Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : Alexander Calder et Charles Ives, compositeur (1/3)
Mon premier acrobate était un sauteur, qui avait des jambes en fil d’acier, des mains en plomb, le corps vêtu de velours jaune, et une tête faite d’une tranche de bouchon, avec cheveux et moustache peints à la gouache. On le laissait tomber sur ses pieds, et après plusieurs tours et avec bonne chance, il retombait sur ses mains. Je le trouvais très réussi quand une amie m’a dit qu’il ressemblait à son père. Alors j’ai fait des trapézistes avec des mains et des talons en forme de crochets. Les trapèzes étaient naturellement en fil de fer, tirés avec des fils de coton. Avancer, c’était très facile. Mais j’ai tenté une modification pour que la dame saute vraiment d’un endroit à un autre, pour être rattrapée dans les mains de son bonhomme. Le résultat – elle sautait dans le sens contraire à ce que j’avais pensé. Mais tout ce qui était nécessaire était de mettre le monsieur à l’autre bout.
(Alexander Calder, in Permanence du Cirque. Exhibition Catalogue. Paris : Revue Neuf, 1952, Calder Foundation, New York)
George Ives, le père de Charles Ives, se livrait, avec les fanfares et les chorales de sa petite ville, à des expériences de « musiques simultanées ». Il faisait, par exemple, partir de deux points opposés du village, deux fanfares s’avançant l’une vers l’autre et se croisant au son de deux musiques différentes, tandis qu’un troisième groupe de musiciens jouait au sommet du clocher de l’église.
(Philharmonie, Pionniers américains, 1921)
Références :
Lien vers Fondation Louis Vuitton, Calder. Rêver en équilibre, jusqu’au 16 août 2026
- Pierre, Arnauld(Auteur)
- Collectif(Auteur)









