Dominique Paoli, de son vrai nom Danièle Colle, est née à Marseille le 18 novembre 1941 dans une famille provençale de Martigues apparentée à Charles Maurras. Avec ses parents , fille unique de ce mariage, elle grandit à Martigues avant de rejoindre Paris où son père avait acheté une pharmacie. Elle se sentait profondément parisienne et provençale en même temps. Excellente pianiste, férue de littérature policière, cinéphile, anglophone chevronnée, elle parcourt l’Europe en voiture avec un père adoré.
Etudiante en histoire à la Sorbonne, elle rédige des articles historiques pour le mensuel des étudiantes royalistes, Amitiés françaises universitaires. Elle devient l’assistante d’André Castelot pour la chronique qu’il avait à Point de Vue-Images du Monde. Elle y fit son apprentissage de journaliste jusqu’à diriger le service historique de ce magazine.
C’est sur un personnage presque contemporain, Clémentine, princesse Napoléon, qu’elle jeta son dévolu pour son premier essai historique en 1993. Suivra une longue liste d’ouvrages et de biographies, de la duchesse d’Alençon au général Weygand en passant par l’histoire de l’incendie du Bazar de la Charité fixant définitivement son statut d’historienne et de spécialiste de la maison d’Orléans. Son dernier ouvrage consacré à Madame Adélaïde, soeur de Louis Philippe en est l’illustration. Parallèlement à cette carrière d’historienne et de journaliste, Dominique Paoli, par son amitié avec Jean Ferré, gravit progressivement tous les échelons de l’aventure Radio Courtoisie. Jean-François Chiappe avait été l’artisan de leur rencontre. De sa 1ère participation en tant
qu’invitée en 1992 à la présidence en 2017, Dominique Paoli aura assuré la codirection des Mardis de la mémoire, le poste de secrétaire général lors de la précédente présidence et la direction du
Libre journal du lundi soir. Travailleuse acharnée, dévouée à toute heure, Dominique Paoli avait su mettre ses talents de diplomatie, sa courtoisie, sa bonne éducation, son urbanité au service de Radio Courtoisie, des auditeurs comme des 70 patrons d’émissions, du personnel administratif et technique, bénévoles ou salariés. Aimée sinon de tous du moins de beaucoup, elle nous aura tous marqués, inscrivant sa présidence dans le changement dans la continuité.
Mariée depuis 1981 à André Latil, capitaine au long cours, aixois, la mort de ce dernier en novembre dernier l’avait profondément affectée. Le décès de son époux lui a fait découvrir que la femme forte et indépendante qu’elle se croyait être supportait très difficilement la solitude et le face à face avec soi-même. Très affaiblie depuis le printemps, elle continuait cependant, à distance, à mener la radio pour toutes les questions techniques et éditoriales et accompagnait avec intérêt et enthousiasme les nouveautés de la grille de la rentrée. Ainsi rien ne laissait présager un départ si rapide.
Chère Dominique, en mon nom, au nom de nous tous ici assemblés pour vous rendre hommage, au nom des membres de RC qui ont partagé pendant près de 30 ans une complicité radiophonique avec vous ,au nom des auditeurs à qui vous avez consacré une fidélité sans faille, merci pour tout ! Vous nous manquerez!
