Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « Tolstoï, Le Cheval – Les Chevaux de Géricault – 12 Études d’exécution transcendante de Franz Liszt (2/3) »
Les destins conduisent une volonté docile ; ils entraînent celle qui résiste.
{Ducunt uolentem fata, nolentem trahunt.}(Sénèque, Lettres à Lucilius, 107, 1 er siècle après JC.)
Un cri part ; et soudain voilà que par la plaine
Et l’homme et le cheval, emportés, hors d’haleine,
Sur les sables mouvants,
Seuls, emplissant de bruit un tourbillon de poudre
Pareil au nuage noir où serpente la foudre,
Volent avec les vents !
{…} Enfin le terme arrive… il court, il vole, il tombe,
Et se relève roi !(Victor Hugo, Mazeppa, Les Orientales, 1829)
À mesure que la musique instrumentale progresse, se développe, se dégage des premières entraves, elle tend à s’empreindre de cette idéalité qui a marqué la perfection des arts plastiques, à devenir non plus une simple combinaison de sons, mais un langage poétique plus apte peut-être que la poésie elle-même à exprimer tout ce qui, en nous, franchit les horizons accoutumés, tout ce qui échappe à
l’analyse, tout ce qui s’attache à des profondeurs inaccessibles, désirs impérissables, pressentiments infinis.(Franz Liszt, Première Année de pèlerinage, préface, 1855)
Références :

Course de chevaux libres sur le Corso à Rome, 1817, huile, Lille

Cheval retenu par des esclaves, 1817, huile sur toile, Rouen

Mazeppa, 1822-1823, huile sur toile, coll. part.

Horace Vernet, Mazeppa aux loups, 1826, Avignon, musée Calvet (œuvre non présente)

Cinq chevaux vus par la croupe dans une écurie, 1811-1812, Louvre

Cheval turc dans une écurie, 1814-1818, huile, Louvre

Cheval arabe gris et blanc, 1812-1814, Rouen

Franz Liszt (Hongrie, 1811 – Bayreuth, 1886), en 1858

Tolstoï {Iasnaïa Poliana, 1828 – Russie, 1910} à cheval, vers 1908
- Clément, Jean-Yves(Auteur)


