en effet signifié son refus du texte dans ses amendements : il préconiserait en effet une suppression totale de l’ISF. La transformation de cet impôt en impôt sur la fortune immobilière serait perçue comme ayant des conséquences néfastes sur l’investissement.
L’UNEF, arroseur arrosé ?
Après le Mouvement des Jeunes socialistes, c’est au tour du Syndicat étudiant UNEF d’être frappé par une vague de dénonciations de harcèlements sexuels. Dans une tribune du Monde, des jeunes filles dénoncent le « système de prédation » mis en place sous la présidence de Jean-Baptiste Prévost, entre 2007 et 2011.
Ancien Président de l’UNEF, conseiller de Najat Vallaud-Belkacem, c’est sous son « règne » à la tête de l’UNEF qu’aurait commencé à se développer ce système qualifié par certaines anciennes syndicalistes de « phallocrate » Un système qui tenait du « harem » selon certaines. Voire carrément du « droit de cuissage » pour d’autres.
L’accord avec le Mercosur inquiète éleveurs et agriculteurs français
La Commission européenne et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) souhaitent souhaitent se mettre d’accord sur les grandes lignes d’un accord de libre-échange. Le volet agricole exacerbe les tensions. Comme toujours, le point d’achoppement porte sur les normes sanitaires et environnementales, moins sévères en Amérique du Sud. Alors que l’accord de libre-échange CETA ouvre la porte à 68.000 tonnes de viande bovine canadienne, le Mercosur pourrait en exporter 100.000 tonnes supplémentaires. Le Brésil vise aussi un contingent de 600.000 tonnes d’éthanol pour les bio-carburants. Ce serait l’équivalent de 40 % de la production française, réalisée, elle, à partir de betterave sucrière. Autre secteur pouvant être fragilisé, la volaille. 78.000 t s’ajouteraient aux 500.000 t déjà exportés par le Brésil. Une catastrophe pour la filière française qui affronte déjà les poulets low-cost polonais… Que l’Europe puisse, en contrepartie, exporter des voitures ne fait pas l’affaire des agriculteurs français, qui refusent d’être les sacrifiés de l’accord global.
NOUVELLES DU MONDE
Tournée du pape en Birmanie : l’épineux cas des Rohingyas
Le pape a rencontré Aung San Su Ki, dirigeante de la Birmanie et a pris défense du prix Nobel de la Paix bien que celle-ci soit violemment critiquée en occident pour sa gestion du dossier. Dans ce pays majoritairement bouddhiste, où l’armée détient encore les principaux ministères régaliens, le pape n’a pas évoqué le cas de Rohingyas. Prendre partie pour les Rohingyas, comme il l’a fait par le passé, aurait mis les minorités chrétiennes du pays dans une situation encore plus délicate qu’elle ne l’est déjà actuellement.
Emmanuel Macron chahuté en fin de discours à Ouagadougou
La tension est palpable à la fin du discours d’Emmanuel Macron devant les étudiants de l’Université de Ouagadougou entre applaudissements, rires et sifflets, le président Burkinabé quitte alors la salle. Une vidéo vite retiré du site Twitter du Président.Finalement la séance de questions réponses tourne au chaos
Mais en une minute, Emmanuel Macron met les points sur les i concernant l’immigration !
LA BONNE NOUVELLE DU JOUR
New York : eh bien, dansez maintenant !
Ce lundi 27 novembre, la municipalité de New York a abrogé une loi de 1926, datant du temps de la prohibition, qui imposait aux lieux fermés de détenir une licence spéciale pour permettre à leur clientèle de danser. Celle-ci était détenue par moins de 100 des plus de 22 000 bars, restaurants et discothèques. Étonnant dans cette métropole qui se veut la « ville qui ne dort jamais ». Les établissements ne détenant pas ce permis s’exposaient, en cas d’infraction, à une amende et à une perte de leur licence de vente d’alcool, synonyme de faillite pour la plupart.

