Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « Pastels du musée d’Orsay et Pelléas et Mélisande de Debussy (3/3) »
Arkël — Vous ne savez pas ce que c’est que l’âme…
Golaud — Ce n’est pas ma faute, ce n’est pas ma faute !(Maurice Maeterlinck, Pelléas et Mélisande, 1893, Acte V, scène 1)
Nommer un objet, c’est supprimer les trois quarts de la jouissance du poème qui est faite du bonheur de deviner peu à peu ; le suggérer, voilà le rêve. C’est le parfait usage de ce mystère qui constitue le symbole : évoquer petit à petit un objet pour montrer un état d’âme, ou, inversement, choisir un objet, et en dégager un état d’âme par une série de déchiffrements.
(Stéphane Mallarmé, à Jules Huret, L’Écho, Paris, 14 mars 1891)
J’ai voulu que l’action ne s’arrêtât jamais, qu’elle fût continue, ininterrompue. La mélodie est antilyrique. Elle est impuissante à traduire la mobilité des âmes et de la vie. Je n’ai jamais consenti à ce que ma musique brusquât ou retardât, par suite d’exigences techniques, le mouvement des sentiments et des passions de mes personnages. Elle s’efface dès qu’il convient qu’elle leur laisse l’entière liberté de leurs gestes, de leurs cris, de leur joie ou de leur douleur.
(Debussy in Moindrot)
Références :
Lien vers l’exposition Pastels. De Millet à Redon au Musée d’Orsay, jusqu’au 2 juillet 2023

Lévy-Dhurmer, Méduse, 1897, pastel et fusain sur papier beige

Lévy-Dhurmer, La Sorcière, 1897, pastel sur papier
- Corbeau-Parsons, Caroline(Auteur)
- Collectif(Auteur)
- Maeterlinck, Maurice(Auteur)






