Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « George Sand, La Mare au diable – Nocturnes de Chopin et le peintre Théodore Rousseau (1/3) »
La femme Sand est le Prudhomme de l’immoralité. […] Elle a le fameux style coulant, cher aux bourgeois. / Elle est bête, elle est lourde, elle est bavarde ; elle a, dans les idées morales, la même profondeur de jugement et la même délicatesse de sentiment que les concierges et les filles entretenues. […] Que quelques hommes aient pu s’amouracher de cette latrine, c’est bien la preuve de l’abaissement des hommes de ce siècle.
(Charles Baudelaire, Mon cœur mis à nu, 1887, éd. posthume)
L’art le plus exquis et le plus particulier de Chopin et par là où il diffère le plus merveilleusement de tous les autres, je le vois dans cette ininterruption de la phrase, dans l’insensible, l’imperceptible glissement d’une proposition mélodique à une autre, qui laisse ou donne à nombre de ses compositions l’apparence fluide des rivières, par où cette musique rappelle l’indiscontinue mélodie de la clarinette arabe qui ne laisse point sentir le moment où le musicien reprend souffle. Il n’y a plus là ni point ni virgules.
(André Gide, Notes sur Chopin, 1948, Gallimard, 2010)
Vers 1830, on vit tout à coup des bandes d’aventuriers qui s’emparèrent de la nature et de la poésie et renversèrent l’ancienne royauté. Decamps, Cabat, Roqueplan, Paul Huet, Marilhat, Jules Dupré, Rousseau, furent les chefs de cette révolution.
(Théophile Thoré, « Salon de 1847 », cité dans l’exposition)
Références :
Lien vers l’exposition Théodore Rousseau. La Voix de la forêt, Petit Palais jusqu’au 7 juillet 2024

La mare près de la route, ferme dans le Berry, 1845, huile sur bois, Orsay
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