Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « L’Opéra de quat’sous de Brecht et Weill. Allemagne. Années 20. August Sander. 2/2 »
Et je crois donc pouvoir dire de façon générale qu’il n’existe pas sur terre de langue nationale qui puisse remplacer la photographie dans sa fonction de langage universel ou avoir une plus grande importance qu’elle.
(August Sander, Conférence radiophonique, 12 avril 1931, cité dans l’exposition)
{Brecht} nous dit, au mépris de toute tradition, que le public ne doit s’engager qu’à demi dans le spectacle, de façon à « connaître » ce qui y est montré, au lieu de le subir ; que l’acteur doit accoucher cette conscience en dénonçant son rôle, non en l’incarnant ; que le spectateur ne doit jamais s’identifier complètement au héros, en sorte qu’il reste toujours libre de juger les causes, puis les remèdes de sa souffrance ; que l’action ne doit pas être imitée, mais racontée ; que le théâtre doit cesser d’être magique pour devenir critique, ce qui sera encore pour lui la meilleure façon d’être chaleureux.
(Roland Barthes, La révolution brechtienne, éditorial de la revue Théâtre populaire(1955), dans Essais critiques, Paris, Seuil, 1964)
Références :

Renger-Patzsch, Fers pour la fabrication des chaussures, 1928, Munich

August Sander, Secrétaire à la Westdeutscher Rundfunk de Cologne, 1931

Karl Völker, Béton, v. 1924, Moritzburg Kunstmuseum

Otto Dix, Portrait de la danseuse Anita Berber, 1925, huile et tempera, Stuttgart

Otto Dix, Portrait du marchand Alfred Flechtheim, 1926, huile sur bois, Berlin

August Sander, Membre des Jeunesses hitlériennes, 1938, Munich
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