Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « En attendant Godot de Beckett, Erwartung de Schönberg et le peintre Georg Baselitz (1/4) »
Je suis né dans un ordre détruit, un paysage détruit, une société détruite. Et je n’ai pas voulu réinstaurer un ordre ; j’avais vu assez de soi-disant ordres. J’ai été contraint de tout remettre en question, d’être « naïf », de repartir de zéro. {…} Je suis brutal, naïf et je suis un Goth.
{I was born in the midst of a destroyed order, a landscape in ruins, a people in ruins, a society in ruins. And I didn’t want to introduce a new order. I had seen more than enough of so-called orders. I was forced to call everything into question. I had to be ‘naïve’ all over again, begin again. {…} I am brutal, naive and Gothic}(Baselitz, extrait de l’article Goth to dance, par Donald Kuspit, in « Artforum », n°10, été 1995)
Dans Erwartung, je me suis proposé de représenter à loisir ce qui peut se produire dans une unique seconde de la plus intense émotion et mon œuvre s’étend sur unedemi-heure
(Arnold Schoenberg, Le Style et l’Idée, 1950)
Estragon. – Allons-nous-en.
Vladimir. – On ne peut pas.
Estragon. – Pourquoi ?
Vladimir. – On attend Godot.
Estragon. – C’est vrai. (Un temps) Tu es sûr que c’est ici ?(Samuel Beckett, En attendant Godot, Acte premier, 1948, Éditions de Minuit)
Références :
Lien vers l’exposition Baselitz – La rétrospective, au Centre Pompidou, jusqu’au 7 mars 2022
![]() En attendant Godot, festival d’Avignon, 1978, Rufus (Estragon), George Wilson (Vadimir) |
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![]() A. Schönberg (1874 – 1951), 2018, mine graphite et encre de Chine, coll. part. |
![]() L’Arbre, 1966, coll. part. |
![]() La Grande Nuit foutue, 1962-1963, Museum Ludwig, Cologne |
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![]() Pied P.D. {Pied Pandémonique}, 1963, coll. part. |
![]() Partisan, 1965, coll. part |
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![]() Les Grands Amis, 1965, Museum Ludwig, Cologne |
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![]() Le peintre en manteau {Deuxième tableau fracturé}, 1966, coll. part. |
![]() Deux ouvriers forestiers de Meissen, 1967, Munich |
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