Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « Un Couronnement à Venise d’Andrea et Giovanni Gabrieli et le peintre Giovanni Bellini »
La basilique de Saint-Marc était si pleine qu’on ne pouvait faire le moindre geste, et on avait construit une nouvelle scène pour les chanteurs, à côté desquels se trouvait un orgue portatif, en plus des deux orgues célèbres de l’église ; et les autres musiciens interprétèrent une musique d’excellente qualité, avec l’aide des meilleurs chanteurs et instrumentistes de la région. Les personnalités les plus illustres étaient là {…} et la messe débuta, chantée par quatre chœurs, aussi solennellement que possible.
(Francesco Sansovino, Venetia città nobilissima, 1604)
Giovanni Bellini {…}, j’ai de la sympathie pour lui. Il est très vieux et c’est encore le meilleur en peinture.
(Albrecht Dürer, lettre à W. Pirckheimer, 7 février 1506)
Giovanni Bellini fut tout ce que l’on affirme : d’abord byzantin et gothique, puis émule de Mantegna et padouan, ensuite sur les traces de Piero della Francesca et d’Antonello de Messine, enfin partisan de Giorgione ; et pourtant toujours lui-même.
(Roberto Longhi, Viatico per cinque secoli di pittura veneziana, 1946)
Références :

Jacopo Bellini, Vierge d’Humilité adorée par un prince de la maison d’Este, 1435-
1440, tempera et or sur bois, Louvre

Bellini, Sainte Justine Borromée, v. 1475, détrempe sur bois, Milan Fondazione
Bagatti Valsecchi

Bellini, Sainte Conversation Giovanelli, v. 1500, tempera et huile sur bois, Venise,
Gallerie dell’Accademia

Giorgione, Vierge à l’Enfant, v. 1500, huile sur bois, Berlin, Gemäldegalerie
- Hochmann, Michel(Auteur)
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