Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « En attendant Godot de Beckett, Erwartung de Schönberg et le peintre Georg Baselitz (4/4) »
À quoi bon des poètes en un temps de détresse ?
{Wozu Dichter in dürftiger Zeit ?}(Hölderlin, Élégies, Pain et vin, 1800)
{…} Encore un jour éternel de l’attente… Oh oui tu ne te réveilleras plus jamais… des milliers de personnes passent… Je ne te reconnais pas… Tous vivent, leurs yeux lancent des flammes… Où es-tu?… Il fait noir… ton baiser comme un phare dans ma nuit… mes lèvres brûlent et brillent… te rencontrer… Oh, tu es là… Je cherchais…
(Fin d’Erwartung, Arnold Schönberg, 1909, livret de Marie Pappenheim)
Puisque {Vladimir et Estragon} ne perdent finalement pas leur espoir, et qu’ils sont même incapables de le perdre {…} Ce que Beckett représente, ce n’est donc pas le « nihilisme », mais l’inaptitude des hommes, même dans la situation la plus désespérée, à être nihilistes.
(Günther Anders, L’Obsolescence de l’homme, Tome I, 1956, éd. Ivrea, 2002, cité par Jean-Pierre Vincent)
Ce monde périssable et sa gloire frivole
Est une comédie où j’ignorais mon rôle.(Jean de Rotrou, Le Véritable Saint Genest, 1646, acte IV, scène 7)
Références :
Lien vers l’exposition Baselitz – La rétrospective, au Centre Pompidou, jusqu’au 7 mars 2022

Les Filles d’Olmo II, 1981, Centre Pompidou

Filles d’Olmo {Remix}, 2006, coll. part.

Otto Dix, Portrait de mes parents I, 1921, Kunstmuseum Bâle

Ah, rose, ah rose, 2015, coll. part.

Or par-dessus et par-dessous, 2019, coll. part.

Portrait d’Elke, 2010, coll. part.

Zéro Dôme, 2021, bronze, 9m, coll. part.

Beckett, En attendant Godot, 1948, Acte II

