Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « Elsa Schiaparelli et le détournement d’objets au début du XXe siècle (2/2) »
Toute découverte changeant la nature, la destination, d’un objet ou d’un phénomène constitue un fait surréaliste.
(André Breton, Préface de la première livraison de La Révolution surréaliste, 1er décembre 1924)
Il va sans dire que la conception surréaliste de l’érotisme proscrit d’emblée tout ce qui peut être de l’ordre de la « gaudriole ». Celle-ci, comme l’a fait observer Georges Bataille, « a le sens de l’érotisme inhibé, changé en décharge furtive, en dissimulation plaisante, en allusion ». Son tort inexpiable est de profaner le plus grand mystère de la condition humaine.
(André Breton, Exposition InteRnatiOnale du Surréalisme (ÉROS), catalogue, 1959)
L’objet surréaliste devait être absolument inutile tant au point de vue pratique que rationnel. Il matérialiserait, avec le maximum de tangibilité, les fantaisies spirituelles de caractère délirant.
(Salvador Dali, La Vie secrète de Salvador Dalí, 1942)
Références :
![]() Veste du soir, collection été 1937, boutons en rhodoïd peint, MAD |
![]() Lesage, Échantillon de broderie, 1952, soie, coquilles de moules peintes, MAD |
![]() Man Ray, Vitrine de l’exposition surréaliste, 1936, Centre Pompidou |
![]() Jean-Michel Frank, La Cage des parfums, Pascal et Pascaline, 1936 |
![]() Leonor Fini, Flacon Shocking, 1937, Paris, Maison Schiaparelli |
![]() Dalí, Veston aphrodisiaque, 1936, reconstitution 1981, MAD |
![]() Meret Oppenheim, Déjeuner en fourrure, 1936, New York, MoMA |
![]() Boléro Cirque, Été 1938, broderie Lesage, MAD |
![]() Chaplin, La Ruée vers l’or, La danse des petits pains, 1925 |










