Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « Pères et Fils d’Ivan Tourgueniev et le peintre Ilya Répine (1/3) »
Répine pense de manière actuelle. Je ne sais pas ce qu’il fera après Les Haleurs. Nous ne pouvons pas revenir en arrière, mais aller de l’avant. {…} Non, décidément, l’école russe devient sérieuse.
(Lettre du peintre Ivan Kramskoï au peintre Fiodor Vassiliev, 1873, citée dans l’exposition)Tyrans du monde, frémissez !
Et vous, prenez courage et voix,
Révoltez-vous, esclaves déchus ! {…}
Seigneurs, la couronne et le trône sont vôtres,
C’est la loi qui vous les donne – non la nature.
Vous êtes plus puissants que le peuple,
Mais la loi est plus forte que vous.
Apprenez, ô tsars !
Ni punitions, ni récompenses,
Ni le sang des prisons, ni les autels,
Ne sont des barrières suffisantes.
Inclinez les premiers votre tête
Sous la justice des lois.
Et alors la liberté des peuples et la paix
Deviendront les gardiens éternels du trône.
(Alexandre Pouchkine, Ode à la Liberté, 1817)– Voulez-vous que je vous dise exactement, mon oncle, quel homme est Bazarov ?
– Je t’en prie, mon cher neveu.
– Il est nihiliste.
– Comment ? demanda Nicolas Pétrovitch […]
– Il est nihiliste, répéta Arcade.
– Nihiliste, dit Nicolas Pétrovitch, cela vient du latin « nihil », « rien », autant que je puis en juger ; donc ce mot désignerait un homme qui… qui ne veut rien reconnaître ?
(Tourgueniev, Père et Fils, 1862, trad. Françoise Flamant, Ed. Folio n° 1869, p.53)
Références :

Les Haleurs de la Volga, 1870-1873, Musée d’État russe, Saint-Pétersbourg

Répine, Autoportrait, 1887, Moscou, Galerie nationale Trétiakov

Fille de pêcheur, 1874, Irkoutsk, musée régional d’Art

Dame jouant avec son parapluie, 1874, esquisse pour Le Café parisien, Trétiakov

Procession religieuse dans la province de Koursk, 1883, Moscou, Galerie nationale Trétiakov

L’Arrestation du militant, 1880-1889, Moscou, Galerie nationale Trétiakov

Ils ne l’attendaient plus, 1884-1888, Moscou, Galerie nationale Trétiakov

Alexandre III recevant les doyens de cantons, 1886, Galerie nationale Trétiakov

