Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « Œdipe d’après Sophocle. Georges Enesco / Edmond Fleg, opéra (3/3) »
LE CHŒUR : Je pense à la faute ancienne, vite châtiée, et qui pourtant dure encore à la troisième génération – à la faute de Laïos, rebelle à Apollon qui, par trois fois, à Pythô {Delphes}, son sanctuaire prophétique, centre du monde, lui avait déclaré qu’il devait mourir sans enfant s’il voulait sauver Thèbes. Mais Laïos cède à un désir insensé, et il engendre sa propre mort, Œdipe le parricide, qui, dans le sillon sacré d’une mère où il avait été nourri, osa planter une racine sanglante. Le délire avait uni les époux en folie {Laïos et Jocaste} ! Et maintenant, une mer de maux lance ses vagues sur nous. Quand l’une s’écroule, elle en soulève une autre, trois fois plus forte, qui gronde et bouillonne contre la poupe de notre cité. Car voici le terrible règlement des anciennes malédictions qui s’accomplit.
(Eschyle, Les Sept contre Thèbes, 5ème siècle avant notre ère)
On est forcément lié par la communauté au sein de laquelle on a pris naissance.
(Sophocle, Antigone, 5ème siècle avant notre ère)
LES EUMÉNIDES : Heureux celui dont l’âme est pure : la paix sur lui !
(Edmond Fleg, Georges Enesco, phrase ultime de l’opéra Œdipe, 1936)
Références :
Lien vers la Galerie Campana au Musée du Louvre
- Romilly, Jacqueline de(Auteur)







