Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « À rebours de Huysmans, Le festin de l’araignée de Roussel et Pierre Roche, artiste Art Nouveau (2/2) »
{Barbey d’Aurevilly écrivit} Après un tel livre, il ne reste plus à l’auteur qu’à choisir entre la bouche d’un pistolet ou les pieds de la Croix. C’est fait.
(Huysmans, Préface écrite vingt ans après le roman, 1903, À rebours, 1884, éd. Folio classique, p. 70)
Huysmans est déjà entré en lutte contre des Esseintes {…} Ce n’est pas dans l’Art que Huysmans trouvera son unité intérieure, mais dans la foi. Cette distance prudente, cette réserve ironique conservée par l’auteur d’À rebours même vis-à-vis de son velléitaire héros, n’ont guère été perçues. Échappant à son cadre romanesque, l’expérimentale marionnette {des Esseintes, ndrl} a fait des disciples et trouvé des admirateurs.
(Marc Fumaroli, Préface, Huysmans, ibidem, p. 42)
La nature ne peut conseiller que le crime {…}. Tout ce qui est beau et noble est le résultat de la raison et du calcul {…} Le mal se fait sans effort, naturellement, par fatalité ; le bien est toujours le produit d’un art.
(Baudelaire, Le Peintre de la vie moderne, Éloge du maquillage, 1863, Pléiade, tome II, p.715)
Références :

Pierre Roche, Statuette de Loïe Fuller, 1889-1909, bronze, Musée des Arts décoratifs
Cariatides Loïe Fuller, 39 rue Réaumur, Paris, arch. Germain Salard

Nepenthes bicalcarata, plante carnivore, île de Bornéo

Félicien Rops, La Mort au bal, 1865-1875, Otterlo

Frontispice de La Cathédrale de Huysmans, 1897, parchemin églomisé, Petit Palais

Affiche à la feuille d’or, Salon de la Plume, mai 1896

Tombeau-lys, 1901, pierre, bronze et vitrail, Nancy, musée de l’École de Nancy

Christine l’Admirable priant sur un gibet (détail), 1902, gypsographie

