Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « En attendant Godot de Beckett, Erwartung de Schönberg et le peintre Georg Baselitz (2/4) »
L’art international n’existe pas. À la place il a existé, et existe toujours encore, de l’art français, italien, allemand, flamand, etc. Ma patrie est l’Allemagne {…} La tradition de la peinture allemande est la tradition de la peinture de la laideur, de Dürer jusqu’à Nolde en passant par Caspar David. Dürer était en quelque sorte un peintre du Laid. Les peintres allemands ont toujours mieux assassiné leurs prédécesseurs que les peintres français. Ça me plaît. Car ainsi je serai plus rapide que les autres. J’aurai enterré les cadavres plus rapidement et j’aurai aussi moins de scrupules à ce sujet.
(G. Baselitz, 1989, éd. Kiepenheuer & Witsch, Köjn, in La Collection Michael Werner, Paris Musées, 2012)
Toute recherche tendant à produire un effet traditionnel reste plus ou moins marquée par l’intervention de la conscience. Mais l’art appartient à l’inconscient. C’est soi-même que l’on doit exprimer ! S’exprimer directement !
(Arnold Schönberg, Lettre à Vassili Kandinsky, 24 janvier 1911)
En attendant Godot ou Les pensées de Pascal chez les Fratellini.
(Jean Anouilh, Arts, 27 février 1953)
Références :
Lien vers l’exposition Baselitz – La rétrospective, au Centre Pompidou, jusqu’au 7 mars 2022

En attendant Godot, festival d’Avignon, 1978

B pour Larry, 1967, coll. part.

Titien, Le Supplice de Marsyas, 1576, Kroměříž, République tchèque

L’homme contre un arbre, 1969, Pinakothek der Moderne, Munich

Le Travailleur de Dresde, 1969, MoMA, New York

Peinture au doigt – Aigle, 1972, Pinakothek der Moderne, Munich

Bouleau – livre scolaire russe, 1975, coll. part.

Modèle pour une sculpture, 1980, Cologne, Museum Ludwig

