Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « Le courtisan selon La Bruyère et le vagabond-gentleman de Chaplin (1/5) »
Tu es grand, tu es puissant : ce n’est pas assez ; fais que je t’estime, afin que je sois
triste d’être déchu de tes bonnes grâces, ou de n’avoir pu les acquérir.
(La Bruyère, Les Caractères, 1688, Des Grands, chapitre IX, 36)Je rends au public ce qu’il m’a prêté : j’ai emprunté de lui la matière de cet ouvrage.
{…} Il peut regarder avec loisir ce portrait que j’ai fait de lui d’après nature, et s’il se
connaît quelques uns des défauts que je touche, s’en corriger.
(La Bruyère, Les Caractères, 1688, Préface)Pour les millions d’êtres humains qui vont au cinéma, le personnage créé par
Chaplin était devenu un ami. Il jouissait d’une popularité et d’une affection qu’aucune
créature née de l’imagination humaine n’a connues, que ce soit Don Quichotte ou le
Petit Poucet, Robinson Crusoé ou le Bon Petit Diable.
(Philippe Soupault, Charlot, 1931, L’Imaginaire-Gallimard, 2014)
Références :






