Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « Gerhard Richter et Arvo Pärt, compositeur (1/4) »
De toute façon je ne sais rien faire d’autre. Je reste cependant persuadé que la peinture fait partie des aptitudes humaines les plus fondamentales, comme la danse ou le chant, qui ont un sens, qui demeurent en nous, comme quelque chose d’humain. {…} La virtuosité seule n’a rien à voir avec l’art. Je ne saurais comment décrire cette qualité qui ne se retrouve qu’en art (qu’il s’agisse de musique, de littérature, de peinture ou de toute autre forme d’art). Cette qualité, elle est là, tout simplement, et elle est immuable.
(G. Richter, Entretien avec Nicholas Serota, 2011, Panorama, Centre Pompidou)
La résonance singulière, et toujours croissante, qu’elle a su trouver dans l’oreille du public depuis la parution, en 1984, du bien nommé disque Tabula rasa n’est pas le moindre des mystères de la musique d’Arvo Pärt. Certes, le succès populaire n’a jamais constitué un gage de qualité. Il est cependant indéniable que la faveur inédite dont elle jouit auprès d’un public extérieur au « ghetto » de la musique contemporaine, voire auprès – sacrilège – du « grand public », n’a fait qu’attiser la suspicion d’une partie de l’intelligentsia culturelle à son égard.
(David Sanson, Enzo Restagno, Léopold Brauneiss, Arvo Pärt, 2012, Actes Sud, p.21)
Références :
Exposition « Gerhard Richter » à la Fondation Louis Vuitton, jusqu’au 2 mars 2026

Tisch {Table}, 1962, huile sur toile, coll. part. © Gerhard Richter 2025

Oncle Rudi, 1965, huile sur toile, coll. part. © Gerhard Richter 2025

Tante Marianne, 1965, Yageo Foundation Collection, Taïwan

Famille au bord de la mer, 1964, huile sur toile, Ströher Collection

Rouge-Bleu-Jaune, 1973, huile sur toile, coll. part.

4 Panneaux de verre, 1967 / Dix grands nuanciers, 1972, © Gerhard Richter 2025