Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « Trois morts de Tolstoï et le sculpteur Ossip Zadkine (1/4) »
Viens voir ma folie d’Assas et tu verras comme la vie d’un homme peut être changée par un pigeonnier, par un arbre.
(Ossip Zadkine, 11 avril 1928, lettre à un ami et critique d’art, citée dans l’exposition)
{…} le fond romantique et paysan qui gisait en moi. Je taillais le bois et la pierre quand j’en trouvais, comme les artisans anonymes taillaient dans leurs ateliers de village.
(Ossip Zadkine, Le Maillet et le ciseau, Paris Musées, 2022, p.59)
La question était celle-ci : Pourquoi dois-je vivre, c’est-à-dire quel sera le résultat vrai, indestructible de ma vie éphémère et destructible ? Quel sens a mon existence limitée dans cet univers infini ? {…} Plus je les observais {les paysans}, plus j’étais convaincu qu’ils possédaient la vraie foi, que leur foi leur était nécessaire, qu’elle seule leur donnait le sens et la possibilité de la vie.
(Léon Tolstoï, Ma Confession, 1882, Gingko éditeur, p.65, 76)
Références :
Lien vers l’exposition Ossip Zadkine. Une vie d’ateliers au Musée Zadkine, jusqu’au 2 avril 2023

Tête héroïque,1909-1910, granit, musée Zadkine

Vue de La Ruche, vers 1918

Tête de jeune fille, 1914, marbre, musée de Grenoble

Buste de jeune femme, 1914, ciment, musée Zadkine

Torse d’hermaphrodite, 1925-1931, bois d’acacia laqué, musée Zadkine

Zadkine dans son atelier rue Rousselet, photographie Marc Vaux, v.1922

Formes féminines, 1922, pierre calcaire peinte, musée Zadkine

Tolstoï (1828-1910), v. 1880, Library of Congress Photographs, Washington
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