Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « Le Courtisan de Baldassare Castiglione et le Castiglione de Raphaël (2/3) » .
Il faut fuir, autant qu’il est possible, comme un écueil très acéré et dangereux,
l’affectation, et, pour employer peut-être un mot nouveau, faire preuve en toute
chose d’une certaine désinvolture {sprezzatura}, qui cache l’art et qui montre que ce
que l’on a fait et dit est venu sans peine et presque sans y penser.
(Castiglione, Le Livre du courtisan, 1528, G-F Flammarion, 1991, p. 54)Le devoir d’un bon Courtisan est de connaître la nature du Prince {…} pour le
conduire ensuite vers la vertu.
(Ibid., éd. Alain Pons, p. 375)Nos princes italiens s’imaginaient {…} qu’il suffisait à un prince de savoir composer
dans son cabinet une réponse ingénieuse, écrire une belle lettre, manifester de
l’esprit et de la vivacité dans ses propos et dans son élocution, tramer un complot,
s’orner d’or et de pierreries {…} sans se douter, les malheureux, qu’ils se préparaient
ainsi à devenir la proie de quiconque les attaquerait »
(Machiavel, L’Art de la guerre, 1521, chapitre VII, ch. XVII)
Références :

Raphaël, Portrait de Baldassare Castiglione, 1519, Louvre

Rembrandt, B. Castiglione d’après Raphaël, 1639, plume et encre brune, Vienne, Albertina

Berruguete, Federico da Montefeltro et son fils, v. 1475, Urbin, Palais ducal

Piero della Francesca, Federico da Montefeltro et Battista Sforza, v. 1470, Florence, Offices

Palais ducal d’Urbino, 2 ème moitié du 15 ème siècle, région des Marches, Italie centrale

Bronzino, Jeune homme avec un livre, v. 1540, New York, Metropolitan Museum

Walt Disney Studios, Le Roi Louie, Le Livre de la jungle, 1967

