Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « Peer Gynt d’Henrik Ibsen, Edvard Grieg et le peintre Edvard Munch (2/3) »
La récente représentation de Peer Gynt pourrait être bénéfique à Christiania {Oslo}, où le matérialisme s’accroît et menace tout ce que nous tenons comme élevé et sacré. Je pense que ce dont nous avons besoin, c’est d’un miroir dans lequel tout cet égoïsme peut être observé ; Peer Gynt est précisément un tel miroir.
(Lettre d’Edvard Grieg à l’écrivain Bjørnstjerne Bjørnson, le 2 janvier 1875)
Peer Gynt : Réponds ! Qui es-tu ?
Une voix dans l’obscurité : Moi-même. Peux-tu en dire autant ?
Peer Gynt : Tu es quoi ?
La voix : Le grand Courbe. {…} Fais le tour, Peer, fais le détour.
Peer Gynt, il frappe devant soi :
En avant, en arrière, c’est toujours aussi loin.
Au-dedans, au-dehors, c’est toujours aussi court.
Il est ici ! Il est là ! Et tout autour de mes tours !
Dès que j’en suis sorti, je suis en plein milieu.(Henrik Ibsen, Peer Gynt, Acte II scène 7, 1867, trad. François Regnault, Gallimard – coll. Folio Théâtre, 2015)
Références :
- Directrice d'ouvrage : claire bernardi(Auteur)