Bulletin de réinformation proposé par Louis Marie et Céline Losa, avec la contribution de Benjamin Wirtz, d’Aliénor Lagardère et de Louis de Charency.
Rediffusions à l’antenne à 11h45 et 21h00.
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L’Union Européenne reporte une nouvelle fois le vote sur le glyphosate
L’Union Européenne devait se prononcer ce mercredi 25 octobre sur le renouvellement ou non de l’autorisation du glyphosate qui est le pesticide le plus utilisé dans le monde actuellement, mais elle a reporté le vote. Selon une porte-parole de la Commission, l’objectif reste de « trouver une solution qui bénéficie du soutien le plus large possible, qui assure un haut niveau de protection de la santé humaine et de l’environnement, en ligne avec la législation européenne et fondée sur les données scientifiques disponibles ».
Un pesticide qui fait l’objet d’un débat d’experts depuis des années
La controverse scientifique autour du glyphosate est au cœur du débat et de la résolution du Parlement. Il a fait notamment en 2015 l’objet d’une étude au Centre international de recherche sur le cancer, un organe de l’OMS, qui l’a classé « cancérogène probable » contrairement aux agences européennes, l’EFSA (sécurité des aliments) et l’ECHA (produits chimiques) qui ont en 2017 publié des études écartant le risque cancérigène.
Un période visée d’utilisation réduite
La Commission Européenne a reçu lundi une pétition citoyenne demandant l’interdiction du glyphosate ayant récolté plus de 1,3 millions de signatures. Elle a donc décidé ce mercredi de réévaluer les risques tout en éliminant progressivement cette substance des sols de l’Union Européenne. Malgré la volonté de Nicolas Hulot de rabaisser le renouvellement au niveau européen à 3 ans, la décision avancée et retenue a été de réduire la période d’utilisation du glyphosate entre 5 et 7 ans.
Une disparition progressive tout de même programmée d’ici fin 2022
Plusieurs Etats membres tels que la France, l’Autriche et l’Italie ont publiquement affirmé leur opposition à une autorisation trop longue. C’est pourquoi, ce mardi, le parlement européen avait voté en faveur d’une disparition progressive du glyphosate sur les sols de l’Union européenne d’ici fin 2022.
Dans leurs résolutions, les eurodéputés souhaitent également interdire toute utilisation non professionnelle de la substance après 2017. Par ailleurs, l’exécutif européen a plusieurs fois expliqué que d’autres autorités de régulations mondiales étaient allées dans le même sens que les agences scientifiques de l’Union Européenne.
Xi Jinping renforce son pouvoir à la tête de la Chine
Le président Xi Jinping a été réélu par le comité central à la tête du Parti Communiste Chinois, et marque clairement sa volonté de renforcer son pouvoir. Rompant avec une tradition de plusieurs décennies, en particulier avec la politique de ses prédécesseurs immédiats, Xi Jinping n’a en effet désigné aucun successeur au sein de l’organe de direction du parti. Après des années de manoeuvres dans le cadre de son intense politique de lutte contre la corruption, ce « prince rouge », descendant d’un haut dirigeant communiste, est sans rival.
S’agit-il d’une rupture politique ?
A l’exemple de Mao et de Deng, celui que l’on surnomme « l’oncle Xi » avait fait inscrire dès le mardi 24 octobre son nom dans la charte du Parti, entendant souligner le caractère historique de sa propre pensée. Selon les termes de la charte, la pensée « du socialisme aux caractéristiques chinoises pour une nouvelle ère » fait désormais partie des fondamentaux de la puissance chinoise. Si l’Etat laisse à présent une plus grande liberté aux acteurs économiques, en particulier en matière d’investissement à l’étranger, le Parti est plus que jamais présenté comme le principal instrument de l’ascension nationale. Les déclarations de Xi Jinping confirment d’ailleurs la volonté d’affermir le contrôle de la société, de la presse aux réseaux sociaux.
Quel est l’objectif de Xi Jinping pour la Chine ?
Xi Jinping a toujours défendu l’idée de « la renaissance chinoise », qu’il présente comme un simple retour à la normale. Après l’éclipse temporaire de la Chine durant le XIXe siècle, marqué par les révoltes paysannes, l’instabilité politique chronique et la guerre de l’opium, l’empire du Milieu devrait retrouver sa place historique. Les objectifs affichés par Xi Jinping au lendemain de sa reconduction sont clairs : la Chine a cessé d’être l’atelier du monde, et doit pouvoir concurrencer l’Occident sous 25 ans dans les domaines les plus divers, des biotechnologies aux énergies renouvelables. Dans cette optique, les fameuses « nouvelles routes de la soie » défendues par Xi Jinping ne sont que des étapes. Il s’agit de rendre à la Chine son statut de puissance mondiale, jusqu’à contester le rôle des Etats-Unis, déjà visés par le discours explicitement anti-occidental et anti-libéral du président chinois.
Brèves de France
La France peine à faire son beurre
Depuis quelques jours, les rayons de nos supermarchés sont de moins en moins fournis en beurre, et de nombreux internautes ont signalé des ruptures de stock un peu partout en France. Ce semblant de pénurie s’explique en fait par la difficulté des négociations entre les producteurs de beurre et les chaînes de grande distribution, qui achètent à un prix que les industriels juge trop bas par rapport au prix du beurre sur le marché mondial.
En effet, le cours du beurre a connu une hausse phénoménale depuis deux ans, et s’est apprécié de 100 %. Cette hausse des prix est due d’abord à une hausse de la consommation mondiale. Le beurre est de plus en plus apprécié aux Etats-Unis par exemple, ou même en Chine, vers qui les exportations de beurre ont augmenté de moitié entre janvier et août 2016. Dans le même temps, la production de beurre n’a que peu augmenté, notamment à cause de conditions climatiques difficiles pour l’industrie laitière.
L’industrie du beurre reproche aux grandes surfaces de fixer leur prix annuellement, et donc de refuser de s’aligner sur la hausse des prix mondiale depuis l’hiver dernier. Mais le risque de pénurie reste très hypothétique pour le moment.
Le Louvre fait un nouvel appel aux dons
Le musée du Louvre lance sa huitième campagne d’appel aux dons afin d’acquérir un livre d’heures commandé par François 1er. Il s’agit d’un livre de prières manuscrit et entièrement recouvert d’une reliure d’or et de pierres précieuses que le roi offrit à sa nièce Jeanne d’Albret, future mère d’Henri IV. Sur les 10 millions qu’il coûte, le groupe LVMH en financera 5, et les dons populaires devraient en rapporter un. Vous pouvez actuellement admirer cette magnifique pièce au sein de l’exposition « François Ier et l’art des Pays Bas ».
La cristallerie Baccarat devient chinoise
L’annonce est tombée le 19 octobre : la prestigieuse cristallerie des Vosges passe sous pavillon chinois. Le fonds d’investissement chinois Fortune Fountain Capital a signé le contrat d’acquisition de 88,8% du capital de Baccarat, une luxueuse entreprise française cotée à 185 millions d’euros. Créée en 1764, la société fabrique surtout des articles de table, des luminaires, des objets de décoration et des bijoux, et compte bien asseoir sa position en Asie. Ses 500 employés contribuent ainsi au rayonnement de la France à l’étranger.
Le Fisc réclame 1,8 millions d’euros au Front National
Axel Loustau, trésorier du micro-parti Jeanne chargé de financer le Front National, est mis en examen dans l’enquête sur le financement des campagnes de 2012. Le Fisc réclamerait ainsi à la structure 1,8 millions d’euros, selon Le Canard enchaîné. Si l’Etat réclame un montant de près de 100 000 euros correspondant à un impôt sur les sociétés, il s’agit d’abord de recouvrir des impayés de TVA, alors qu’Axel Loustau soutient le caractère défiscalisé des activités concernées. Ce n’est certes pas la première fois que le Front National doit affronter une tempête médiatique concernant les activités de ses prestataires. Rappelons que l’affaire des « Panama papers » a fait long feu. Plus un mot depuis le printemps 2016, et pour cause. A l’époque, la plupart des médias concluaient rapidement à l’existence d’un « système offshore sophistiqué », censé permettre au Front National de sortir de France des centaines de milliers d’euros. Pourtant, l’AFP et le journal 20 minutes ont été condamnés pour diffamation le 19 octobre dernier. Reconnus coupables par le tribunal de Paris d’avoir imputé au Front National « des pratiques fiscales opaques ou frauduleuses dans le cadre du scandale des Panama Papers ». La prudence est donc de mise, quand on sait à quel point le parti a fait l’objet d’accusations calomnieuses de la part de la presse depuis de longues années.
Les étudiantes parisiennes incitées à la prostitution
Un camion publicitaire a stationné pour le compte d’un site Internet devant des universités parisiennes afin d’inciter les étudiantes à rencontrer un « sugar daddy ». Qu’est-ce qu’un « sugar daddy » ? Il s’agit d’un homme plus âgé qui finance les étudiantes en échange de leur consentement à des relations sexuelles, au sein d’une relation « mutuellement avantageuse »… La mairie de Paris a saisi le procureur de la République pour demander des poursuites à l’encontre du site internet, accusé d’inciter à la prostitution. Son PDG assume quant à lui pleinement sa démarche, voyant dans cette réaction un simple « malentendu défini par la culture locale »… Des milliers d’étudiantes françaises seraient déjà inscrites sur des sites étrangers. Si aucune donnée statistique sérieuse n’existe en France au sujet de la prostitution étudiante, une étude anglaise publiée par l’université de Swansea en 2015 indique que les activités à caractère sexuel concerneraient 1 étudiante sur 20. Par ailleurs, 22% des étudiantes interrogés déclaraient avoir envisagé de franchir le pas. Les services d’escort, le travail dans les clubs de strip-tease ou les prestations sur Internet deviendraient des moyens de financer des études universitaires de plus en plus coûteuses. Une étude de l’université de Leeds soulignait ainsi que la dette moyenne des étudiants s’élevait en 2012 à plus de 60 000 euros.
Brèves du monde
Un nouveau serment d’allégeance à la Russie
Le 4 juillet dernier, la Douma a validé le projet de loi visant à instaurer un serment d’allégeance en cas d’accès à la citoyenneté russe. Mardi 24 octobre, 62 nouveaux Russes originaires des anciennes Républiques soviétiques et de l’Afghanistan ont ainsi dû jurer JE CITE » de protéger la liberté et l’indépendance de la Fédération de Russie, d’être loyal envers la Russie, de respecter sa culture, son histoire et ses traditions » FIN DE CITATION. Les habitants de la Crimée bénéficient quant à eux d’une procédure d’obtention de la nationalité russe simplifiée.
La christianophobie s’invite dans les livres d’histoire britanniques
De nombreux manuels d’histoire de Grande Bretagne n’indiqueront plus les dates en référence à la naissance du Christ. L’expression « avant Jésus-Christ » sera remplacée par « avant l’ère commune », AEC en abrégé. Cette décision évidemment idéologique ne laisse pas insensible le clergé britannique. Celui-ci n’a pas manqué de réagir, manifestant son incompréhension devant la suppression d’une référence qui n’était pas perçue comme choquante par les citoyens britanniques, même d’autres religions. D’aucuns ont même souligné l’incohérence d‘une telle mesure, puisqu’elle ne mentionne plus le Christ, tout en continuant de s’y référer comme point de repère de toute notre histoire ! La Grande-Bretagne veut donc mettre donc fin à une norme historique qui datait du VIIIème siècle, et rejoint ainsi l’URSS ou la Chine qui avaient également refusé cette référence par rejet de la culture chrétienne. L’information a été révélée par un article du Daily Mail en date du… 1er octobre EC, c’est-à-dire le 1er octobre de l’ère commune !
Le chiffre du jour est 18,6 millions
C’est le nombre de personnes étrangères vivant sur le territoire allemand. Ce chiffre est donné par l’édition 2017 du livre des statistiques qui est sortie en début de semaine en Allemagne. L’étude démontre notamment une impressionnante hausse qui fait suite à l’arrivée massive des migrants en 2015, puisqu’effectivement le nombre d’étrangers (venant principalement d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient) a plus que doublé depuis 2015, passant de 8,2 millions de personnes à 18,6 en 2017. Un rapport gouvernemental allemand publié dans le Rheinische Post révèle que l’Allemagne souhaite maintenir une immigration de masse permanente jusqu’en 2060 afin de maintenir sa population à sa taille actuelle. Ainsi, afin d’inverser le déclin démographique de l’Allemagne, le prix à payer semble être l’islamisation du pays sous couvert de multiculturalisme.
Et la bonne nouvelle du jour est monastique !
Nous nous réjouissons en effet de l’extraordinaire longévité de Sœur André. Née le 11 février 1904, la religieuse fêtera cet hiver ses 114 ans ! Elle est aujourd’hui la doyenne des Français. Sœur André s’est convertie à l’âge de vingt ans, et est entrée dans la Maison des Filles de la Charité située rue du Bac à Paris en 1944. Elle a passé de nombreuses années de sa vie au service des orphelins et des personnes âgées.

