Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : Alexander Calder et Charles Ives, compositeur (2/3)
Un mobile : une petite fête locale {…} Quelquefois Calder se divertit à imiter une forme naturelle : il m’a fait don d’un oiseau de paradis aux ailes de fer ; il suffit d’un peu d’air chaud qui le frôle en s’échappant par la fenêtre : l’oiseau se défripe en cliquetant, il se dresse, il fait la roue, il balance sa tête huppée, il roule et tangue et puis, tout à coup, comme s’il obéissait à un signe invisible, il vire lentement sur lui-même, tout éployé. Mais la plupart du temps, il n’imite rien et je ne connais pas d’art moins menteur que le sien.
(Jean-Paul Sartre, Alexander Calder : Mobiles, Stabiles, Constellations, cat. exp. Paris, Galerie Louis Carré, 1946)
[Les cordes] doivent représenter les Silences des druides — qui ne savent, ne voient et n’entendent rien. La trompette entonne l’Éternelle question de l’existence, et l’énonce chaque fois sur le même ton de voix. Mais la recherche de l’Invisible réponse assumée par les flûtes et d’autres humains devient progressivement plus active, plus rapide et plus forte. La « Question » est posée pour la dernière fois, et l’on entend à nouveau le silence, dans une solitude que plus rien ne trouble.
(Charles Ives, The Unanswered Question {La Question sans réponse}, 1906/1946))
Références :
Lien vers Fondation Louis Vuitton, Calder. Rêver en équilibre, jusqu’au 16 août 2026
- Pierre, Arnauld(Auteur)
- Collectif(Auteur)









