Marie-Thérèse Hablot reçoit :
- Marie Christine Lasnier, historienne de l’art
Thème : « Le Père-Lachaise ou la révolution du funéraire. Un musée de sculpture à ciel ouvert »
Chaque particulier sans besoin d’autorisation {a le droit} de faire placer sur la tombe
de son parent ou de son ami une pierre sépulcrale ou autre signe indicatif de
sépulture.
(Décret du 23 Prairial An XII, 12 juin 1804)Être enterré au Père-Lachaise, c’est comme avoir des meubles en acajou.
L’élégance se reconnaît là.
(Victor Hugo, Les Misérables, 1862)Mais une autre forme de survie a alors relayé celles qui avaient leur racine dans le
vieux passé chrétien et païen : elle s’est manifestée au XIXe siècle par le culte, aussi
bien laïque que chrétien, des tombeaux et des cimetières ; elle exprime un sentiment
nouveau qui avait fleuri dans l’épigraphie funéraire romaine, mais avait été ensuite
tout à fait oublié pendant un millénaire : le refus de la séparation définitive, le refus
de la mort de l’Autre.
(Philippe Ariès, Essais sur l’Histoire de la mort en Occident, 1975)

Cénotaphe d’Héloïse et Abélard, 19ème siècle.

Bartholomé, Monument aux morts, 1899.

Jules Dalou, Auguste Blanqui, 1885.

