Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « Gerhard Richter et Arvo Pärt, compositeur (3/4) »
Pourquoi avez-vous décidé de représenter la Bande à Baader ? Il n’y a pas eu d’événement spécial qui m’ait décidé. J’avais réuni quelques photos et j’avais cette idée en tête depuis longtemps. Elle allait en grandissant. Finalement, je me suis dit « je dois peindre ça ». Je viens d’Allemagne de l’Est et je ne suis pas marxiste. Donc, bien évidemment, à l’époque je n’avais aucune sympathie pour les idées ou l’idéologie symbolisées par ces gens. Je ne pouvais pas comprendre, mais j’étais malgré tout troublé. Comme tout le monde, j’étais touché. Ce fut un moment singulier pour l’Allemagne.
(Gerhard Richter, entretien avec Gregorio Magnani, 1989, Gerhard Richter site)
Arvo Pärt – Je me suis toujours laissé guider par des textes qui m’étaient particulièrement chers, et qui sont à mes yeux chargés d’une signification essentielle. […] Si l’on considère une période de deux millénaires, on voit bien que l’homme n’a que peu changé ; en ce sens, je crois que les textes sacrés sont très actuels. Dans cette perspective, il n’y a pas de différence significative entre hier, aujourd’hui et demain, car il est des vérités qui sont toujours valides. L’homme d’aujourd’hui ne ressent pas autrement que celui d’autrefois ; il éprouve ce même besoin de se libérer de ses fautes.
(David Sanson, Enzo Restagno, Léopold Brauneiss, Arvo Pärt, 2012, Actes Sud, p.127)
Références :
Exposition « Gerhard Richter » à la Fondation Louis Vuitton, jusqu’au 2 mars 2026

Mort par balle, 1988, huile sur toile, New York, MoMA









