Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : L’Eau primordiale et Gilgamesh d’après Bohuslav Martinů et Abed Azrié (2/3)
Où est l’Irak ? Où est le soleil de ses matins, emporté par un bateau
sur l’eau du Tigre ou du Buwayb ? Où sont les échos des chants
qui palpitent comme ailes de pigeons vers les épis et les palmiers,
accourant de chaque maison, dans le ciel libre,
de chaque colline disparue sous les fleurs des plaines ? {…}
O toi, éclat du jour,
inonde l’Irak de ton or ! Car c’est l’argile de l’Irak
qui fait mon corps, c’est l’eau de l’Irak…(Badr Châker al-Sayyâb (1926 – 1964), Testament d’un agonisant, In « Le Golfe et le Fleuve », Ed. Actes Sud, coll. Sindbad, 1977)
Que sur toi se lamente le fleuve Oulaï / dont nous avons parcouru les rives.
Que te pleure le pur Euphrate / où nous puisions notre eau.(L’Épopée de Gilgamesh. Fin du IIIe millénaire av. JC. : Premiers poèmes sumériens sur les exploits de Gilgamesh. Vers 1200 av. JC. : Fixation de la version « standard ». Tr. Abed Azrié)
Références :
Lien vers Louvre, L’Eau primordiale. Leçons de Mésopotamie, jusqu’au 15 mars 2027
Lien vers Au Louvre ! La cour Khorsabad

Sceau-cylindre d’Ibni-Sharrum : acolytes d’Enki/Ea abreuvant des buffles sur l’Apsû, IIIe millénaire, marbre noir, Louvre









