Romain Petitjean, assisté de Gabrielle Fouquet, reçoit :
- Patrick Simon, avocat
- Raphael Ayma, activiste provençal, auditeur de la Promotion Frédéric Mistral de l’Institut Iliade
- Jean-Eudes Gannat, politicien
- Xavier Eman, journaliste, rédacteur en chef de Livr’Arbitres, patron d’émission pour RC
- Loup Viallet, auteur, journaliste, géopolitologue, analyste
- Pierre Leprince, auditeur de la Promotion Patrick Pearse de l’Institut Iliade
La chronique du grand large de Patrick Simon ; Vive la civilisation européenne ! Identitaire et social ? Le peuple et la terre face à l’anthropologie libérale ; Perspectives identitaires avec Raphael Ayma ; Les chroniques musicales de Pierre Leprince.
Depuis vingt ans, le mouvement identitaire s’est construit sur des bases relativement claires : les peuples européens ne sont pas des abstractions interchangeables. Ils sont des communautés historiques, enracinées dans des terres, des langues, des paysages et des mémoires collectives qu’il s’agit de défendre face au rouleau compresseur marchand et à la menace de submersion migratoire. Sous la plume de nombreux auteurs ou sous l’impulsion d’activistes se sont imposés le concept d’identité bien sûr, mais aussi d’ethno-différentialisme, de patries charnelles ou d’un « nous » concret face au Grand Remplacement. En parallèle, la dimension sociale de ce combat est revendiquée et cultivée. La solidarité populaire, la capacité des autochtones à rester maîtres chez eux face à l’immigration et à la prédation capitaliste, la dignité des indigènes sont parties prenantes du combat identitaire.
Or, une tension est apparue depuis quelques années au sein de cette mouvance. L’émergence d’une porosité à l’anthropologie libérale en son sein : l’individu comme unité première, l’identité comme choix ou style de vie, la terre comme décor plutôt que comme héritage contraignant, le peuple comme agrégat de consommateurs ou d’électeurs.
La question est donc posée : comment défendre durablement une terre et un peuple si l’on accepte, même implicitement, que l’homme soit un atome sans racines, libre de se réinventer hors de tout cadre collectif ?
C’est ce nœud que nous voulons démêler au cours de l’émission en mettant sur la table un certain nombre de questions qui prennent une tournure particulière dans le contexte actuel : déni démocratique et blocage politique, émergence de l’intelligence artificielle, dépossession économique, pression migratoire et crise démographique.
L’identité est-elle encore un fait historique et charnel, ou n’est-elle qu’une préférence individuelle parmi d’autres ? La défense des classes populaires européennes, l’enracinement, ou le souci écologique propre aux identitaires peuvent-ils survivre à l’absorption de grilles libérales : individualisme, marché, droits abstraits ? Comment protéger le peuple concret face à l’immigration et à la mondialisation ? Et comment, après les nombreux coups pris par la mouvance identitaire, reconstruire un mouvement militant capable de porter cette articulation sociale et identitaire ?
L’objectif de cette émission est de remettre le logiciel identitaire sur la table : montrer son évolution, ses apports, ses impasses.
