Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « Sculptures de Chana Orloff et Histoire du Soldat de Stravinsky »
Le modernisme n‘est pas affaire d’oripeaux ; mais il s‘agit de dégager des êtres et des choses une transcription qu’on n‘ait pas encore vue, de trouver un degré d’acuité nouveau […] par la présence dans les méthodes d’un goût savoureux et imprévu.
(Gustave Kahn, sur Chana Orloff, dans les Feuillets d’art, 1922, citation du musée)
{…} mon violon valait dix francs,
mon violon valait bien mieux {…}
Il ne faut pas vouloir ajouter à ce qu’on a
ce qu’on avait,
on ne peut pas être à la fois qui on est
et qui on était
On n’a pas le droit de tout avoir : c’est défendu.
Un bonheur est tout le bonheur ;
deux, c’est comme s’ils n’existaient plus.(Charles Ferdinand Ramuz, Histoire du soldat, musique d’Igor Stravinsky, 1918)
{…} placer mon petit orchestre pour l’Histoire du Soldat bien en évidence d’un côté de la scène, tandis que de l’autre côté se trouvait une petite estrade pour le lecteur. Cet agencement précisait la jonction des trois éléments essentiels de la pièce qui, en étroite liaison, devaient former un tout : au milieu, la scène et les acteurs flanqués de la musique, d’un côté, et du récitant, de l’autre. Dans notre pensée, ces trois éléments tantôt se passaient la parole alternativement, tantôt se combinaient en un ensemble.
(Igor Stravinsky, Histoire du soldat, texte de C.F. Ramuz, 1918)
Références :
Lien vers l’exposition : Chana Orloff. Sculpter l’époque, au Musée Zadkine, jusqu’au 31 mars 2024

Chana Orloff, Torse, 1912, ciment, Ateliers-musée Chana Orloff, Paris

Chana Orloff, Nadine, 1921, bois, Ateliers-musée Chana Orlof, Paris

Chana Orloff, Le peintre Widhopff, 1924, bronze, Centre Pompidou (plâtre peint à l’exposition)

Chana Orloff, Les Danseurs,1923, bronze, Ateliers-musée Chana Orloff, Paris

Chana Orloff, La Dame enceinte, 1916, plâtre peint, Ateliers-musée Chana Orloff, Paris
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