Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « À rebours de Huysmans, Le festin de l’araignée de Roussel et Pierre Roche, artiste Art Nouveau (1/2) »
Au reste, l’artifice paraissait à des Esseintes la marque distinctive du génie de l’homme. Comme il le disait, la nature a fait son temps.
(Huysmans, À rebours, 1884, éd. Folio classique, préface M. Fumaroli, 1977, p. 96)
Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s’épanouir.
La puanteur était si forte, que sur l’herbe
Vous crûtes vous évanouir. {…}
Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j’ai gardé la forme et l’essence divine
De mes amours décomposés.(Baudelaire, Les Fleurs du mal, Spleen et Idéal, Une charogne, 1857)
Toute la question, si vous exigez que je vous confère le titre d’artiste ou d’amateur des beaux-arts, est donc de savoir par quels procédés vous voulez créer ou sentir l’étonnement. Parce que le Beau est toujours étonnant, il serait absurde de supposer que ce qui est étonnant est toujours beau.
(Baudelaire, Salon de 1859, Pléiade, tome II, p. 616)
Références :

Alguier (détail), 1874, algues, graphite et plume sur carton, Petit Palais

Plat La Grenouille, v. 1897, grès émaillé d’Alexandre Bigot, Musée des Arts décoratifs

Fontaine Avril, 1906, pierre de Bourgogne, bronze, or, pâte de verre blanche, jardin du Palais Galliera

Pierre Roche, Muguets et mouche, 1892, aquarelle estampée, Petit Palais

Trois flamands roses, Dîner japonais 27 mars 1914, gypsographie, Petit Palais





