Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « Georgia O’Keeffe (1887-1986) – Un art neuf pour un monde neuf »
Certaines féministes ont salué sa capacité à devenir « enfin une femme sur papier »
(finally a woman on paper), pour reprendre la formule de Stieglitz. Or, O’Keeffe ne se
voulait pas « femme artiste », mais artiste tout court.
(Barbara Novak, 1997, dans L’instinct moderne, Écrits sur Georgia O’Keeffe, Centre
Pompidou Eds, 2021)Debout sur le sol nu, la tête baignée par l’air joyeux et soulevée par l’espace infini
{…} Je deviens une pupille transparente (a transparent eyeball) ; je ne suis rien, je
vois tout ; les courants de l’Être universel circulent à travers moi ; je suis une partie
ou une parcelle de Dieu.
(Ralph Waldo Emerson, La nature, 1836, trad. Patrice Oliete Loscos, éd. Allia)Extra/vagance ! Le bison migrateur, en quête de nouveaux pâturages sous d’autres
latitudes, n’est pas aussi extravagant que la vache qui d’un coup de pied renverse le
seau, franchit la clôture {…} Je désire trouver où parler hors limite (I desire to speak
somewhere without bounds).
(Henri David Thoreau, Walden ou La vie dans les bois, 1854, éd. Espaces)
Références :
Lien vers l’exposition Georgia O’Keeffe, au Centre Pompidou, jusqu’au 6 décembre 2021

Evening Star No. VI, 1917, aquarelle, Santa Fe, Georgia O’Keeffe Museum

Series 1, No.8, 1919, Städtische Galerie im Lenbachhaus, Munich

The Shelton with Sunspots, New York, 1926, Art Institute Chicago

Paul Strand, Wall Street, New York, 1915, photo publiée dans Camera Work

Jimson Weed / White Flower No.1, 1932, Bentonville, Arkansas

Black Place I, 1944, San Francisco Museum of Modern Art

Ranchos Church No. 1, 1929, Norton Museum of Art, Floride

My last door, 1954, Santa Fe, Georgia O’Keeffe Museum

Winter Road I, 1963, Washington, National Gallery of Art