Mensonges, mensonges …
par Paul Deheuvels, membre de l’Institut
Le 21 septembre 2001, l’explosion de 400 tonnes de nitrate d’ammonium dans l’usine AZF, à 5km de Toulouse, fit 31 morts, 8000 blessés et 2 milliards d’Euros de dégâts. Trois jours après, le Procureur de la République de Toulouse déclarait que la piste de l’accident était privilégiée « à plus de 90% », et écartait d’emblée l’hypothèse d’un attentat. Une litanie de procédures judiciaires s’en est suivie durant 16 ans. Totalement innocenté dans un premier procès en 2009, le directeur de l’usine AZF, Serge Biechlin, fut lourdement condamné sur appel du parquet en 2012, jugement annulé en cassation. Un dernier procès en 2017 le condamna à nouveau, en attribuant la responsabilité pénale de la catastrophe à la Grande Paroisse, filiale du groupe Total et propriétaire de l’usine AZF. La caractéristique commune de ces procès est qu’ils n’ont admis l’existence que d’une seule explosion.
Il s’agit d’un mensonge et d’une manipulation. La population de Toulouse et de ses environs dans un rayon de 100 km a entendu, non pas une, mais deux explosions à 7 secondes d’intervalle. Je puis en témoigner. Ce 21 septembre 2001, j’étais sur un toit à 60 km à vol d’oiseau d’AZF, et j’ai cru que des avions passaient, l’un après l’autre, le mur du son du côté de Toulouse. Une multitude d’expertises, dont celle du professeur Jean-Marie Arnaudiès, utilisant des enregistrements sismiques, ont établi qu’une première explosion avait eu lieu au sein de l’usine voisine de la Société Nationale des Poudres et Explosifs (SNPE), reliée à AZF par conduites et tunnels, suivie par une seconde explosion au sein d’AZF, sept secondes plus tard. Mais voilà ! Tout ce qui concerne la Société Nationale des Poudres et Explosifs est classé « secret défense ». Comme les autorités d’Etat (à l’époque Chirac-Jospin) ont refusé de lever le voile sur l’explosion de la SNPE, officiellement, il ne s’y est rien passé ! Tous les fonctionnaires, policiers, magistrats, procureurs et juges, y compris les employés de la SNPE, témoins directs des faits, se sont cantonnés dans le déni d’un silence pesant.
Pour un fonctionnaire, trahir le « secret-défense », implique une lourde condamnation, la radiation et la privation des droits à la retraite. Il faudrait donc que ces personnes soient bien courageuses pour accepter de proclamer l’évidence. Il ne s’en est trouvé aucune pour le faire. D’ailleurs, en quoi ceci aurait-il constitué une trahison quelconque? Un attentat à la SNPE serait parfaitement crédible, dix jours seulement après l’attentat du 11 septembre 2001 des tours du World Trade Center de New York. Dans ce dossier, l’Etat a menti, des fonctionnaires et des juges ont menti, un bouc émissaire, le directeur de l’usine AZF, a été déclaré responsable sans que personne ne s’en offusque vraiment à part quelques journalistes. Quelle honte pour notre pays !
Pour quelles raisons fallait-il que l’usine AZF soit déclarée civilement responsable de la catastrophe ? Ce choix a obligé le groupe Total à prendre en charge les dégâts, au lieu que ce soit l’Etat qui indemnise à la fois Total et les victimes. C’était bien commode, et il y a, sans doute, au sein de Total, des personnes qui « savent », et qui auraient risqué d’être démises de leurs fonctions si elles avaient contredit l’Etat actionnaire. Pourquoi n’ont-elles pas accepté de dire la vérité ? Bonne question. La Grande Paroisse, propriétaire d’AZF a été vendue par Total, semble-t-il, dans de très bonnes conditions, et la piste se perd ensuite au proche Orient. Mensonges, mensonges ! La justice française n’en est pas sortie grandie. L’un des magistrats instructeurs n’a-t-il pas, d’ailleurs, bénéficié d’une promotion après avoir soutenu la thèse de l’accident ?
Il y a quelques semaines, le 15 avril 2019, un incendie, aussi brutal que dévastateur détruisait la charpente millénaire de Notre-Dame de Paris. A 23 heures, alors que l’incendie était en cours, le Procureur de la République de Paris, récemment nommé, annonçait l’ouverture d’une instruction pénale pour « destruction involontaire par incendie ». Il précisait, avant même qu’une enquête sérieuse ait pu avoir lieu, que « la thèse accidentelle était privilégiée » et que « rien n’allait dans le sens de l’acte volontaire ». Le Procureur de la République a, sans aucun doute, davantage d’expérience que l’Architecte en chef de Notre-Dame de 2000 à 2013 Benjamin Mouton qui déclarait, quant à lui que « du chêne qui a 800 ans, c’est très dur » et « il faut mettre beaucoup de petit bois pour arriver à le faire brûler. Moi ça me stupéfie … Je n’ai constaté aucun départ de feu pendant les 13 années pendant lesquelles j’ai été l’architecte en chef du bâtiment ». Quelque jours après, Nicolas Dupont-Aignan s’étonnait que le Procureur puisse affirmer dans un communiqué de l’AFP que « l’enquête allait être très longue » et que « c’était sans aucun doute un accident ». L’interrogation légitime de Nicolas Dupont-Aignan lui attirait aussitôt les foudres du Ministre de l’Intérieur, qui qualifiait ses doutes d’attitude « irresponsable ». Je renvoie à un remarquable dossier de « Faits & Documents » qui démontre clairement que le caractère accidentel de l’incendie est peu crédible.
Il faut rappeler l’incendie criminel survenu dans l’Eglise Saint-Sulpice le 17 mars dernier. Selon « Le Point » du 20/03/2019, ce sinistre, non revendiqué, a causé 900 000 € de dégâts. Saura-t-on un jour la vérité sur son origine ? Il est curieux que la Police Judiciaire n’ait pas été saisie du dossier, traité seulement au plan local par le Commissariat du 6ème Arrondissement. Cet acte de malveillance n’est pas isolé ! Le « Parisien » du 10 février 2019 faisait état de cinq profanations d’églises dans la même semaine, à Dijon, Nîmes, Lavaur, Maisons-Laffitte et Houilles. Le Procureur de la République de Paris aurait-il des raisons de penser que de tels actes seraient, comme pour Notre-Dame, accidentels ? L’ « Observatoire de la Christianophobie » montre qu’en France, les profanations d’églises et de cimetières sont de l’ordre du millier chaque année ! Comment peut-on alors accepter que les pouvoirs publics cherchent systématiquement à les minimiser, comme à déclarer, alors même que l’incendie de Notre-Dame est en cours, que « la thèse accidentelle est privilégiée ». Ces paroles suscitent l’étonnement, et j’aimerais que les autorités de l’état prennent la peine de justifier leur conviction du caractère accidentel de l’événement, et pourquoi il est « irresponsable » d’émettre l’hypothèse que cet incendie pourrait être criminel. Autrement, tout porterait à croire que les déclarations des Pouvoirs Publics concernant Notre-Dame seraient de même nature mensongère que celles concernant la catastrophe d’AZF.
Les « affaires » susceptibles d’être qualifiées de mensonges d’état ne manquent pas. Chacun se souviendra de la mort de Pierre Beregovoy, ancien premier ministre de François Mitterrand, le 1er mai 1993. Celle-ci a été qualifiée officiellement de suicide, alors que l’autopsie avait découvert qu’il était décédé avec deux balles dans la tête ! On pourrait aussi mentionner les morts suspectes de Robert Boulin (le 30 octobre 1979), de François de Grossouvre (le 7 février 1994), de Jean Edern Hallier (le 12 janvier 1997). La liste est longue, et je m’abstiendrai de la développer davantage.
L’accident nucléaire de Tchernobyl, survenu le 26 avril 1986, demeure d’actualité avec la diffusion récente d’une série télévisée du 6 mai au 3 juin 2019 par HBO et Sky. Alors que la France était survolée dès le 1er mai 1986 par le nuage radioactif de Tchernobyl, le gouvernement de cohabitation dirigé par Jacques Chirac, a menti en camouflant l’étendue des retombées radioactives sur l’ensemble du territoire. Celles-ci ont provoqué des dizaines de milliers de cancers et troubles graves de la thyroïde chez nos concitoyens, alors qu’il aurait suffi de distribuer des pastilles d’iode, et d’établir un embargo sur les produits contaminés (légumes, laitages, champignons,…) pour réduire notablement l’impact de la catastrophe. On consultera un article documenté publié dans Wikipedia sur les « conséquences de la catastrophe de Tchenobyl en France », qui développe l’historique de la pollution radioactive que nous avons subie. Les mensonges d’état débutèrent par une affirmation du professeur Pierre Pellerin, agissant sous la tutelle du Ministère de la Santé, qui annonça, le 29 avril 1986 qu’ « aucune élévation significative de la radioactivité n’avait été constatée ».
Pourquoi un tel déni ? Chaque fois que l’état ment (en fait, presque tout le temps), il le fait pour des raisons inavouables. Celles-ci vont de l’intérêt financier à des motifs de basse politique. Par exemple, dans le cas d’attentats anti-chrétiens ou antisémites, les coupables potentiels sont facilement identifiables parmi les groupes pratiquant le terrorisme islamiste. Les stigmatiser ouvertement pourrait aboutir à des votes-sanction de la part de populations proches de ces mouvements sur le plan religieux. Pour Tchernobyl, lorsque le Ministre de l’Intérieur apprit, en 1986, que le lait de brebis corse était pollué par des matières radioactives, il garda cette information par devers lui pour ne pas déstabiliser la filière agricole du Roquefort. Tant pis pour les consommateurs !
Nous sommes loin d’avoir fait le tour des mensonges d’état. La France n’en a pas l’exclusivité, et l’exemple en est donné par le Secrétaire d’Etat américain Colin Powell, qui avait affirmé en 2003 devant le Conseil de Sécurité de l’ONU que l’irakien Saddam Hussein possédait des « armes de destruction massives ». En 2013, ce même Colin Powell reconnaissait dans un entretien avec la Presse que « Saddam Hussein n’en possédait pas un gramme ». Entre temps, les Etats-Unis avaient envahi l’Irak après des bombardements intensifs en provoquant, selon Le Point du 18/10/2013, près de 500 000 morts civiles. Tout le Moyen Orient a ensuite basculé dans une guerre catastrophique, qui est loin d’être terminée à ce jour.
Parlons de ce qui nous concerne de plus près. Du 10 au 14 décembre 2007, le Colonel Mouammar Khaddafi fut reçu de façon princière à Paris par l’Etat Français. On le laissa planter sa tente dans les jardins de l’Hôtel Marigny, et le Président Sarkozy se targua d’avoir obtenu de sa part des milliards d’Euros de commandes d’armement. Quelques années plus tard, le 20 octobre 2011, Khaddafi fut assassiné, selon le belge Dominique Ugeux, par des forces spéciales françaises, agissant sur ordre du même Président Sarkozy. On consultera son livre « L’Assassinat de Khaddafi », aux éditions Suspendre, toujours disponible en librairie, sans jamais avoir fait l’objet de poursuites en diffamation. Que s’est-il donc passé ?
La guerre de Libye, voulue par Nicolas Sarkozy, sur recommandation d’un philosophe mondain bien connu, a fait des dizaines de milliers de victimes innocentes, et a complètement déstabilisé l’état libyen, au point que plus de dix ans après, des factions rivales y luttent encore pour conquérir le pouvoir. Il y a, au moins, deux conséquences majeures de cette action. La première est qu’elle a permis au groupe terroriste DAECH de récupérer une bonne part de l’arsenal militaire libyen. Les nombreux conflits qui s’en sont suivis dans l’Afrique sahélienne, ont obligé la France à y intervenir en permanence, de la Côte d’Ivoire au Tchad, en passant par le Niger, le Mali et le Burkina Faso. Au-delà des morts civiles et des enlèvements à répétition, ces interventions se sont traduites par le décès de nombreux courageux soldats français, envoyés dans des missions de guerre qu’il aurait été parfaitement possible d’éviter. Les pays voisins de la Libye, comme l’Egypte, l’Algérie et la Tunisie, ont aussi payé leur tribut à la chute de Khaddafi, en devant faire face à de nombreuses actions de terrorisme. La deuxième conséquence est l’afflux par centaines de milliers de réfugiés économiques africains, partant des ports Libyens vers les côtes européennes. Khaddafi était, certes, un dictateur peu recommandable, mais il avait le mérite de bloquer le passage de ces flux migratoires.
Pourquoi la France s’est-elle fourvoyée dans cette aventure funeste ? Il y eut, d’abord, une série de mensonges propagés par la chaîne Al Jazeera du Qatar, prétendant que le Colonel Khaddafi avait bombardé sa propre population, qu’un charnier de 6000 corps avait été découvert, et qu’une colonne de chars menaçait de rayer Tripoli de la carte. Prenant prétexte de ces affabulations, une coalition militaire menée par la France avec le soutien des Etats-Unis et d’autres pays alliés entreprit de détruire les forces militaires Libyennes du 19 mars au 20 octobre 2011. Ce fut l’opération Harmattan dont le coût officiel pour la France aurait été de 350 millions d’Euros, somme vraisemblablement fortement sous-estimée Aujourd’hui, une procédure judiciaire est en cours concernant des accusations selon lesquelles le Colonel Khaddafi aurait financé la campagne électorale de 2007 Nicolas Sarkozy à hauteur de 50 millions d’Euros. Ces accusations, relayées notamment par Mediapart, sont très graves. Ce sera à la Justice de décider si elles sont fondées ou non. Quoi qu’on puisse en penser, il n’en demeure pas moins qu’il est déconcertant de voir un chef d’état reçu en grande pompe en 2007 à Paris, pour être ensuite froidement éliminé quatre ans plus tard, d’aucuns prétendant que ce fut sur ordre de son hôte de 2007. Cette affaire hors normes, où un Ministre de l’Intérieur de la France se trouva pris avec des liquidités importantes d’origine douteuse, a toutes les dimensions d’un scandale d’état, farci de mensonges et de chausse-trappes, et, le moins qu’on puisse dire est que le tout n’est pas très reluisant.
Un autre mensonge d’état concerne les questions liées à la transition énergétique et au réchauffement climatique. Dès 2008, j’avais alerté, ès qualités, en compagnie d’un groupe de personnalités, le Haut Responsable chargé de l’Intelligence Economique au sein du SGDN (Secrétariat Général de la Défense Nationale), du caractère peu scientifique des allégations du GIEC, Groupe d’Experts Intergouvernementaux sur l’Evolution du Climat, actif depuis 1988. Pour faire simple, je constatais qu’il n’y avait pas de preuve concluante permettant d’attribuer les variations climatiques à une origine humaine. De plus, en admettant même que tel soit le cas, les émissions françaises de CO2 étant négligeables au plan mondial, il ne servirait à rien de les restreindre. Tout particulièrement, la focalisation qui était faite sur le gaz carbonique comme responsable en chef de cette évolution me semblait infondée. Pour mémoire, la France ne produit que 0.89% des émissions mondiales de CO2, soit 359 millions de tonnes par an (en 2015). Or, la Chine est passée de 2010 à 2015, de 7995 MT à 10151 MT, et l’Inde, de 1577 MT à 2320 MT. Ceci montre que l’augmentation annuelle d’émissions de C02 de la Chine seule (497 MT) dépasse notre émission annuelle totale. Par ailleurs, un rapport récent de l’Académie des Sciences a évalué l’effet d’un doublement de la teneur en CO2 dans l’atmosphère (actuellement 0.04%) à une augmentation de température de 0.8°C. Il faudrait, pour obtenir cela bruler en très peu de temps, tous les combustibles présents sur la planète. La réponse qui me fut donnée par le Haut Responsable m’a surpris. Il me dit, devant témoins, « nous savons tout cela, mais, comme la France est pauvre en combustibles fossiles, tout ce qui peut inciter la population à en consommer le moins possible est bon à prendre ». Je suis, comme on le dit aujourd’hui, tombé de l’armoire, constatant que les hautes autorités de l’état acceptaient volontiers de mentir pour manipuler les citoyens de leur pays.
Quand la Porte-Parole actuelle du Gouvernement, Madame Sibeth Ndiaye déclara, il y a peu, « J’assume de mentir pour protéger le Président de la République », on put constater que les mensonges d’état restaient d’actualité. Quelque temps après, Madame Ndiaye précisait que ces paroles « visaient à protéger le Président de la République dans un moment de vie personnelle ». Il me semble que Madame Ndiaye aggrave son cas, puisque, si la vie personnelle du Président de la République était, comme il se doit, irréprochable, quel besoin y aurait-il de la protéger? On attribuait, récemment à Madame Ndiaye un SMS émis au moment du décès de Simone Veil « Yes, la meuf est dead », ce qu’elle dément formellement. Dont acte, mais il est vrai qu’on ne prête qu’aux riches.
Au-delà des mensonges, il est parfaitement exact que Madame Nathalie Loiseau a annoncé dans le programme de sa liste pour les récentes élections européennes l’ambition d’investir, d’ici 2022, 1000 milliards d’Euros pour la transition écologique. Ce chiffre laisse rêveur, sachant que la totalité des recettes fiscales de l’état français s’est élevée en 2018 à 286 milliards d’Euros. Il faudrait donc dépenser l’intégralité de ces recettes pendant quatre ans pour arriver, peu ou prou, à une dépense de 1000 milliards d’Euros. De qui se moque-t-on ? S’agit-il d’un nouveau mensonge, destiné à impressionner le vulgum pecus ? Ou n’ai-je rien compris ? Ce chiffre pose problème. Mon impression est que Madame Loiseau ferait bien de contrôler soigneusement ses propos, pour qu’ils ne soient pas mal interprétés.
La Loi sur la Transition Energétique, publiée au Journal Officiel le 18 août 2015, et librement accessible par internet, mérite l’attention de tous. Ou bien, il s’agit d’un ramassis de calembredaines, qui seront rectifiées au fur et à mesure de la constatation qu’elles sont impossibles à mettre en œuvre, ou alors, il faut prendre cette loi au sérieux, et la contester avant qu’il ne soit trop tard. Elle prévoit, entre autres, de réduire notre consommation énergétique globale de 50% en 2050, avec un objectif intermédiaire de 20% en 2030. A plus brève échéance, elle prévoit de réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité de 50% à l’horizon 2025. Les émissions de gaz à effet de serre (tel le CO2) devront être diminuées, quant à elles, de 40% d’ici 2030, et ainsi de suite. Comme tous les appareils domestiques fonctionnent à l’électricité, on ne voit pas très bien comment y arriver, à moins de revenir au moyen âge (mais même la bougie devrait être interdite pour ses émissions à effet de serre). Ne parlons même pas des éoliennes (qui ne fonctionnent que s’il y a du vent, mais enlaidissent le paysage), des panneaux solaires (qui ne marchent pas la nuit). Il n’est pas possible, aujourd’hui, de stocker l’électricité à l’échelle d’une ville. On fait comment ? La Loi prévoit la pose de compteurs d’électricité communicants (les fameux compteurs Linky) pour couper l’électricité à distance ! Nous allons droit vers le tiers-monde. Le dernier rapport du GIEC va jusqu’à développer l’idée qu’il faudrait, afin de « réduire son empreinte carbone », renoncer aux trajets en avion, abandonner les véhicules à moteur thermique, adopter un régime alimentaire à base de plantes, et avoir un enfant de moins par couple familial.
Pourquoi un tel déclinisme ? Pourquoi une telle régression de qualité de vie, imposée par une vision fausse de l’écologie ? En lieu et place de s’occuper efficacement d’interdire les pesticides toxiques et cancérogènes dans les cultures, en lieu et place de s’occuper de promouvoir efficacement une agriculture biologique, le gouvernement veut nous enfermer dans la fausse piste du CO2. Le mensonge est de laisser en place un ministre de l’agriculture qui flatte sans vergogne la production industrielle, les poulaillers où les volailles ne voient jamais la lumière du jour, et les porcheries où les animaux ne survivent qu’à coup de piqures d’antibiotiques en doses massives, tout en distribuant au compte-gouttes les subventions prévues par l’Europe pour « passer au bio », et reculant indéfiniment l’interdiction des pesticides toxiques.
La division politique ne se définit plus aujourd’hui entre droite et gauche, mais entre mondialisme et patriotisme, cette dernière notion comprenant tous ceux qui sont attachés à un terroir, à une campagne, à un lieu vivant. Les mondialistes n’ont pas de patrie, peu leur chaut de s’installer en France, en Angleterre, aux Etats-Unis ou ailleurs, pourvu qu’ils y trouvent des revenus élevés. Le Président Macron est, sans doute, de ce groupe de personnes, puisqu’il déclarait, le 6 février 2017 « il n’y a pas de culture française. Il y a une culture en France ». Il n’est pas surprenant de voir les habitants des beaux quartiers parisiens rouler en trottinette, sans se rendre compte qu’il est impossible de vivre à la campagne sans voiture, et que les tracteurs et engins agricoles fonctionnent presque tous au diesel. A Paris, on cherche à mettre des limites de vitesse à 50 km sur le périphérique, alors qu’à la campagne, le passage à 80 km/h, les contrôles techniques aggravés, et la taxe carbone sont reçus comme des charges insupportables. Au passage, la conception mondialiste n’attribue à la France qu’un avenir de province européenne, et se moque éperdument du délitement qui a vu, l’un après l’autre, ses fleurons industriels passer sous contrôle étranger, ou se délocaliser. Qu’est-il advenu de Lafarge, de Rhône-Poulenc, de Péchiney, d’Alcatel, d’Arcelor, de Technip, d’Alsthom, et j’en passe ? Verra-t-on la même « transition » pour les aéroports, les barrages, ou pour les groupes Bourbon, Renault ou Sanofi ? Pour un mondialiste, rien ne s’oppose à ce que la France entière passe sous contrôle étranger. Que nous restera-t-il ? Même les restaurants, les grands hôtels, les terres agricoles et les vignobles sont vendus à l’étranger. Le choix politique de supprimer l’ISF sur la fortune mobilière est un signe fort de l’état pour s’attirer les faveurs des bourgeois sans racines. Selon Ernst Jünger, il y a deux types d’hommes : « on reconnaît le premier à ce qu’il est prêt à négocier à tout prix, le second, prêt à se battre à tout prix ». Il faudra que les français choisissent leur camp, pour ne pas basculer davantage vers la servitude.
Aujourd’hui, la France profonde lutte pour sa survie. Tout est fait pour favoriser son envahissement par des centaines de milliers d’allochtones, dont la volonté de s’intégrer à la communauté nationale est inexistante. Tout a été fait pour camoufler cette situation par des mensonges accumulés. La plupart des français ignorent que le recensement exhaustif de la population sur le territoire français a cessé depuis 2004, sur décision de Jacques Chirac. Depuis, il est devenu impossible d’évaluer de manière précise les effectifs de populations étrangères présentes sur le territoire national. Par ailleurs les données faisant apparaître les origines raciales ou de religion sont interdites en France. Tout contrevenant est passible de 5 ans d’emprisonnement et de 300 000 € d’amende, excusez du peu ! Combien sont-ils réellement ? Selon l’INSEE, sur 66,4 millions d’habitants, la France comprend 6,2 millions d’immigrés, dont 2,4 millions d’immigrés naturalisés français, 3,8 millions d’immigrés de nationalité étrangère, et 0,6 millions d’étrangers nés en France (en 2018). Ces chiffres sont, sans doute, fortement sous-évalués, et le plus vraisemblable se situerait à une quinzaine de millions de personnes de culture étrangère, généralement concentrées dans des quartiers, devenus « difficiles ».
Arrivé à ce point, je me rends compte qu’il me reste une multitude de sujets à évoquer où le mensonge est omniprésent. Je citerai, pêle-mêle, la disparition des insectes et des oiseaux, victimes des néonicotinoïdes agricoles, le système de santé, les médicaments, les vaccins dangereux ou inutiles, la pollution de l’air par des poussières de lignite venues d’Allemagne au gré des vents, ou de l’eau par des résidus de pesticides, les aliments frelatés, la désagrégation sans fin des structures d’éducation et de recherche, la trahison des élites scientifiques et médicales qui placent leurs intérêts avant tout critère éthique. Je lis dans le Figaro un éditorial qui déclare que « les vaccins sont surs ». Nouveau mensonge, et je renvoie au livre de Romain Gherardi « Toxic Story », où il est formellement démontré que la Myofasciite à Macrophages est causée par les adjuvants aluminiques des vaccins. Ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan. Quand les autorités de santé prétendent que les innombrables victimes de la nouvelle formulation du Lévothyrox souffrent de maux imaginaires, on est en plein cauchemar. Aujourd’hui, l’ensemble de notre système de santé est dans un état catastrophique, entre les mains de groupes d’intérêts occultes. Il est devenu très difficile de se faire soigner en urgence, et même de se faire soigner tout court. La faute en est aux décisions irresponsables des autorités de l’état qui ne raisonnent qu’en termes financiers, oubliant l’intérêt des patients. Dans beaucoup d’endroits, une femme ne peut plus accoucher qu’à domicile, tant les maternités de proximité ont été fermées. Il faut, aussi, évoquer le problème majeur des banques, qui se sont approprié les outils de création monétaire, et qui font tout ce qu’elles peuvent pour déposséder les personnes physiques de leur argent. Peu de gens savent que le contenu de leur compte en banque ne leur appartient pas. Ils le découvrent lorsque leur banque commence à faire des difficultés pour le leur restituer. La pieuvre mondialiste avance cachée, et nous ne sommes pas au bout de nos peines.
J’aborderai un dernier point, qui, à mon avis, est plus important que tous les autres réunis. Aujourd’hui, les grands medias d’information sont aux mains d’un tout petit nombre d’oligarques qui contrôlent l’intégralité de leurs contenus. Ce sont : Bernard Arnault (Les Echos, Le Parisien), Serge Dassault (Le Figaro), François Pinault (Le Point), Patrick Drahi (Libération, l’Express, BFM-TV, RMC), Xavier Niel, Pierre Bergé et Mathieu Pigasse (Le Monde, l’Obs, Télérama, La Vie, Radio Nova, les Inrocks), Martin Bouygues (TF1), la famille Mohn (M6, RTL, Gala, Femme Actuelle, VSD, Capital), Arnaud Lagardère, Europe 1, Paris Match, JDD, Virgin Radio, RFM, Télé 7 jours), Marie-Odile Amaury (l’Equipe), la famille Bettencourt (l’Opinion), Iskander Safa (Valeurs Actuelles). Pour ces raisons, il n’y a qu’un tiers des français qui estiment les grands médias dignes de confiance. Où trouver une information indépendante ? Sur Radio-Courtoisie, bien sûr, mais il y a d’autres possibilités en consultant, notamment sur internet, de nombreux sites spécialisés. Une mention spéciale peut être faite pour TV Libertés, Le Salon Beige, Faits et Documents et Boulevard Voltaire. Les pouvoirs publics cherchent, par tous les moyens, à limiter l’audience de ce monde parallèle, en freinant la diffusion de l’information par des lois de censure, notamment sur les soi-disant « fake news » (fausses nouvelles). Il est toujours difficile de discerner la vérité du mensonge, et ce n’est certainement pas à l’état, ni aux juges, de discerner le vrai du faux. Ils sont bien mal placés pour donner l’exemple. Lorsqu’on dénonce des mensonges organisés, d’aucuns prétendent qu’on propage la « théorie du complot ». Je veux bien, mais comment qualifier les projets de la Banque Mondiale, chers à notre président, autrement que d’un complot organisé contre les peuples ?
La recherche de la vérité (qui rend libre) demeure une tâche enthousiasmante et semée d’embûches. Sur Internet, il se trouve toujours des « trolls » pour dénigrer ceux qui agissent dans le sens du bien. Ces personnes sont payées par les groupes d’influence pour traîner dans la boue ceux qui leur font ombrage. A la fin, ils seront balayés comme les châteaux de sable par la marée montante. Néanmoins, d’ici là, ils auront fait des dégâts. Dans le Barbier de Séville, Beaumarchais fait dire par Basile « Calomnions, calomnions, il en restera toujours quelque chose ». C’est proche de la citation « mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose », attribuée, à tort semble-t-il, à Voltaire. J’engage les esprits libres à ne plus se faire abuser. L’Etat est tout sauf bienveillant. On ne peut pas faire confiance aux institutions et il y a longtemps que la République n’est plus au service du peuple français.
Paul Deheuvels
12 juin 2019