Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « Trois morts de Tolstoï et le sculpteur Ossip Zadkine (2/4) »
Au fond, j’ai toujours été un menuisier qui, au lieu de faire une table ou une porte, aurait été amené à tailler des images en bois.
(Ossip Zadkine, Le Maillet et le ciseau, Paris Musées, 2022, p. 92)
Quand le tronc de chêne fut transporté en cet atelier, dans ce vide admirable, je l’y plaçais debout et aussitôt il me montra le galbe de quelque chose de vivant qui s’offrait à moi, silencieusement, me priant presque, me disant en tous cas quelque chose. Après trois jours de vie avec ce bois, l’idée d’un prédicateur, d’un prophète, m’habita et me poussa à prendre marteau et ciseaux. {La sculpture est} une sorte de prière simple et primitive.
(Ossip Zadkine, Le Maillet et le ciseau, Paris Musées, 2022, p. 88)
Plus nous vivons par l’esprit, moins nous comprenons le sens de la vie et voyons une ironie méchante dans la nécessité des souffrances et de la mort, {tandis que les paysans} vivent, souffrent, s’approchent de la mort avec tranquillité.
(Léon Tolstoï, Ma Confession, 1882, Gingko éditeur, p.77)
Références :
Lien vers l’exposition Ossip Zadkine. Une vie d’ateliers au Musée Zadkine, jusqu’au 2 avril 2023

Femme à l’oiseau, 1930, pierre de Pouillenay, musée Zadkine

Valentine Prax, L’Enlèvement d’Europe, v. 1930, huile sur verre, musée Zadkine

Les Ménades, 1929, bronze, musée Zadkine

Orphée, 1930, bois d’orme, Musée d’Art moderne de Paris

Orphée (détail), 1930, bois d’orme, MAMVP

Morceau de bois ayant inspiré Orphée, musée Zadkine
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