Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « Les Whistler de la Frick Collection au musée d’Orsay »
En utilisant le mot « nocturne », je voulais uniquement exprimer un intérêt pictural, en laissant le tableau libre de tout propos anecdotique extérieur qu’on aurait pu lui attribuer par ailleurs. Un nocturne est tout d’abord un agencement de lignes, de formes et de couleurs. La peinture est un gigantesque problème que j’essaie de résoudre.
(James Whistler, cit. in L.Merril, A Pot of Paint : Aesthetics on Trial in Whistler v. Ruskin, Washington et Londres, 1992)
To say to the painter that Nature is to be taken as she is, is to say to the player that he may sit on the piano.
{Dire au peintre qu’il faut prendre la nature comme elle est, vaut de dire au virtuose qu’il peut s’asseoir sur le piano}.(Whistler, le « Ten O’Clock », 1885, trad. par Stéphane Mallarmé)
La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers.Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent. {…}(Baudelaire, Correspondances {extrait}, Les Fleurs du Mal, 1857)
Références :
Lien vers l’exposition « Les Whistler de la Frick Collection au musée d’Orsay »

Symphonie en gris et vert: l’Océan, 1866, NY, Frick Collection

Variations en violet et vert, 1871, Orsay

La Petite Lagune, 1880, eau-forte, NY, Frick Collection

Le Porche, 1880, eau-forte, NY, Frick Collection

Arrangement en gris et noir: La Mère de l’artiste, 1871, Orsay

Watteau, L’Enseigne de Gersaint (détail), 1720, Berlin, Charlottenbourg

Symphonie en couleur chair et rose: Mrs. Frances Leyland, 1874, Frick Collection

Arrangement en noir et or: Robert de Montesquiou-Fezensac, 1892, Frick Collection

Giovanni Boldini, Robert de Montesquiou, 1897, Orsay

