Marie-Christine Lasnier consacre son émission au thème : « Pères et Fils d’Ivan Tourgueniev et le peintre Ilya Répine (2/3) »
Prodigieux sondeur de l’âme humaine {…} l’être qu’il ausculte ne peut cacher son âme […] À dire vrai, il est dangereux de tomber entre les mains de Répine.
(Rozanov, cité dans catalogue Ilya Répine, 2021, Ed. Paris-Musées, p. 185)
Je me mis à fréquenter des croyants pauvres, des gens simples, analphabètes, des pèlerins, des moines, des vieux-croyants, des paysans. Contrairement à ce que je voyais dans notre milieu où toute la vie se déroule dans l’oisiveté, dans des distractions, et où l’on est mécontent de la vie, je vis que toute la vie de ces gens était faite de pénible labeur, et qu’ils étaient heureux de vivre. Je finis par aimer ces gens. Plus je sondais leur vie {…} plus je les aimais, et plus ma vie à moi me semblait facile. Tous nos actes, nos raisonnements, nos sciences, nos arts, tout m’apparut sous un jour nouveau. Je compris que tout cela n’était que jeu, et que ce n’était pas là qu’il fallait chercher du sens.
(Léon Tolstoï, Ma Confession, 1882, traduction Luba Jurgenson, Pygmalion,)
Un honnête chimiste est vingt fois plus utile que n’importe quel poète, l’interrompit Bazarov.
(Tourgueniev, Père et Fils, 1862, trad. Françoise Flamant, Ed. Folio n° 1869, p. 58)
Références :
![]() Léon Tolstoï pieds nus, 1901, Saint-Pétersbourg, musée d’État russe |
![]() Véra Chevtsova, 1869, Saint-Pétersbourg, musée d’État russe |
![]() Libellule, 1884, Moscou, Galerie nationale Trétiakov |
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![]() Repos, 1882, Moscou, Galerie nationale Trétiakov |
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![]() Eleonora Duse, 1891, Moscou, Galerie nationale Trétiakov |
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![]() Léon Tolstoï labourant, 1887, Moscou, Galerie nationale Trétiakov |
![]() Baronne Varvara Ikskül von Hildenbandt, 1889, Moscou, Galerie nationale |
![]() Léon Tolstoï, 1887, Moscou, Galerie nationale Trétiakov |