Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « Estampe Empreinte Littérature. Ambroise Vollard et Henri Marie Petiet (1/2) ».
De tout temps, j’ai aimé les estampes. À peine installé rue Laffitte, vers 1895, mon
plus grand désir fut d’en éditer, mais en les demandant à des peintres.
(Ambroise Vollard, Souvenirs d’un marchand de tableaux, 1937, 2007, Albin Michel)C’est un fait que toute nouveauté née du génie français se heurte, chez nous, à
l’indifférence, voire à l’hostilité. Situation singulièrement paradoxale : le Français, qui
est de tempérament raisonneur, se retrouve conservateur devant toute nouvelle
manifestation d’art, tant, au fond de lui-même, il craint d’être dupe.
(Ambroise Vollard, ibid., chap. VIII)There is a virgin forest in each ; a snowfield where even the print of birds’ feet is
unknown {Chacun recèle en lui une forêt vierge, une étendue de neige où nul oiseau
n’a laissé son empreinte}
(Virginia Woolf, De la maladie, 1926)
Evénement à venir :
Édition limitée, Vollard, Petiet et l’estampe de maître, au Petit Palais (avenue Winston Churchill 75008 Paris), jusqu’au 29 août 2021.
Références :

Cézanne, Portrait d’Ambroise Vollard, 1899, Petit Palais.

Paul Sérusier, Le Talisman, 1888, huile sur bois, Orsay.

Bonnard, La Petite Blanchisseuse, 1896, lithographie, Album des peintres-
graveurs

Bonnard, Auguste Clot sur sa presse à bras, v. 1910, dessin, Orsay

Vuillard, Intérieur aux tentures roses, I, 1899, lithographie, Petit Palais.

Vuillard, Personnages dans un intérieur, L’intimité, 1896, huile, Petit Palais.

Maurice Denis, Sur le canapé d’argent pâle, 1899, lithographie.


