Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « Le Paris de la modernité et Le Bœuf sur le toit de Darius Milhaud (3/3) »
Tel était le Paris de notre jeunesse {dans les années 20} au temps où nous étions très pauvres et très heureux {…}. Paris valait toujours la peine, et vous receviez toujours quelque chose en retour de ce que vous lui donniez.
(Ernest Hemingway, Paris est une fête, Gallimard, 1964, publication posthume)
Il s’agissait de le régler {Le Bœuf sur le toit} de telle sorte qu’on pût croire au désordre, à l’improvisation, mais sans le moindre hasard. Charlie Chaplin nous donne l’exemple de ces farces modernes où il peut atteindre une véritable grandeur {…} Le Bœuf sur le toit, c’est une farce américaine faite par un Parisien qui n’a jamais été en Amérique.
(Jean Cocteau, in Comoedia, 21 février 1920)
Le public et les critiques décidèrent que j’étais un musicien cocasse et forain… moi qui avais le comique en horreur et n’avais aspiré, en composant Le Bœuf sur le toit, qu’à faire un divertissement gai, sans prétention, en souvenir des rythmes brésiliens qui m’avaient tant séduit et, grands dieux, jamais fait rire !
(Darius Milhaud, Ma vie heureuse. Autobiographie, 1973)
Références :
Foujita, Mon intérieur, Paris 1921, Centre Pompidou
Tarsila do Amaral, A Cuca, 1924, Musée de Grenoble
